Mercredi22 mai à Saint Louis

  Je me suis échappé du Festival de Cannes. Lundi à midi, j'ai profité d'un petit rayon de soleil pour quitter Cannes et son cinéma. Je commençais à me fatiguer des longues marches que je devais endurer sous la pluie entre ma voiture, Le Mc Donald's Restaurant, le Carrefour Market (pour acheter mon casse-croûte) et les éternelles queues pour voir un film, sans être d'ailleurs sûr de pouvoir  rentrer en salle.

  Comme je suis descendu par la vallée du rhône, j'ai décidé de remonter par Gênes, Turin et le Tunnel du Grand Saint Bernard.

Premier Consul, Bonaparte,

au passage du Grand Saint Bernard

peint par David  

LImage illustrative de l'article Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard

 

  Arrivé au Val d'Aoste, j'ai pensé faire une halte. J'avais déjà fait cette excursion il y a quelques années quand j'ai découvert que cette région est restée française jusqu'en 1860 et que le français était toujours la langue officielle avec l'italien, de cette région. Cette région ne faisant pas parler d'elle, on a un peu oublié son histoire très liée au Duché de Savoie et à la France.

 

**

 

 

Cannes,

au lever du jour,

quand on pouvait encore espérer une belle journée.

DSCN0972

 

**

 

 Ce magnifique bateau a choisi la nuit pour mouiller dans la baie de Cannes,

les autres yachts ont fui le mauvais temps.

DSCN0973

 

**

 

Un immeuble cannois que je ne saurais qualifier.

Il est bizarrement logé entre deux rues, ce qui qui expliquent sa forme.

Avec le soleil du petit matin, il m'a fait bonne impression. 

 

DSCN0984

 

      **

 

  Lundi 20 mai, j'ai vu mon dernier film : "l'été des poissons volants" (El verano de los peces voladores) de Marcela Said. L'histoire d'une dramatique cohabitation entre des propriétaires terriens d'origine espagnole et la population locale amérindienne, au Chili. Le film est bien fait. La confrontation des natifs et des colons est bien marquée. Mais est-ce encore la réalité ? Les populations indiens sont-elles encore les serviteurs humiliés des propriétaires terriens quand c'est montré dans le film ? A la différence du film de Tarantino, Django, qui traite de l'esclavage au 19 ièm siècle, le film de Marcela Said, situe son film aujourd'hui. Est-ce une caricature du Chili moderne ?

 

**

 

lundi matin chez Mc Do

  Hier, j'ai vu un beau film anglais de Paul Wright "For those in peril". L'histoire d'un drame de la mer. Un chalutier qui appareille avec six pêcheurs quine rentre pas au port. Un seul homme est retrouvé et on ne sait rien du drame. Le survivant est frappé d'amnésie. Comme dans beaucoup de situation de ce type. Le survivant culpabilise et la population locale le pousse à ça. Surtout si le survivant n'était pas bien vu par la population. Un deuxième drame est traité dans ce film. Le survivant a perdu son frère ainé dans ce drame, ce frère avec lequel il avait une relation symbiotique. Deuxième drame traité dans ce film. C'est bien fait. je n'ai pas tout compris. Je pourrais le revoir avec plaisir.

 

**


 Hier après-midi, j'ai fait une charmante rencontre au bureau du tourisme de Cannes.Florence, une Française qui a vécu une partie de sa vie aux USA. Elle est rentré en France rongée par la nostalgie de son pays. Je lui ai dit que c'était bien dommage de quitter l'Amérique après 25 années. Elle a 20 ans de moins que moi. Comme je ne suis pas Picasso ou Clemenceau ou Chaplin....Je suis hors compétition. Il des jours, c'est dur d'être vieux et commun mortel.

 

**

 

Cannes dimanche 19/05/13

  Le soleil est enfin revenu sur Cannes. Hier,Nous avons eu une pluie qui a transperçé mon veston, malgré mon parapluie. Des conditions impossibles pour se rendre d'un endroit  à un autre. Parce que ici, on marche beaucoup, c'est excellent pour la santé à condition d'avoir un support météo minimum.

  Ce matin , j'ai vu un bon film qui mérite au moins une deuxième projection tant il était dense. Il s'agit de " For those in peril " de Paul Wright. Un film sociétal, c'est vrai, mais il met en scène des comportements humains qui excluent certains de leurs membres pour x raisons. Dans ce film, il s'agit d'un naufrage de bateau de pêche où l'unique survivant  est un jeune qui n'était pas très apprécié par la collectivité. Pour la collectivité, c'est le choc. Au lieu de soutenir le rescapé, on fait tout  pour le détruire et le faire culpabiliser. Ils finissent par le détruire. L'histoire est bien décrite, c'est poétique, l'anglais glisse tout seul, un enchantement. Je n'ai pas tout compris de l'histoire. les bons films me demandent du temps. C'est bon signe.

