La semaine dernière, j'ai évoqué dans ma page la Bosnie-Herzégovine quand j'ai parlé d'une réconciliation de peuples de l'Europe dans la communauté européenne, je l'ai fait de mémoire. Plus de 16 ans se sont écoulé depuis les Accords de Dreyton, sorte d'armistice pour arrêter la guerre en Bosnie. 

   Ces jours derniers, j'ai trouvé des informations sur la situation en Bosnie-Herzégovine. Ce n'est pas très brillant. Le pays est toujours fracturé en deux partie, la partie serbe et une autre, la fédération croato-musulmane. Le pays est sous perfusion économiquement et les communautés se regardent toujours en chiens de faïence (pour ne pas en dire plus).

   Evidemment être très contrarié par cette situation ne donne pas les solutions. Mais comme je l'ai dit la semaine dernière, la paix ne peut se faire que si les communautés acceptent de tirer un trait sur ce que les horreurs perpétrées par les parents, les grand-parents, les arrière-grand-parents, et ainsi de suite. Comment espérer une paix négociée durable quand on reste posté avec son fusil, en attente d'une revanche?

   J'attends de l'Europe cette capacité de réconciliation entre les peuples de ce continent. Ce n'est pas le moment d'exacerber nos différences en parlant de civilisations meilleurs que d'autres, comme vient de le faire un homme politique français. Certes, personne ne peut contester des différences, entre une civilisation et une autre. Mais c'est là un exercice autant dangereux qu'inutile. Avec la chute des idéologies politiques, le communisme et les dictatures fascistes, on risque de se retrouver avec des affrontements au nom de la défense d'une civilisation.

   Depuis quelques années, avec la chute du Mur de Berlin et du communisme, Samuel Hundington (son livre: le choc des civilisations), a bien annoncé que le choc entre les peuples serait une confrontation culturelle. Je pense qu'il ne s'est pas trompé. Il est temps d'en mesurer son étendue et remanier les manuels scolaires et les informations sur les grandes chaînes de télévision pour éviter que se forment des courants populistes qui seront récupérer par l'extrême-droite.

  Dans un monde qui se ressemble matériellement de plus en plus, les hommes cherchent à continuer à cultiver les différences qui seront obligatoirement  sociétales et culturelles.

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    J'ai trouvé par hasard, à la bibliothèque municipale, un livre de T. Vollmann, un jeune écrivain américain qui écrit ce que l'on peut appeler des romans sociaux. Style Jack London ou Kerouac. J'ai lu "Le Grand Partout". L'histoire de gens qui voyagent aux Etats-Unis dans des trains de marchandises et qui n'ont d'autres objectifs de voyage que "de se tirer d'ici". Les américains adorent ces livres du genre road movies où des hommes seuls parcourent l'Amérique à la recherche de rien, sinon d'eux mêmes. Dans Paris-texas (de Wim Wenders)  je revois le début du film :  cet homme, avec une sale mine, marchant dans le désert de l'Arizona. On ne sait rien de lui. Ni qui il est, ni où il va. Un Américain qui marche sans but, à la recherche de lui-même. Quelque  chose que les Français ne connaissent pas. Ici on vient et on va toujours quelque part. 

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  Nous sommes aujourd'hui mercredi 8 février, mon départ pour New York était prévu pour le 10. Un grève du personnel navigant des compagnies aériennes m'a obligé de modifier mon programme. Je pars demain midi (le 9) pour me donner une chance supplémentaire de prendre mon avion le 10 de l'aéroport de Charles de Gaulle pour New York JFK. Je passerai la nuit à l'aéroport avec d'autres sinistrés de la grève. Je devrais survivre. 

  La semaine prochaine, je bloguerai dans le désordre, en fonction des lieux où je me trouverai et de ce que j'aurai réussi à écrire, des photos à mettre, etc...C'est toujours la même chose, dès que l'on quitte son petit chez soi, on devient 'l'obligé' de quelqu'un ou d'une organisation.Il faut s'y attendre et s'y conformer.


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