Chien pékinois prenant le soleil

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   Porte cochère ouvrant sur plusieurs maison.

Celle-ci possède encore de très fines sculptures de chaque côté.

Au pied de la porte, on peut voir dans l'ombre,

d'autres pierres gravées qui doivent signifier

"bienvenue"

 

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      Entre deux murs de la Cité Interdite

mon coeur banlance

 

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Deux entrées de portes qui seront détruites prochainement

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Le buffet de la Cité Interdite et ses jolies poutres    

 

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Deux entrées de portes qui seront détruites prochainement

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Vendredi 19 avril 2013

Qu'est-ce qu'une civilisation exactement ?

  Seul dans ma petite chambre, j'ai de quoi être satisfait :  un endroit pour m'allonger, un chiotte et l'eau courante. C'est le début de la civilisation ! Et non. La civilisation c'est aussi le respect des autres. Les Chinois, malgré leurs siècles de civilisations n'ont toujours pas assimilé que pendant qu'ils parlent fort jusqu'à une heure tardive, d'autres ne peuvent pas dormir. Ce matin, le bouquet, des résidents de l'hôtel qui devaient occuper plusieurs chambres se sont comportés comme si ils étaient seuls à l'hôtel. Parlant fort à 5h30 du matin,cela a durée une demie heure. Exténué, je suis sorti réclamer un peu de respect pour les dormeurs gênés. Les Chinois sont bruyants en général, quand ils sont sur leur téléphone portable, ils braillent comme des putois, Je ne dis rien sur les crachats, hommes et femmes, crachent en permanence dans la rue. C'est agréable quand on est juste à côté d'eux.

  Et ils poussent forts...je terminerai par là mon coup de gueule. En permanence, ils cherchent à passer devant vous. Les vélos, mobylettes, triporteurs, tous véhicules font marcher leur avertisseur pour écarter les autres usagers qui sont sur leur passage. Dans cette ville , celui qui a la priorité est celui qui est plus rapide et qui vient de l'arrière. Comme on n'a pas d'yeux à l'arrière, c'est vraiment difficile de voir d'où vient le danger, surtout dans les allées très passagères. Les sourds risquent gros dans ce pays.

 

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Jeudi 18 avril 2013, Mc Do 9h00

  Toujours seul dans ma petit chambre de bonne. Sans table, ni casier, ni étagère où mettre ses affaires, ce n'est pas le grand confort – mais comme disait mon ex-épouse, le confort ramolli. Je me suis levé de bonne heure malgré les bruits de couloir de la nuit dernière. Les Chinois sont en vacances. Les fêtes du 1ier Mai ne sont pas loin.

  Ce matin, je suis retourné dans le quartier ancien de Dashilar. Des kilomètres carrés de ruelles et de maisons traditionnelles en voie de destruction pour être remplacées par des immeubles de bureaux et des beaux appartements. Les derniers habitants vont devoir partir. C'est déjà à moitié détruit, certainement pour faciliter la fuite des retardataires au départ. Il y a encore l'eau, mais l'assainissement manque. Je vois les habitants vider leurs seaux dans la rue. Pour les toilettes, pas de soucis quand on peut encore se tenir accroupi dans les toilettes publiques pour y faire sa crotte.

  J'aime bien ces petites maisons avec ces jolies portes cochères. Je ne sais pas en quoi sont fait les toits, mais  ils ont meilleure allure que les toits contemporains en tuiles. Quant aux petites maisons, elles ont de quoi abriter des artisans. Ces transformations auront un prix. La Chine est riche, elle devrait pouvoir payer.

 

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Mercredi 17 avril : visite de la Cité Interdite.

  C'est une petite ville, avec ses bâtiments et ses jardins. De grands murs déterminent son enceinte. Il n'y a pratiquement rien dans les grands halls, que l'on ne peut d'ailleurs pas visiter. Je ne regrette pas ma visite. Un lieu exceptionnel qui mérite la visite, comme le grand Canyon. Mais il faut se référer à l'histoire de la Chine pour en comprendre la grandeur.

  Un conseil. Donnez votre passeport en achetant votre billet, les vieux payent demi tarif, 4 euros au lieu de 8, avec la différence j'ai mangé au buffet de la Cité Interdite dans un très beau bâtiment avec une magnifique charpente qui plaîrait à un ami charpentier de Villers (que je salue au passage).



