Blog du 03/09/11. Humeur vagabonde. Vous l'avez reconnu, j'emprunte ce titre à Antoine Blondin. J'aime beaucoup ces mots :  humeur vagabonde. Je n'aime pas trop la raison qui a trop d'autorité. Le raisonnable me fatigue, il m'a toujours nargué et même humilié. Le déraisonnable me séduit et m'enchante. On est dans la douceur de l'imaginaire, du possible, des demains qui chantent.

    Ce matin, j'ai entendu sur France Culture l'interview d'un écrivain : Jean Rolin. un écrivain errant comme il y en a peu. C'est un ancien Mao-Spontex de Mai 68. Il est reconnu comme journaliste émérite avec le prix de Albert Londres. Je matin à la radio, j'avais l'impression d'entendre parler Jack Kerouac ou Joseph Conrad. Très rafraichissant, ce retour dans le passé. Mes errances personnelles, qui n'ont évidemment pas le statut de littéraires, mais, n'empêche, je suis attentif aux pérégrinations des écrivains errants un peu fou qui font de leur vie quelque chose comme un feu d'artifice. Antoine Blondin qui jouait à la corrida avec les voitures devant les "Deux Magots" à Saint Germain des Prés. La vie est toujours plus radieuse quand elle sort du quotidien. Jean Rolin a aussi parlé du film de David Lynch, Mulholland Drive. Un de mes films cultes. L'année dernière, je suis même allé sur les traces du film en me rendant sur Mulholland Drive à la recherche des images du film. De la réalité, je cherchais la fiction. C'était idiot mais cela me faisait énormément plaisir. Promenade justifiée.

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    Maigrir. Pour beaucoup, c'est une nécessité. Pour d'autres, une obsession. Vouloir maigrir n'a rien d'anodin. En fait pour maigrir sérieusement, il faut mener une bataille contre les supermarchés, les boulangers, les pâtissiers, les charcutiers, tous ceux  qui vendent de la bouffe, bonne ou mauvaise. Je sais de quoi je parle. Depuis que les médecins m'ont déclaré diabétique, j'essaie de gérer ma maladie sans médicaments. Je cherche à maîtriser ma maladie en travaillant sur les exercices physiques et sur l'alimentation. Pour les exercices physiques, ce n'est pas trop difficile avec un peu de volonté. Comme je n'ai jamais été sportif, j'ai opté pour la marche. Au début, je marchais 20 minutes, pratiquement tous les jours, j'en suis aujourd'hui à 1h10. Petit à petit, je m'améliore.  Mon médecin traitant m'avait dit l'homme est fait pour la marche. Je marche aujourd'hui 1h10 par jour, sauf quand il pleut toute la journée. Ce qui n'est pas rare en Alsace.

    Pour la nourriture, c'est beaucoup plus complexe. Quand on m'a trouvé malade, je pesais 85 kg. C'était un peu enveloppé, mais pour une taille de 1,80, c'est encore considéré comme normal. Le médecin m'a tout de même conseillé de perdre 5 kg. En 6 semaines, c'était fait,. Je me trouvais tout de même encore trop bien portant et j'ai perdu 5 kg supplémentaires au cours des mois suivants. Au cours de mon dernier voyage aux Etats-Unis, mon alimentation s'est trouvée perturbée. A mon retour, mes analyses médicales n'étaient pas bonnes. J'ai décidé de maigrir de 5 kg supplémentaires. J'entre maintenant dans mon cinquième kg perdu. Je retrouve le poids de mes 18 ans : 70 kg. J'en suis ravi. Perdre tous ces kg, c'est bien pour sa silhouette mais aussi bon pour sa santé car cette accumulation de graisse est une réserve inutile. Je ne crains pas la pénurie alimentaire. 

    Mais pour garder la ligne, et à fortiori maigrir, c'est une véritable galère. Que l'on soit jeune ou vieux, bien manger c'est un plaisir incontournable. Le sucré, le salé, la bonne graisse, que l'on appelle (pour plus de discrétion, lipides, aujourd'hui). Grâce à cette alchimie magnifique, que l'on appelle la cuisine, on fabrique des plats savoureux qui nous rendent peut-être pas heureux, mais bien. Penser limiter ce bien-être est un véritable calvaire. J'ai, tout de même, réussi à perdre 15 kg, que je ne voudrais pas reprendre.

    Comment ai-je perdu tous ces kg ? Je vais vous le dire tout de suite. Ma méthode n'est pas compliquée. Elle n'a rien de scientifique, comme le régime Dukan. Ma méthode ne sera jamais recommandée par les médecins car c'est une méthode trop dure, obsessionnelle, impitoyable.  J'utilise une balance, un cahier et un crayon. C'est tout. Je note tout ce que je mange. J'écris  en détail ce que je mange. Par exemple à midi, j'ai mangé une petite assiette de haricots rouges en salade, avec un peu d'assaisonnement, huile et vinaigre, deux petits filets de poulet pané et une assiette de riz basmati avec du beurre, en dessert un yaourt mélangé à de la crème de marron, j'ai bu une verre de vin (12cl). Je note tout ce que je mange, même ce que je 'grignote' en dehors des repas. Pourquoi je note tout ? C'est simple. Pour m'empêcher l'envie de manger. Le contrôle de mon poids couplé avec la nourriture prise, voici mon équation quotidienne. La preuve par neuf de ce qu'il faut manger et ne pas manger. Cela fait malade, je vous l'accorde. Pour moi, c'est le prix que je paye pour retrouver mon bon poids. Je compare ce que je mange avec ce que je pèse sur la balance.....et ça marche.

      Nous vivons dans un monde où les sollicitations à manger ou à boire sont immenses. Nous disposons maintenant de produits alimentaires élaborés en laboratoire pour qu'ils soient d'un goût acceptable et même plus, même s'il ne valent rien au niveau nutritionnel. Quand on est sédentaire comme moi, même si je fais ma marche quotidienne, on besoin de très peu de nourriture pour vivre. Je pourrais bien sûr faire des repas plus copieux en ne mangeant que des légumes. Je n'ai pas envisagé cette option parce que je veux garder ma bonne humeur. Les légumes me rendent tristes. Voici le traitement que je me suis affligé. C'est peu coûteux et je contrôle ainsi mieux la glycémie de mon diabète, sans prendre de médicaments.

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