Mardi 14 mai 2013, à 5h50

  Le décalage m'affecte toujours autant, même, il n'était pourtant que de 6 h avec Pékin. Il ne me rend pas malade, il me désoriente seulement. je finis par m'en amuser. Depuis mon retour (samedi 14h30) je ne fais pas mes nuits. Je dors des périodes de 3 ou 4 heures. C'est rigolo. Mon corps fait de la résistance, il cherche ses repères.

  A peine de retour de Chine, me voici en partance pour le Festival du Film de Cannes. Quand j'ai pris mes billets d'avion pour l'Asie, je ne connaissais pas les dates du festival et surtout...je ne savais pas si j'aurai envie d'y aller. Comme mes distractions sont réduites dans mon coin d'Alsace, j'ai pensé que l'ambiance de Cannes me ferait encore du bien cette année. Pour certaines personnes, c'est le bon air qu'ils leur faut : la moyenne montagne, comme la Haute Provence. Le bon air pour moi, c'est une ambiance de fête non fêtarde, une fête studieuse, une fête intériorisée. On n'a pas besoin d'être très intelligent pour distraire les cellules de son cerveau. La première condition est de ne pas avoir de complexes. L'année dernière, à Cannes, quand j'écrivais quelques lignes sur les films que j'avais vus la veille, je me disais : qu'est-ce que je fous à écrire mes âneries sur les films, alors qu'il y a de très bons journalistes  qui écrivent d'excellents papiers sur ces mêmes films ? Je me suis vite ressaisi. Je me suis dit, ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui font bien les choses que je dois fermer ma gueule. Mêm chose pour le type qui construit sa maison seul, sans connaissances très fines de l'art de construire une maison, sans être architecte. J'ai vu, il y a bien longtemps la maison du Facteur Cheval dans le Sud de la France, il y quelques années déjà. j'ai été émerveillé par la force de détermination de cette homme. Il a créé ce que j'appellerai un art paën. Quelque chose qui lui est propre, hors des écoles officielles.Ce n'est pas vraiment de l'art, mais c'est quand même une référence. Je pense que l'on doit rester actif, face au monde. Le guide touristique est mon pire ennemi. Non pas qu'un guide (ou un ouvrage à l'intention des touristes) dit des conneries (quelque fois quans même), mais quand on l'écoute trop attentivement ce qu'il dit, on a tendance à gober ce qu'il dit, c'est du tout mâché. J'avais acheté Lonely Planète avant mon départ en Chine. Toutes les trois pages, on peut y lire "à voir absolument", "incontournable", cela m'a tapé sur les nerfs. La ville de Shenzhen ne figure même pas dans l'ouvrage, alors qu'elle comptait 2 millions d'habitants en 2010.

  Sur ce chapitre de la vie comme mode d'expression individuelle. je me souviens avec nostalgie des soirées que j'ai passé avec mes amis dans les années 60 quand nous allions au cinéma. Le samedi autour d'un petit repas nous discutions des films que nous avions vu pendant la semaine. je me souviens encore bien d'une discussion très animée autour du film de Paola Pasolini "Théorème". L'histoire de l'arrivée d'un personnage mystérieux, d'une étrange beauté, qui débarque dans une famille bourgeioise italienne. Je me souviens de mon copain allemand qui s'est levé de table pour mieux développer sur point de vue sur le film. Elles me manquent, ces discussions où nous donnions un sens, sans cesse renouvelé, de la vie.

  Aujourd'hui, l'enthousiame a pris une autre forme. Je me suis adapté à la solitude. Avec le Festival du Film de Cannes, je suis seul, avec les autres et le cinéma, comme le glaneur qui remasse le fruit oublié, les quelques haricots tombée de la marchine à récolter. Je ne me plains pas, bien heureux de pouvoir encore le faire. 

 

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La Chine, les dernières photos

  J'ai fait 250 photos au cours de mon dernier voyage, il me reste quelques photos que je peux mettre sur le blog. Comme nous sommes envahis de photos et de vidéos, j'hésite toujours avant de mettre les miennes. Ce sont mes souvenirs, mais sûrement pas les vôtres.

 

  Ces vieilles portes qui seront dans quelques mois ou quelques années démolies, je vous les confie en quelques sortes. des petits biens, des petites choses, si on les compare aux magnifiques portes des chateaux et les palaces impériaux chinois où les touristes se pressent pour les contempler. Moi, j'ai regardé tout seul ces portes qui m'ont beaucoup ému. 

 

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      Les restes des dernières ruelles de Pékin

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Deux gros bêtes sur la façade 

du magasin Louis Vuitton de Shenzhen.

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      Encore une tour

tout un symbole sur l'énergie des Chinois

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La plage de Vladivostok

le pédalo tout habillé,

avec le froid qu'il fait, c'est quand même mieux

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