Un détour par Fribourg en breiscau


 

plan de situation de Fribourg      

 

 

Vendredi 3 Février 2012

 

Hier, j'ai été invité  chez mes  copines de Freiburg-im- breisgau. J'aime bien y aller : c'est toujours une belle distraction dans le bonne humeur.

J'y découvre, un restaurant original ou un fleuve romantique. Hier, jour de la Chandeleur, jour de la purification de la Vierge Marie (voir sur internet pour plus d'info !), nous avons mangé des crêpes bretonnes, fines comme de la dentelle.

Fribourg-en-breisgau est une grande ville de 200 000 habitants, située en bordure du Rhin, elle est à la pointe des progrès en matière de développement durable, où les vélos sont si nombreux que parfois ils y sont interdits pour éviter les embouteillages et les accidents.

Hier nous n'avons pas ce problème de circulation, avec -8° celcius. Les rares cyclistes disposés à circuler sur la glace, étaient trop discrets pour nous gêner.

 

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Vendredi 16H00,   

 Ma marche à pied de la journée semble bien compromise. Le froid a redoublé de vigueur et le thermomètre accuse maintenant -13° et, à moins de chausser des chaussures à crampons --que je n'ai pas -- je ne vais pas me mettre en danger. 

 

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Les élections présidentielles excitent mon imagination

Depuis quelques semaines, la préparation des prochaines élections présidentielles retiennent toute mon attention (...).Pas moins.  Je ne m'attends pas à un grand chambardement politique. Mais tout de même, les enjeux de cette élection présidentielle sont, il me semble, un peu plus marqués que ceux des trois dernières. Derrière les promesses de campagne habituelles sur les augmentations de salaire, les baisses d'impôts, la protection des emplois précaires ou des sans-emploi, etc...On trouve cette année, l'avenir de l'Europe et de l'euro. Les candidats sont ébranlés par le rebondissement de la crise de la dette souvenaire, du sauvetage du l'euro et de certains Etats dont les finances publiques sont à sec. Manifestement, rien n'avait été anticipé. Les Français ont découvert la dette souveraine comme l'arrivée d'un tsunami, trop tard. Tout le monde regrette que le signale d'alarme n'ait pas fonctionné. Les services de secours sont débordés. Les économistes vedettes sont réclamés sur toutes les chaînes. On essaie de comprendre.

   Le Président (candidat ?) Sakozy doit maintenant préparer discrètement ses armes et munitions pour essayer une nouvelle fois de déstabiliser son challenger socialiste dont la cote monte dans les sondages. Les députés de la majorité sortante se lamentent dans les couloirs de l'Assemblée, ils sont navrés de voir leur leader toujours président et pas encore candidat.  ils craignent pour les résultats de l'élection législative de juin 2012. Je me fais personnellement pas de souci pour eux. Quoique qu'il arrive, peu d'entre eux iront émarger au RSA.

  Je pense sincèrement que les enjeux politiques et économiques seront cette fois-ci de taille. On a vu la Chancelière allemande Mme Merkel afficher clairement ses choix politiques. Ce que certains responsables, bien de chez nous, ont regretté. Les enjeux sont maintenant européens, je ne suis personnellement pas choqué que chacun marque ses préférences. Je ne suis pas plus inquiété de voir une candidate à la Présidence parler français avec un accent norvégien. C'est avec la fusion de nos différences que nous construirons notre Europe de la diversité. Je suis pro-européen depuis mon premier séjour à l'étranger. C'était   en 1962.

   Avec des hauts et des bas, l'Europe n'a jamais cessé de se construire. Mais c'est maintenant, quand l'Union Européenne connait les plus grandes difficultés que la Maison Europe risque de construire sa souveraineté. Je me souviendrai toujours du jour où le Président Obama  a dit : "Quand j'essaie de joindre l'Europe, je ne sais jamais quel numéro composer !" 

    L'Europe soit resserer les liens qui unissent ses 27 pays (bientôt 28 avec la Croatie). Elle aura pour tache de  choisir ou de créer une capitale de l'Europe neutre. Indispensable pour éviter toute querelle de souveraineté. Comme cela s'est fait aux Etats-Unis en 1787 quand la nouvelle capitale (Washington)  a été choisie. Il ont choisi un lieu neutre et vide de toute habitation et à cheval sur deux Etat de l'Union.  Pour l'Europe ce sera évidemment difficile de choisir un lieu vide de toute habitation. Bref, on n'en est pas encore là.

 Avant de trouver une nouvelle capitale européenne, il faudra trouver un terrain d'entente entre les Etats cigales et les Etats fourmis...Ceux qui exportent et qui économisent et ceux qui empruntent pour dépenser. Mon optimisme infantile me dit que cela se fera. Notre vieille Europe a trop souffert de ses différences pour ne pas tout faire pour aménager des espaces d'entente et construire sur ce qui nous rassemble. Quand je pense à l'ex -Yougoslavie. Toute cette misère et ces assasinats. Je n'ai pas oublié les snipers de Sarajevo qui tuaient les gens dans cette grande avenue comme on tire sur les pipes dans une fête foraine, à la tuerie de Srebrenica qui ressemblait un un camp d'extermination nazi, au Kosova, à l'Alsace-Lorraine.

  Halte au feu. Il est temps ce cesser nos  communautarismes meurtriers et suicidaires. Les responsables religieux devraient aussi chercher à modifier leurs textes divins pour construire la paix entre les religions. Il est temps d'enterrer les guerres de religions. 

   Il est grand temps que le construction de l'Union Européenne reprenne. Plus les liens entre les pays européens seront forts, plus ils seront difficiles à faire sauter. C'est simple comme bonjour. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il y a des jours je me sens candide comme le petit prince qui parle au renard dans "le Petit Prince" de Saint Exupéry. J'aime découvrir ce livre quand je me rends à l'étranger. C'est réconfortant qu'un petit livre comme celui-ci soit un best seller dans le monde entier.

   Cela ne sera pas toujours facile de construire l'Europe. Des obstacles seront à passer.  Les citoyens d'Europe, même les citadins d'aujourd'hui sont des citoyens attachés à un territoire, à une terre. Certes pas autant que les Mahories, mais quand même. Une étude récente a montré que 60% des Francais mouraient là où ils sont nés.  C'est drôle, mais cela me fait penser à la zoologie, à ces animaux, des tortues, des saumons, etc.. ces animaux qui ont un territoire pour y naître et pour  y mourir. Tout compte fait, à part quelques énergumènes, comme ma pomme, on est pas très différents d'eux. Mais cela ne devrait pas être un handicap bien sérieux pour la construction de l'Europe. Après tout, personne ne s'attend qu'un Basque termine sa vie dans les Carpates.

 

Sur ce, j'adresse un signe amical à mes amis les chiens (surtout ceux de Roumanie qui poussent des hurlements de détresse quand le jour les abandonne et que les humains sont au lit).

 

 

 

 

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