Depuis quelques semaines, je suis devenu un malade compulsif, je suis entraîné par une idée fixe :  acheter une voiture. Une neuve ou une presque neuve. Je erre chez les marchands de voitures comme un joueur qui ne peut s'empêcher de fréquenter les casinos. Je suis devenu incollable sur les marques et les prix pratiqués, avec remise ou sans remise.  Les Suzuki Alto, Dacia Logan, GPL ou sans GPL, Les Smart Softouch avec toit composite en polycarbonate noir...Les vendeurs m'ont repéré, ils commencent à me recevoir avec un air moqueur. Je crois qu'ils me prennent pour un malade. Qu'est-ce qu'il fout celui-là ?

     Tout çà c'est la faute de l'euro et la Grèce ou des deux à la fois. J'ai trois sous à la banque et j'ai peur de les perdre. Je ne suis pas un retraité confiant en l'avenir. J'ai toujours peur de manquer. Quelque chose que je tiens de mon enfance. A une époque où on vivait au jour le jour. Je crois que la vraie pauvreté c'est de vivre avec peu et au jour le jour. On développe vite le syndrome du manque. La peur du lendemain est épouvantable. la presque totalité de la journée est consacré à rechercher les quelques sous pour vivre encore 24 h, quelques jours. Il y a comme un écran devant soi. Ma soeur est comme moi. Avec de petite ressources, elle arrive à mettre de l'argent de côté. Pour faire face à une dépense imprévue. Pas facile d'avoir une conscience claire de ce que l'on doit faire ou pas faire avec son argent, que l'on en ait beaucoup ou peu.

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     Ces derniers jours ont encore été marqués par ces problèmes de déficits des Etats. Les Grecs continuent à manifester bruyamment dans les rue d'Athènes. Je pense qu'ils devraient un peu se calmer et réfléchir sur l'augmentation de leur pouvoir d'achat (surtout les fonctionnaires) de 1999 à 2009. Pendant cette période, selon Nautixis, leur salaire a augmenté de plus de 50% alors qu'en Allemagne il n'a augmenté que de 10%. En Grèce on peut prendre sa retraite à 65 ans avec 96% de son dernier salaire. Merci l'Europe. Tout n'est cependant pas rose car, avec l'euro, la Grèce a perdu de sa compétivité au profit de la Turquie ou des pays du Maghreb.

    L'Argentine n'est pas la Grèce, je pense que les journalistes feraient quand même un meilleur boulot en allant en Argentine faire quelques reportages sur ce pays au lieu de faire bêtement le siège du domicile de DSK. Mais les gens se regimbent à toute comparaison entre les pays. De nombreuses fois,  j'ai essayé dans des conversations, de comparer la France avec un autre pays, à chaque fois on me rétorquait. La France n'est pas....avec toute l'assurance du monde. Aujourd'hui, quelques responsable politique ou économiste tente comparer la France à l'Allemagne, en pure perte. Quand j'étais en activité, je comparais souvent l'insertion de jeunes par l'apprentissage en Allemagne ou en Suisse, sans beaucoup de succès. 

    Pour en revenir à la Grèce, comme tout le monde donne son avis. Voici le mien. 

     Les Grecs sont maintenant engloutis dans une Europe avec un Euro qui les rend peu compétitifs en matière de tourisme (leur industrie lourde !!). Avec une monaie plus faible, ils auront plus de mal pour acheter allemand, ils achèteront chinois et feront revenir les touristes. Ils devront quand même faire une croix sur leur retraite à 96%. La conséquence pour l'Europe : l'effet dominos et l'Union de l'Europe en péril. Dans ce schéma, je perds beaucoup de mes rêves. Je caresse toujours l'espoir d'une union des Etats à l'américaine. Bien que là-bas, aussi, cette union des Etats ne s'est pas faite sans mal. 

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     Dans l'actualité d'hier, comme vous, j'ai relevé l'incroyable l'insolence des autorités judiciaires américaines face au cas de Troy Davis qui a été exécuté dans l'Etat de Géorgie. Il y a une réelle incertitude sur sa culpabilité. Les Etats-Unis ne sont pas exemplaires en tout. Ils ont un problème avec les armes, les exécutions sommaires et le pipi - caca, voir  LES CASSEROLES DE L'AMERIQUE.

   Comment convaincre l'Amérique profonde, ces braves Américains sympathiques, travailleurs et trop souvent ignorants de ce qui se passe ailleurs et trop sûrs de leurs valeurs ?

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            Pour fermer cette page de la semaine, somme toute un peu tristounette, je vous mets une musique de Jean Ferrat. Je n'aime pas tout de Ferrat. J'aime Petemkine pour sa force et l'espoir qu'il place dans la révolte contre les injustices.*


 

 

 

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