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Mardi 16 avril 2013, 7h50

  Les lits des deux Norvégiennes ont été refaits. Je m'attendais à de nouveaux colocataires, à mon grand soulagement, les lits sont restés libres la nuit dernière. Je me sens comme un canard tubard, incapable de contrôler son souffle. Hier, j'ai eu quelques heures de panique, j'ai crains que les inhalations me faisaient plus de mal que de bien. Avec un meilleur état de santé, le moral revient. Je ne tiens pas rentrer en France en catastrophe à cause d'un asthme mal soigné ou à une bronchite persistante.

  Les bruits de l'hôtel continuent. Le soir, les gens du bar ont du plaisir à boire et à parler fort. Rien à dire. Un bar est un lieu de détente. Il faut donner un peu de voix pour faire plaisir. Le chuchotement, c'est pour parler à Dieu, en signe de respect.

 

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Dimanche 14 Avril, 18h00

  Plus de sacs dans la chambre, les filles sont parties. Ont-elles quitté l'hôtel ou changé de chambre pour ne plus entendre mes crachouillis. Si je continue à tousser la nuit, je vais avoir des problèmes avec la direction. On va me mettre à l'isolement. Avec us supplément à payer pour chambre individuelle. Le médecin m'a heureusement établi une ordonnance contre la toux. J'ai commencé à prendre les antibiotiques ce matin. Je ne peux pas vivre en collectivité et emmerder tout le monde. Et puis un mec qui tousse ça agace et ça fout la trouille. Est-ce contagieux ? C'est tout simplement loin des vacances que de partager une chambre avec un vieux qui tousse. Voilà où j'en suis. J'ai une assurance rapatriement sanitaire, au cas où je me retrouverais en grande difficulté sanitaire. Mais que dire d'autre à ce sujet. L'homme est mortel. Je suis un homme donc je suis mortel. Quand le moment sera venu, je devrai dire au revoir au monde avec dignité.

 

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Dimanche 14 avril 16 heures

  Je continue à prospecter autour de mon hôtel. Comme un chat, j'ai besoin de faire un travail de repérage avant de visiter des lieux proches avant de m'éloigner, je ne tiens pas à me perdre. Je suis revenu dans le quartier des « arts » avec beaucoup de magasins d'instruments de musique et des galeries d'art. Je n'ai aucune expérience artistique, mais je constate tout simplement qu'ici, à Pékin, sur des centaines de mètres, j'ai découvert un quartier plein de galeries, certaines sont de vrais petits musées. Bangkok, à ma connaissance, n'a pas ça. On y voit beaucoup de boutiques avec des bouddhas ou des trucs qui ont à voir avec le Roi et sa famille et la religion.

 Dimanche 14 avril, 9h30

  J'ai eu une nuit difficile. Hier après-midi, deux jeunes norvégiennes ont occupé les deux autres lits de la chambre. Dans ce petit espace, sans étagère, table, chaise ou armoire, c'est moins confortable qu'une chambre de moine. Des filles sympas qui venaient de visiter plusieurs pays d'Asie. J'ai mal dormi. Pratiquement pas dormi. Les filles pareil. Beaucoup de bruit à l'extérieur. Alinos a toussé trois ou quatre fois dans la nuit, et puis les nanas étaient peut-être gêner de partager une chambre avec un vieux « malade ». Le lendemain matin, j'ai commencé mon traitement à la pénicilline que m'avait donné le médecin en cas d'aggravation. Par bonheur, les filles ne sont restées qu'une nuit. Je dois me méfier, je ne tiens pas à me retrouver être mis dehors ou dans l'obligation de changer de chambre dans de mauvaises conditions.

 

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Jeudi 11 avril 2013, 14h00 à l'aéroport d'Amsterdam.

  J'attends mon avion pour Beijing. J'ai encore quelques heures à attendre. Quand on ne paye pas cher son avion, il faut apprendre à attendre. Les riches n'aiment pas attendre. Réfléchissez un peu. Il existe toujours une bonne formule pour ne pas perdre son temps quand on paye. Aux Etats-Unis, on demande au valet de garer sa voiture. C'est officiellement gratuit, le valet se fait un petit pactole à la fin de la journée. Les larbins sont riches aux USA.

  Je ne souffre pas à attendre mon tour. A Amsterdam j'ai attendu 4 heures mon vol pour Pékin. J'ai trouvé une table et une bière hollandaise d'un demie litre devant la porte B17. Le premier avion était un Fokker 70, pas une avion de la dernière génération, cependant. Un avion puissance tout de même, surtout au décollage quand il monte dans le ciel. Les A320 ont l'air bien lourdaud à côté. Il n'est pas bruyant et vibre peu. Nous avons atterri par vent fort. Le pilote nous avait prévenu, certainement pas pour nous faire peur mais certainement pour nous montrer qu'il pouvait maîtriser la machine. Nous n'avons pas terminé sur l'herbe, le pilote a été applaudit, quelques personnes ont épongé leur front.

