Chien pékinois prenant le soleil

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   Porte cochère ouvrant sur plusieurs maison. Celle-ci possède encore de très fines sculptures de chaque côté.

Au pied de la porte, on peut voir dans l'ombre, d'autres pierres gravées qui doivent signifier "bienvenue".

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      Entre deux murs de la Cité Interdite.

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Le buffet de la Cité Interdite et ses jolies poutres    

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Deux entrées de portes qui seront détruites prochainement

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     Blog du 20/04/13.

    Jeudi 11 avril 2013, 14h00 à l'aéroport d'Amsterdam. J'attends mon avion pour Beijing. Quand on ne paye pas cher sa place, il faut savoir attendre. Les riches n'aiment pas attendre, ils payent cher leur place pour ne pas attendre. Les voles directs coûtent très chers. Aux Etats-Unis, certains larbins que l'on appelle valets, se chargent de stationner votre véhicule. A votre retour vous lui glissez un joli pourboire. Les larbins ne manquent de rien aux Etats-Unis.

    Attendre 4 heures mon avion ne me gêne pas. Je me suis assis à une table devant la porte B17, j'ai consommé un demi litre d'une bière hollandaise. Je me suis occupé devant mon ordinateur. Nous avons eu un mauvais vent contraire à partir de Bâle. Le pilote nous a demandé de ne pas trop nous promener dans l'appareil, un Fokker 70. Je ne me suis pas promené. Je n'ai pas peur en avion, mais je suis toujours les consignes du personnel de bord. J'ai déjà connu de sérieuses turbulences dans un avion. J'ai vu le personnel de cabine se précipiter vers un siège et laisser en plan leur trolley avec le thé, café, gâteaux, etc... dans l'allée. Il a fallu tout nettoyer. Je reviens au Fokker 70, c'est un petite de 70 places peut-être, il décolle à grands bruits presque à la verticale. J'exagère un peu mais ils décolle plus verticalement que le A 320, un autre avion qui couvre de petites distances. Comme je voyage surtout sur des 777, j'ai l'impression d'être dans un Cesna en vol pour faire une petite balade comme celle que j'ai faite avec le Commissaire de la Base de Hourtin.

Je n'ai pas enregistré ma valise, j'en ai marre de courir après mon bagage perdu ou retardé. Pour être honnête, c'est surtout parce je ne sais pas trop où je vais résider à Pékin dans les jours qui viennent.

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     Chaussettes oubliées.  J'ai oublié de prendre des chaussettes de rechange. Voilà trois jours que je cherche des chaussettes à un prix correct. Rien à faire. Ici, on ne vend les chaussettes par paire, et elles coûtent une fortune. Après des recherches poussées, j'ai réussi à en trouver une paire à 5 yuan (65 cents). Jusqu'à aujourd'hui, je me suis imposé l'exercice du lavage quotidien des chaussettes, je les essorais comme je pouvais et je les mettais la nuit pour les sécher. A la guerre comme à la guerre, on disait ça quand j'étais minot. Le prix excessif des chaussettes est quand même un mystère. En Europe on est envahi de chaussettes chinoises à un prix incroyablement bas et à Pékin, je ne parviens pas à en trouver.

     Les toilettes publiques. Elles sont très nombreuses et les locaux sont récents et bien entretenus. J'en ai vu dans tous les quartiers que j'ai fréquentés. Mais il y a un problème : ils ne sont pas pourvus de cuvettes. Ce sont des WC dits "à la Turc". Je ne peux plus m'accroupir. Je suis trop vieux et non équipés de barres de maintien. Le risques de chavirer était trop grand pour les utiliser. En plus il n'y a aucun intimité. Même si les femmes sont séparées des hommes, cela me paraissait désagréable à priori de déféquer en compagnie. J'ai remarqué que le matin de nombreux habitants venaient vider leur seau d'aisance aux toilettes publiques. Comme quoi, les maisons et appartements ne sont pas  équipés de WC.

