Je suis maintenant à Bucarest, ville complexe avec ses traditions culturelles (danses et chants) et traditions économiques (pots de vin). Je rigole. J'habite pour l'instant chez une copine... Une jolie roumaine de 54 ans rencontrée sur internet. Le surf sur le web m'a amené dans le pays du Seigneur Dracula, à la triste réputation que vous connaissez.
  Pour le moment, les journées passent vite. Dans une ville toujours en mouvement. La circulation automobile est telle que pour effectuer une démarche, je passe deux heures dans les embouteillages. Les transports en commun, c'est bondé. Et puis je veux être capable de me repérer dans la ville, alors je prends quand même la voiture. Habitué à la circulation parisienne, je ne me laisse pas imprressionné par l'agressivité des  automobilistes roumains. Ils conduisent comme les Français des années 60, avec quelques coups de klaxons en plus.
Je n'ai pas l'esprit à la rédaction du blog, trop surbooké par ma nouvelle viie.Je dois faire mon papier, signal de mon existence. Pas encore bouffé par les petites bêtes...Mais, il se passe trop de choses ici et trop vite. Je ne vois plus passer les canettes de bières... De quoi faire une page du blog par jour.
  Côté amour et sexe. Je suis maintenant installé dans la routine dorée. Oui, en quelque sorte. J'ai rencontré quelqu'un qui sait calmer mes inquiétudes et mes envies de retour au pays ou mon désir de reprendre le chemin des grands voyages. Alors je me laisse aller au sexe sans inquiétude du lendemain.
  Fini les frustration/sublimations du passé. je ne chante plus de louanges sur la beauté des femmes sur l'oreiller. Je profite tout simplement de leurs charmes au quotidien.  Comme les hommes mariés le font tous (I think). 
  Pour revenir au pays, à la vie ici au quotidien. Il y a évidemment beaucoup à dire. A chaque bulletin, je vous en dirai plus de ma vie quotidienne dans ce pays aux manières un peu frustres. On est facilement bousculé sur les trotoirs. Les gens ne s'en aperçoivent même pas. On joue facilement des coudes dans les transports en commun, sur les trottoirs et les supermarchés. Il faut que je m'habitue.
  Les chiens me tapent aussi sur le système. A Tahiti, c'était pareil. De nombreux chiens errent dans la ville. La nuit, ils leur arrivent de hurler. Un concert de hurlements. Des manifestations de chiens. Font-ils exprès pour empêcher les gens de dormir ? Un protestation de chiens abandonnés ? En plus des chiens nous avons droit aux alarmes des voitures qui se déclenchent au moindre coup de vent. Les nuits sont loin d'être calmes à Bucarest.
  Comme j'ai commencé à le dire la dernière fois, les prix sont souvent excessifs dans ce pays. Nous sommes allés à Carrefour samedi dernier faire notre shopping. Il y avait beaucoup de clients, et pas que des promeneurs, des acheteurs....Il paraît que les Roumains dépensent une grande partie de leurs ressources dans l'alimentaire. Les prix sont souvent les mêmes qu'en France.
  Avec des salaires quatre ou cinq fois moins élevé...Je ne sais pas comment ils font pour boucler les fins de mois.? La débrouille ? Le travail au noir ? Les pot de vin ? Les émigrés et leurs dollars ou euros ?
  Le climat en Roumanie ? Pour l'instant aucun signe de froid. Il paraît que cela va venir. J'attends la suite. Les chauffages collectifs sont quand même allumés. Pour rien, évidemment. Reste de la bureaucratie communiste, je suppose.
On utilise aussi allégrement l'eau froide ou chaude et le gaz dont le compteur est collectif....une bizarrerie,  aussi cadeau du communisme.
  Je me suis mis à la langue roumaine. Un peu coriasse tout de même. Je commence à regretter l'allemand.
  Voilà, mes amis, mon petit message du jour.
  Je terminerai encore par ces quelques mots que je ne comprends pas vraiment mais que j'affectionne, dont j'ai déjà fait usage ici.

Alors de quoi se plaint le peuple ?
[ Réponse du valet : Il veut du pain, Monseigneur]



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