vendredi 9 décembre, 9 h 00

Je me lève tôt avec les résultats de la réunion de Bruxelles sur l'avenir de l'euro. Je n'ai pas été surpris par l'attitude des Britanniques. David Cameron avait déjà annoncé la couleurs. La Grande Bretagne a toujours été "eurosceptique" et le restera, peut importe ce qu'il pourra se dire à Bruxelles. A la naissance même de l'Europe, en 1957, elle n'était pas intéressée de rejoindre les 6 pays qui ont constitué le noyau dur de l'Europe. Ils ont souhaité entrer quand De Gaulle a mis son veto. Par la suite, Mme Thatcher, Premier Ministre pendant plus de de 10 ans, a embêté les européens pour récupérer des 'ristournes' sur la politique agricole commune... ensuite c'est le refus des accords de Schengen, de l'euro....La spécialité de la Grande Bretagne c'est être dans l'Europe pour pouvoir dire "NO". 

A part cette contrariété prévu à l'avance. C'est une bonne chose que 23 pays sur 27 ont signé l'accord de la nuit dernière sur la création d'un nouveau traité en mars prochain, traité qui précisera les responsabilité des Etats membres et les pénalités en cas de non respect de ces ces accords. Par ailleurs la Banque Européenne, par le truchement du FMI, pourra prêter à un taux intéressant en cas de necessité.

   Les pays qui manquent à l'appel sont : la Suède, la Hongrie, la Répuplique tchèque et la Grande Bretagne. La Suède a les capacité de faire chambre à part, elle vit sa vie et la vit bien. Quant à la République tchèque et la Hongrie, ces deux pays (à mon humble avis, comme tous les Français j'ai mon opinion) ces pays sont trop proches de l'Allemagne pour rester longtemps à l'écart de ce qui se passe en Europe. Pour des raisons électorales, ils ont voulu montrer "leur souveraineté", ils rentreront rapidement dans l'espace majoritaire de l'Europe.

                              Je pense aujourd'hui que l'Euro passera Noël, n'en déplaise à Monsieur Jacques Attali.

 

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    Jeudi 8 décembre

J'ai mis une guirlande électrique à l'extérieur de la rambarde du balcon. Je l'allume avec un programmeur dès 6 h du matin, jusqu'au lever du jour vers 8h30. Comme j'habite sur la route nationale, les automobilistes sont obligés de la voir. Cette guirlande me fait souvent penser à Florence Nightingale (1820-1910), infirmière britannique pendant la guerre de Crimée qui faisait ses rondes la nuit avec une lanterne. Je m'imagine cette lanterne qui circule parmi les malades, qui donne une petite lueur d'espoir à tous ces hommes malades du choléra ou de dysentrie ou blessés. Je mets cette guirlande pour offrir une petite lumière à tous ceux qui vont bosser à 6, 7 heures du matin. Et ils sont nombreux les frontaliers qui passent devant chez moi, à une heure aussi matinale. Ce cortège de voitures me redonne le goût de vivre. Je sais que ces travailleurs (en plus de la dette punblique) payent ma retraite. Je leur dois cette guirlande éclairée quand le jour n'est pas encore levé.

 

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La tempête en Europe

 

Comme tout le monde, je suis gavé d'information sur la crise de l'euro et de l'Europe. Chacun y va de son mot. Même les Anglais, qui ne sont pas dans l'euro, se sente à l'étroit dans leur île et David Cameron peste de ne pas être associé aux discussion Merkel/Sarkozi. Comme toujours, les Anglais sont les présents/absents de l'Europe. Ils sont toujours dans cette situation bancale parce qu'ils ne savent pas se situer avec l'Europe. Une maladie chronique qui a quand même l'avantage de garder au large les envahisseurs.

Mais revenons à nos moutons. Les citoyens d'Europe commencent à se perdre dans tout ça. Les hommes politiques sont confiants, même à deux doigts du trou, ils estiment toujours loin le danger. Les économistes doublent les explications et estiment que les politiques ont peur de prendre les bonnes décisions pour des raisons électorales. Les Grecs, les plus exposés, sont dans la panique complète. Des groupes sortent dans la rue déguisés en Nazis et miment la Chancelière allemande à un despote redoutable à l'égard de la Grèce. Encore une tragédie grecque qui risque de mal finir.

Nos dirigeants n'ont malheureusement pas l'aura d'un grand homme politique qui sait annoncer les mauvaises nouvelles pour les faire accepter par le plus grand nombre.

Il nous faudrait aujourd'hui un Pandit Nehru, un Winston Churchill, un Charles de Gaulle, ou un George Washington. On dit que c'est dans les situations de crise qu'émergent les Grands Hommes (Femmes), pour le moment l'Europe n'a pas trouvé l'homme charismatique qui saura dire les choses pour les faire admettre par la majorité des citoyens.

J'ai regardé sur internet sur la personnalité charismatique. J'ai trouvé une définition en 6 points que je me fait un plaisir de vous donner. 

  L'homme ou la femme charismatique à 6 qualités :  1) la simplicité; 2) la capacité d'écouter les autres; 3) la confiance en soi et dans les autres 4) la capacité d'agir; 5) le respect des engagements 6) être bien dans sa peau.

  Quand il s'agit d'un homme politique, il doit certainement avoir d'autres qualités comme le sens de l'histoire et l'intuition politique.

  Pour éviter une résurgence du nationalisme en Europe, il faudrait que cet homme providentiel nous vienne d'un petit pays d'Europe pour éviter les amalgames historiques, quelqu'un comme Paul Henry Spaak, personnalité politique belge, aujourd'hui un peu oubliée ou Jean Monnet, un des fondateurs de l'Europe Unie.

Dans ces temps difficiles, je me mets à rêver. C'est connu que la plus belle poésie trouve son aspiration dans les épreuves. Les gens heureux n'ont pas d'histoire.

 

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