Blog du 10/09/11. Bonne et mauvaise humeur. Je vous ai habitué à une parution de bulletin par semaine. La semaine dernière, j'ai glissé une petite page de désolation, dont le titre est de couleurs rouge. Pas rouge sang, mais rouge tout de même. Je n'étais pas content et il fallait que je le dise.  Comme vous avez constaté, j'étais très contrarié par l'heure de programmation d'un de mes films préférés sur une chaîne de télévision. Ceci explique cela. "Les Ailes du Désir" et "Si loin si Proche" de Wim Wenders sont des films inconnus de beaucoup de Français, qui mériteraient d'être vus à une heure de grande écoute. Ces deux films ont été primés au Festival du Film de Cannes. Apparemment, ce n'est pas un argument suffisant pour les présenter à 21h.

    Cette remarque me fait penser à autre chose. Quand je travaillais au Centre de Formation de la Marine de Hourtin, j'ai proposé la projection d'un film d'Abel Ferrara (Body Snatcher). Ferrara était un auteur reconnu et apprécié par les cinéphiles. Le film a été projeté sous les sifflets des appelés. J'étais dans la salle. Ce jour-là, je me suis senti seul. Un autre jour, à l'occasion d'une sortie cinéma avec des élèves de 3ième quand j'était surveillant dans un collège, nous sommes allés voir "Little Big Man" d'Arthur Penne. Mes élèves sont ressortis ravis. Choisir un film est une performance. Il faut quand même programmer un film qui a une certaine consistance. Quand on amène des enfants au musée, ce n'est pas pour leur montrer des croûtes insignifiantes. Mais il existe des films qui plaisent à un grand public comme "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" de Jean Pierre Jeunet. L'histoire (presque une fable) est simple avec ces belles images de Paris. Un succès partout, même aux Etats-Unis.

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