  Je n'ai pas enregistré ma valise. J'en ai marre de courir après les bagages égarés ou retardés. Comment récupérer une valise à Pékin quand on ne sait pas vraiment où on va dormir la nuit suivante ? Pour le retour, je n'ai le même souci, l'année dernière, on m'a livré une valise avec une semaine de retard.

 

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Les chiottes publiques à Pékin.

  Elles sont très nombreuses et les locaux sont neufs et bien entretenus, dans tous les quartiers que j'ai fréquentés. Mais, il y a un hic. Et pas un petit. Ils sont « à la turc », avec une séparation minuscule entre les participants. Je suis entré dans l'une d'elles et j'en suis ressorti vite fait, bien fait. J'ai eu le temps de voir trois types accroupis en train de caguer. J'ai attendu 69 ans pour voir ça. C'est vrai que je ne suis pas encore partout dans le monde. Il paraît qu'en Inde, c'est encore pire, il n'y a pas de chiottes. Enfin il doit y avoir quelques unes (somewhere).Il faut reconnaître que mettre des sièges et un peu de tranquillité pour chier n'est pas un luxe. De temps en temps on voit le signe « handicapé » là la toilette est équipée d'un siège. Une fois encore les handicapés m'épargne la constipation.

 

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Chaussettes oubliées et problème de chaussettes

  J'ai oublié mes chaussettes de rechange. Voilà trois jours que je cherche des chaussettes chinoises à un prix de chaussettes chinoises, vendues en France. Rien à faire. Ici, on ne vend les chaussettes que par paire, et à un prix prohibitif. Après des recherches poussées, j'ai réussi à en trouver une paire à 5 yuan (65 cents). Jusqu'à aujourd'hui, je me suis imposé l'exercice du lavage quotidien des chaussettes, je les essorais comme je pouvais et je les mettais la nuit pour les sécher. A la guerre comme à la guerre, on disait ça quand j'étais minot.

 

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La célèbre place de Qianmen ou Tian'anmen

  La traduction de l'écriture chinoise en caractères latins est encore pour moi un grand mystère. Même la place Qianmen s'écrit au moins de deux façons. Pas si facile pour trouver un endroit sur une liste alphabétique. Il y a beaucoup à dire sur la place Qianmen. C'est immeuse. J'ai passé des heures à y circuler de gauche et de droite. La place est barrée de grands bâtiments de l'époque stalinienne (I think), parmi lesquels doit se trouver le mausolée de Mao Tse Toung et au fond, au nord, on accède à la Cité Interdite. Je n'ai jamais vu autant de monde en mouvement (si j'oublie les manifestations de Mai 68 à Paris. Comme la place est immense, les gens affluent de partout. Ils sont en solo, en famille (les vieux accrochés à un bras), de nombreux groupes aussi, alignés derrière une bannière de reconnaissance, ils portent un signe distinctif ; une casquette, un gilet, un brassard, les enfants sont carrément habillés pareil de la tête aux pieds.

  La place Qianmen est un événement à elle seule. Il y a une ferveur dans cette foule. Les gens achètent des trucs et des machins pour mémoriser l'heureux événement. La casquette kaki frappée de l'étoile rouge est portée fièrement par beaucoup de participants. On picnique aussi sur la place, on se photographie devant un monument. Les militaires sont de la fête, le visage fermé et la démarche ferme, ils arpentent par deux ou huit la place. Ils ne semblent pas voir les gens. Ils sont là pour être vus. J'ai attrapé le tournis sur la place Qianmen. J'ai beaucoup cherché le soleil pour éviter de me perdre.

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Nota Bene

   J'aurais aimé mettre plus de photos, mais mon ordinateur W8 et la faible WI FI de l'hôtel ont eu raison de ma détermination.  Les fabricants d'ordinateurs devraient simplifier plutôt que de renforcer la complexité des machines.

Je quitte Pékin pour une semaine à Vladivostok, si Dieu le veut, selon la formule consacrée. Je quitte Pékin par avion, 2h45 de vol avec Vladivostok Airlines. Je ne sais pas où je vais atterrir...On verra bien.

 

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