 

**

 

Cannes samedi 18/05/13

  Hier J'ai réussi à voir un film indien : Ugly. Un thriller. J'ai vraiment du mal à supporter le rythme des films indiens.  C'est dur. La violence physique y est omniprésente. C'est un film policier, on ne peut s'attendre à autre chose. Quand les films indiens parlent d'amour, c'est de l'eau de rose, des heures de soleils couchants, de regards amoureux qui traînent en longueur.

  Pour le film policier d'hier, en plus de la violence, l'intrigue, bien que bien montée, était trop longue et toujours cette violence. Le cinéma étant le reflet de la société, on peut dire que l'Inde est encore un pays qui a besoin de calmer ses passions et douter un peu plus de ses valeurs. Quand on doute, on continue à chercher la vérité sans trop casser.

 

**


  J'ai été invité à dîner avec des amies du Conseil Général des Bouches du Rhône. Elles sont maintenant journalistes, avec une spécialité cinéma et culture. Elles sont accréditées par le Festival. C'est quand même mieux pour voir des films. Des amies qui sont passées du travail social à la culture. Comme quoi, avec de la motivation et des capacités intellectuelles, nos carrières professionnelles peuvent évoluer.

  En compagnie de mes amies, nous sommes passés vers 19h30 devant le barnum de Canal +, l'émission en direct avait été annulée, des jeunes racontaient tout émus, l'événement de la soirée. Un type aurait sorti un pistolet à grenailles souhaitant se suicider devant les caméras de la télévision.  Cet événement fait suite à un autre de la semaine dernière quand un homme s'est suicidé devant des enfants dans une école. 

 

**

 

Cannes vendredi 12h00

  J'ai vu "The selfish giant" de Clio Barnard. Film bien écrit. On ne s'ennuie pas, mais on soupçonne trop vite le drame qui va se jouer avant la fin du film. Une meilleure intrigue n'aurait pas gêné. C'est une histoire d'enfants d'un quartier très difficile où la pauvreté domine la vie sociale. Des enfants vont parfois très mal psychologiquement, Les parents font ce qu'ils peuvent mais leur autorité sur les enfants n'est pas suffisante. les jeunes se font exclure de l'école et cherchent à gagner quelques sous en récupérant de la ferraille et parfois en coupant les cables électriques pour se faire encore plus d'argent. Alors survient le drame que tout le monde attend. La  présence de chevaux et de courses au trot chez les ferrailleurs,  est ce qui m'a le plus intéressé. Une terrible course sur une route a été magnifiquement filmée. Mieux que Ben Hur. La scène que je retiendrai du film.

 

**


 Vendredi 7h00 Mc Donald's Cannes

  Je suis arrivé sous la pluie. Le Festival est commencé depuis hier soir. Je suis allé à la Semaine de la Critique chercher des invitations pour les prochaines 48 heures. J'ai acheté une plaque de 6 billets à la Quinzaine.  Mon premier film, a été un raté. Salvo. Plus d'une heure d'attente pour ne pas rentrer. Un vieux monsieur a pourtant tenté de trouver une place, poussé par une dame bienveillante, il  a réussi à remonter la file d'attente, au grand dam de certains festivaliers. Certainement, un vieil amateur du septième art qui n'arrive pas à décrocher. 

  Nous avons eu quelques heures  de beau temps dans l'après-midi. Je me suis rasé dans la voiture, derrière le parebrise, je transpirais à grosses goutes. La nuit dernière, j'ai déplacé mon véhicule. J'ai trouvé une belle place où je devrais être tranquille pendant toute la durée du festival. Hier soir, j'ai mis mon constume de soirée, acheté en Chine. Je suis sorti sans mon parapluie bleu et blanc, pensant que ces couleurs ne convenait pas pour cette occasion. Peine perdue, la pluie a recommencé à tomber et j'ai bien été obligé à acheter un autre parapluie à un vendeur à la sauvette. Il y en a des dizaines à cannes. Quand il fait beau, ils vendent des lunettes de soleil et des chapeaux, avec la pluie, c'est le tour des parapluies.

  Ma tenue de rigueur n'a servi à rien car je n'ai pas trouvé de place pour la séance à la sélection officielle de 20h30.

 

*****

****

***

**

*

 


Retour à l'accueil