Dimanche 7 Mars
J'ai récupéré mon ordinateur qu'un méchant virus avait temporairement anéanti. J'ai repris un abonnement au 'bas débit'. Je me sens mieux. je peux enfin écrire dans le grenier de ma petite maison avec de la musique et un peu de chaleur 'soufflante'. Je vis d'un rien. C'est une façon d'honorer la vie. Les occidentaux accumulent les choses. Que de choses sont 
inutiles, dirait Georges Perec. Dans la rubrique : confort, on y met plein de choses inutiles et aliénantes. Je le vois bien dans les aéroports, tous ces gens qui partent avec de nombreuses valises. J'ai mal pour eux.
J'avais prévu mettre une page samedi prochain, je vais devancer l'appel, un ami, d'Allemagne, m'a dit regretter ces quelques mots de France qu'il recevait tous les samedis sur son ordinateur. Ca m'a fait plaisir, alors je suis monté dans le grenier, je me suis mis devant l'ordinateur pour vous écrire, accompagné de  la musique de Rendall Miller (toujours les mêmes CD depuis 5 ans ans, mais je ne me lasse jamais de les entendre) Un jour, je vous mettrai un morceau de lui sur le blog (quand je saurai faire la manip).

Samedi 6 Mars,

Le père de Marguerite Yourcenar, qui s'appelait Michel de Crayencourt, avait une devise : "On n'est bien qu'ailleurs". Ca plaisait, paraît-il à Mme Yourcenar, ça  me plaît aussi. Aux yeux de certains, je suis un instable. Ca fait malade. Je n'aime pas ça. Un malade souffre. Moi, je me sens bien quand je voyage ou quand je change d'adresse. 

Lundi, je vais donner la main à  mon copain charpentier à la retraite pour construire sa 'cabane' où il  entreposera son outillage.
Elle aura 4m x 4m, plus une avancée. Je suis tout excité à l'idée de voir comment il va faire. Je vais enfin travailler avec un professionnel. J'ai toujours travaillé tout seul. Avec toutes les bêtises qu'un débutant fait obligatoirement.

Avec ce froid, je supporte mal le régime que je me suis imposé pour maigrir. Le médecin m'a dit de perdre 5 kg, mais je sais que c'est 9 kg que je dois perdre. Ce n'est pas si dur que cela. Cela tourne néanmoins à l'obsession. Je note tout ce que je mange sur un cahier. Les marches quotidiennes sont aussi au cahier, avec les durées quotidiennes et le kilométrage. Depuis un mois, je marche une heure par jour, montre en main. je parcours 5,6 km. Kilométrage certifié avec le compteur journalier de la voiture. Dans un mois et demi, je vais faire de nouveaux examens, j'aurai le diagnostic.
J'en oublie la préparation de mon prochain voyage. Préparation, c'est beaucoup dire. Je ne prépare jamais rien. Je dois cependant m'y prendre un peu à l'avance pour réserver l'avion, la voiture.
Quand je suis dans l'obligation de me décider de la destination, je repense à l'Asie : I'Inde, le Bangadesh, l'Indonésie...J'ai quelques vélléités de départs dans ces directions...Et puis j'abandonne pour des raisons culturelles, je crois. J'ai peur de me lasser de voir tous ces gens qui croient aux esprits et aux divinités. Ces gens qui font des centaines de km pour se baigner dans un fleuve nauséabond pour des raisons religieuses ou spirituelles. Je respecte toutes les croyances quand celles-ci ne débouchent pas sur des actes de violences et d'intolérances, mais je crains me lasser et rentrer déçu.
Bien sûr, la vie religieuse n'est pas absente aux Etats-Unis, elle est cependant plus discrète et n'apparaît pas sur la place publique comme en Asie ou dans les pays arabes.
L'Amérique c'est tout autre chose. Quand les Etats-Unis éternuent, le reste du monde s'enrhume. Ca mérite au moins une visite sur place, pour comprendre pouquoi. Il y a quelque chose de culturel aussi. J'ai toujours été intéressé par les auteurs américains (films et littérature) alors que je n'ai jamais cherché à approcher la culture asiatique. Mêmes les films indiens m'ont toujours fatigués. je me souviens des films indiens  vus à la Cinémathèque rue d'Ulm, à Paris. Des longueurs de scènes d'amours qui n'en finissaient pas. tout dans le regard, rien dans les mains. Affligeant  de niaiseries.
Sur ce, je vais faire partir cette page. Elle a déjà une journée de retard.

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Cette semaine, vous avez droit à des nouveaux liens :
Dierk Lange
est professeur d'histoire de l'Afrique précoloniale à l'Université de Bayreuth en Allemagne. Il a été étudiant à Paris dans les années 70.
Je lui dois beaucoup.

L'autre nouveau lien c'est John Charlot un Américain connu à Paris aussi, il est prof aussi, à l'Université de Hawaii de Manoa. Je vais écrire en anglais son titre officiel, pour ne pas me tromper dans la traduction...
Il est : "Professor of Hawaiian and Polynesian religions, as well as New Testament and Religion and Art".
Je l'ai connu, il y a plus de 40 ans maintenant. J'espère pouvoir lui rendre visite un jour dans son fief de Hawaii. Un personnage aussi .



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