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     La célèbre place de Qianmen ou Tian'anmen. La traduction de l'écriture chinoise en caractères latins est encore pour moi un grand mystère. Même la place Qianmen s'écrit au moins de deux façons. Pas si facile pour trouver un lieu sur une liste alphabétique. Il y a beaucoup à dire sur la place Qianmen. C'est immense. J'ai passé des heures à y circuler de gauche et de droite. La place est barrée de grands bâtiments de l'époque stalinienne (I think), parmi lesquels devrait se trouver le mausolée de Mao Tse Toung et au fond, au nord, on accède à la Cité Interdite. Je n'ai jamais vu autant de monde en mouvement (si j'oublie les manifestations de Mai 68 à Paris. Comme la place est immense, les gens affluent de toutes parts. Ils sont en solo, en famille (les vieux accrochés à un bras) ou en groupes. alignés derrière une bannière de reconnaissance, ils portent un signe distinctif ; une casquette, un gilet, un brassard, les enfants sont carrément habillés pareil de la tête aux pieds.

  La place Qianmen est un événement à elle seule. Il y a une ferveur dans cette foule. Les gens achètent des trucs et des machins pour mémoriser l'heureux événement. La casquette kaki frappée de l'étoile rouge est portée fièrement par beaucoup de participants. On piquenique aussi sur la place, on se photographie devant un monument. Les militaires sont de la fête, le visage fermé et la démarche ferme, ils arpentent par deux ou huit la place. Ils ne semblent pas voir les gens. Ils sont là pour être vus. J'ai attrapé le tournis sur la place Qianmen. Je me suis fait aider par le soleil pour éviter de ma perdre.

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Nota Bene

   J'aurais aimé mettre plus de photos, mais mon ordinateur W8 et la faible WI FI de l'hôtel ont eu raison de ma détermination.  Les fabricants d'ordinateurs devraient simplifier les systèmes d'exploitations plutôt que de renforcer leur complexité.

Je quitte Pékin pour Vladivostok, si Dieu le veut, selon la formule consacrée. Je quitte Pékin par avion, 2h45 de vol avec Vladivostok Airlines. Je ne sais pas où je vais atterrir...On verra bien.

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     Dimanche 14 avril, 9h30. J'ai eu une nuit difficile. Hier après-midi, deux jeunes norvégiennes ont occupé les deux autres lits de la chambre. Dans ce petit espace, sans étagère, table, chaise ou armoire, c'est moins confortable qu'une chambre de moine. Des filles sympas qui venaient de visiter plusieurs pays d'Asie. J'ai mal dormi. Pratiquement pas dormi. Les filles aussi. Beaucoup de bruit à l'extérieur. Alinos a toussé trois ou quatre fois dans la nuit, et puis les nanas étaient peut-être gêner de partager une chambre avec un vieux « malade ». Le lendemain matin, j'ai commencé mon traitement à la pénicilline que m'avait donné le médecin en cas d'aggravation. Par bonheur, les filles ne sont restées qu'une nuit. Je dois me méfier, je ne tiens pas à me retrouver être mis dehors ou dans l'obligation de changer de chambre parce que je tousse.

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     16h00. Je continue à prospecter autour de mon hôtel. Comme un chat, j'ai besoin de faire un travail de repérage avant de visiter des espaces plus éloignés. Je ne tiens pas à me perdre. Je suis revenu dans le quartier des « arts » où sont vendus toutes sortes d'instruments de musique.  Un peu plus loin, ce sont les galeries d'art qui sont rassemblées, certaines sont de véritables petits musées. Je n'ai jamais vu cela à Bangkok. En Thaïlande, en dehors du Roi et des Bouddhas, il n'y a pas beaucoup d'expression artistique. 

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    18h00. Plus de sacs dans la chambre, les filles sont parties. Ont-elles quitté l'hôtel ou changé de chambre pour ne plus entendre mes crachouillis. Si je continue à tousser la nuit, je vais avoir des problèmes avec la direction. On va me mettre à l'isolement. Avec us supplément à payer pour chambre individuelle. Le médecin m'a heureusement établi une ordonnance contre la toux. J'ai commencé à prendre les antibiotiques ce matin. Je ne peux pas vivre en collectivité et emmerder tout le monde. Et puis un mec qui tousse ça agace et ça fout la trouille. Est-il contagieux ? C'est pas des vacances que de partager sa chambre avec un vieux qui tousse. Voilà où j'en suis. J'ai une assurance rapatriement sanitaire, au cas où je me retrouverais en grande difficulté sanitaire. Mais que dire d'autre à ce sujet. Les bruits de l'hôtel continuent. Le soir, les gens du bar ont du plaisir à boire et à parler fort. Rien à dire. Un bar est un lieu de détente. Il faut donner un peu de voix pour faire plaisir.

