Ma soirée au "cabaret" de Saint Louis

 

ALIM0670

Le titre du show "Quand on on aime comme ça"

 

 

 

 

 

Helène Francisci et Vincent Bernard

image trouvé sur internet

 

 

 

 

 

Vendredi 29 Octobre 2010, à la veille d'une fête religieuse. Une double fête, d'abord les saints sont à l'honneur et le jour suivant c'est anniversaire des morts. On ne va pas chipoter sur les mots. C'est un peu ça. On oublie les dates de naissance et de décès et on se recueille devant les dépouilles des morts. Je pense que ces cérémonies ont un sens puisqu'elles existent depuis la nuit des temps. Les ethnologues utilisent beaucoup ces rites sociaux pour établir leur classification. Avec moi l'ethnologue aurait bien du mal à s'y retrouver. Père mort en 1963, dont le corps a été déversé dans une fosse commune faute de paiement d'une tombe. Mère disparue après le décès de son époux. Réapparue à Marseille dix ans après et enfin disparue pour toujours en 1972. de de tombe non plus. Que dire du reste des morts de la famille. Rien que des disparus. La guerre 14/18 en a emporté certains, les autres sont égarés, enfouis je ne sais où.
Alors pour moi, la Toussaint c'est du pipi de chat, sinon des embouteillages aux abords des cimetières. J'ai quand même des êtres chers décédés, pour ceux là, je n'attends pas le jour de la toussaint pour leur rendre une visite. Je visite pourtant les cimetières, je me souviens de cette tombe d'enfant, en Allemagne. C'était la veille de Noël en 2004, j'étais en visite, arrivé trop tôt j'avais trois jours d'errance. J'ai visité un cimetière. Une tombe couverte de bougies rouges m'a tout de suite intriguée. Des nounourses et des jouets d'enfants étaient étalés sur la tombe et accrochés à une crois. Là gisait la dépouille d'un enfant de 4 ans. J'étais bouleversé, à la veille de Noël, cette tombe....
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Hier soir j'étais de sortie. La ville de Saint Louis a programmé une soirée "Café Théâtre" gratuit à condition de réserver sur internet. J'ai réservé. Il y avait 25 personnes pour applaudir un excellent spectacle de poésie et de chansons. J'ai tout de suite aprécié le spectacle. C'était trop court. On dit toujours ça quand le spectable est bon. Les artistes nous ont invité à les rejoindre pour un pot de l'amitié. Nous étions 7 spectateurs et l'organisatrice de la soirée autour des artistes. Très sympathique. Je devrais sortir plus souvent.
Il s'agit de Hélène Francisci et de Vincent Benard, pour ceux qui connaissent. Je vais essayer de mettre le tract d'info.
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SANTE
Je vais continuer d'évoquer ma santé et la santé des autres. Quand on a des enfants en bas âge on évoque les soucis que l'on peut avoir, on parle aussi de l'éducation des enfants. Pourquoi ne parlerait-on pas de la perte de vitalité des vieux et de leur mort. De ma mort. J'ai une amie, une excellente amie, infirmière, qui ne sent plus ses pieds. Une espèce de maladie orpheline, difficilement guérissable. A 62 ans, elle est hospitalisée trois jours par mois à l'hôpital de la Pitié Salpétrière. Sa vie est largement perturbé par cette maladie qui est très menaçante. Pourra-t-elle marcher encore longtemps ? Quand on est jeune retraité et actif, on ne veut pas voir les ombres du tableau de la vieillesse. On fait semblant de vivre comme avant. Il ne faut pas parler des choses qui fâchent. On occulte, on regarde ailleurs. J'en ai connu des gens comme ça qui font comme si....Une forme de lâcheté ? Peut-être pas, mais une forme de faiblesse certainement. J'aprécie le blog de Xavier Houssin qui parle de ses angoisses liées à ses problèmes de santé. Quand on tient un journal on parle de soi. Je sais, ce n'est pas facile de parler de soi et d'intéresser les autres. On se retrouve toujours un peu dans l'autre. Je dois relire Montaigne qui parle bien de ça.

Les ACTU !!!
C'est comme ça que certains journalistes (des gros fénéants!) appellent les actualités.
Je n'ai pas retenu grand chose de bien intéressant. Des grèves qui se terminent sans cris de joie de part et d'autres. Beaucoup de lassitude chez les Français.
J'ai trouvé, cependant un petit papier dans le monde sur un artiste aborigène australien que je ne connaissais pas.
Une célébrité né en 1902 et décédé en 1959, il a été le premier aborigène a obtenir la nationalité australienne  en 1957. J'ai vu ce qu'il fait sur internet. J'aime beaucoup. Un personnage qui, un temps,  a fait vivre une communauté de 700 personnes. Une belle histoire, bien qu'il soit mort seul et ruiné à 57 ans.... Peu importe comment on meurt, ce qui compte vraiment c'est comment on vit.
En ce moment, je suis dans la littérature : Philippe Forest "le siècle des nuages" et Michel Houellebecq "la carte et le territoire" ( je me suis inscrit à la bibliothèque municipale, c'est gratuit pour les vieux ! ).
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Une journée qui se termine pour une autre qui commence,

A la semaine prochaine

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