Vendredi 9 Septembre 2011

bonne et mauvaise humeur

Je vous ai habitué à une parution de bulletin par semaine. La semaine dernière, j'ai glissé une petite page de désolation, dont le titre est de couleurs rouge. Pas rouge sang, mais rouge tout de même. Je n'étais pas content et il fallait que je le dise à quelqu'un. Comme vous avez constaté, j'étais très contrarié de l'heure de programmation à la télévision d'un de mes films préférés : « les Ailes du Désir », avec « Si Loin, Si Proche », ce sont mes films fétiches, si vous me permettez l'expression.

Bien sûr tout s'explique. Les chaînes de télévision ont une entreprise à faire tourner et les films qui sont de véritables créations artistiques, n'intéressent pas grand monde, en fait. La langue de bois règne. On ne peut pas dire que la majorité des Français ne s'intéresse qu'à des conneries. Cela ne serait pas correct. Trop infamant.

Pourtant ces deux films ont été primés à Cannes, pour le premier, il a reçu le prix de la mise en scène et le second a été honoré du Grand Prix, toujours à Cannes. Pas si mal. Malgré cela on présente ces films en pleine nuit. Quand je vois ce que l'on donne aux Français à 20h30 à la télévision, je suis consterné. C'est vrai qu'il y a quelques émissions littéraires, comme la Grand Librairie.

Je ne vais pas en remettre une couche. Je viens de regarder la médiamétrie des radios. France Culture, pour ne prendre que cette station culturelle, fait 0,9% des écoutes globales. Les Français ne cherchent pas à se casser les méninges avec des radios qui diffusent des programmes de qualité !

Cette histoire me fait penser à une autre, différente, dont je voudrais vous en dire quelque mots. Elles ont un dénominateur commun. m : mes goûts dans le choix des films et le choix du grand public. 

Cela s'est passé  à Hourtin en Gironde, en  1996, je travaillais alors comme assistant social au Centre de Formation de la Marine de Hourtin en Gironde. Sur cette base de la marine, en deux mois, les appelés au service national  faisaient leurs classes. J'avais la chance d'avoir de bons rapports avec l'officier responsable du foyer qui programmait chaque semaine un film pour occuper les pauvres appelés pendant qu'ils étaient sur base. Un jour,  il m'a proposé de choisir le film de la semaine. je venais juste de voir un film qui m'avait plu :  « Body Snatcher », film d'action avec des scènes qui vous font dresser les cheveux sur la tête. réalisé par Abel Ferrara,  nominé 5 fois au festival de Cannes de 1993. L'année d'avant Ferrare avait sorti « Bad Lieutenant » film qui s'est taillé un beau succès (mais peut-être pas auprès de tous les publics (...)). On a donc projeté Body Snatcher. J'étais dans la salle. Le film a été sifflé comme le pire des navets. Ce jour-là, aussi, je me suis senti seul. Mais, dans ma ''carrière'' de programmateur, je n'ai pas connu que des échecs ! Quand j'étais surveillant d'externat dans un Collège de Paris, j'organisais parfois des sorties culturelles, un jour nous sommes allés voir « Little Big Man » d'Arthur Penn. Un succès ! Il y a des jours, on est content de sa journée. 

   Il existe cependant des films français, bien construits, qui racontent une histoire dans une langue claire, avec des décors de rêve et facilement identifiables. Et qui plaisent à tous (ou presque) y compris, les Américains. Un de ces films, est « Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain » de Jean Pierre Jeunet. Peut-être notre plus grand succès aux Etats-Unis

 
...............................................................................................................................................................;
 
 
Retour à l'accueil