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     Mercredi 17 avril : visite de la Cité Interdite. C'est une petite ville dans Pékin, avec ses bâtiments et ses jardins. De grands murs déterminent son enceinte. Il n'y a pratiquement rien dans les grands halls, complètement vidé de son mobilier, que l'on ne peut certainement découvrir quelque part dans un musée. La Cité Interdite est un lieu exceptionnel où il faut aller quand on se trouve à Pékin. Comme le Grand Canyon. Un conseil, présentez votre passeport quand vous achetez votre billet d'entrée, les vieux bénéficient d'un ristourne de 50%. J'ai mangé au buffet de la Cité Interdite dans un très beau bâtiment, une magnifique charpente qui plairait à mon ami Bernard, charpentier de métier.

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    Jeudi 18 avril 2013, chez Mc Do à  9h00. Toujours seul dans ma petit chambre de bonne. Sans table, ni casier, ni étagère où mettre ses affaires, ce n'est même pas un minimum de confort – mais comme disait mon ex-épouse, le confort ramolli. Je me suis levé de bonne heure malgré les bruits de couloir de la nuit dernière. Les Chinois sont en vacances, ça s'entend.  Les fêtes du 1ier Mai ne sont pas loin.

  Ce matin, je suis retourné dans le quartier ancien de Dashilar. Des kilomètres carrés de ruelles et de maisons traditionnelles en voie de destruction pour être remplacées par des immeubles de bureaux ou de beaux appartements. Les derniers habitants sont en train de partir. C'est déjà à moitié détruit, certainement pour encourager les retardataires au départ. Ils ont encore l'eau mais l'assainissement manque. Je vois les habitants vider leurs seaux dans la rue. Pour les toilettes, pas de soucis si ils sont encore apte à s'accroupir dans les toilettes publiques.

  J'aime bien ces petites maisons avec ces jolies portes cochères. Je ne sais pas en quoi sont fait les toits, mais  ils ont meilleure allure que les toits contemporains en tuiles. Les petites maisons d'un étage abritaient un commerce ou un artisan et un logement. C'est maintenant fini dans ces quartiers. La Chine se perd en se modernisant.

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     Vendredi 19 avril 2013. Qu'est-ce que le confort ? Je suis satisfait de ma petite chambre. J'ai un endroit pour m'allonger, l'eau courante, les toilettes. C'est le minimum que j'attends pour me sentir bien. La civilisation, pour moi, c'est le respect des autres. C'est dormir la nuit. Les Chinois, malgré leurs siècles de civilisations, parlent toujours très forts et empêchent les autres de dormir. Les enfants font aussi ça, mais ce sont des enfants. Ce matin, c'était le bouquet, des résidents de l'hôtel qui devaient occuper plusieurs chambres se sont comportés comme si ils étaient seuls à l'hôtel. Parlant fort dès 5h30 du matin pendant trente minutes. Exténué, je suis sorti réclamer le silence par respect pour les gens qui dorment encore. Quelqu'un m'a renvoyé un regard noir comme si j'étais dans mon tord. Les Chinois sont bruyants, quand ils sont sur leur téléphone portable, ils braillent comme des putois, Je ne dis rien sur les crachats, hommes et femmes, crachent en permanence dans la rue. C'est surprenant quand on n'est pas habitué. Et ils poussent forts...je terminerai par là mon coup de gueule. En permanence, ils cherchent toujours  à passer devant vous. Les vélos, mobylettes, triporteurs, tous véhicules font marcher leur avertisseur pour vous écarter de leur chemin. Dans cette ville , celui qui a la priorité est celui qui est plus rapide et qui vient de l'arrière. Comme on n'a pas d'yeux à l'arrière, c'est vraiment difficile de voir d'où vient le danger, surtout dans les allées très passagères. Les sourds risquent gros dans ce pays.

 

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