J'ai maintenant pris l'habitude de faire une petite marche, que j'appelle mon parcours de santé. Je vais de chez moi à l'aéroport de Bâle. Une heure de marche.
  J'aime regarder les avions. Les décolages. Les atterrissages. Les attentes sur le parking. Tout me plaît. Les avions sont des moyen-courriers, des TR ou des Boeings, il doit y avoir des Airbus. Je ne sais pas trop les distinguer. Cette semaine, l'établissement public a organisé une fête aérienne  pour commémorer le 60 ième anniversaire de sa création.
 Des milliers de gens sont venus admirer les machines volantes et  les acrobaties aériennes de leur pilote.  Les braves gens aiment le danger dans les nuages. Ils voudraient bien être là-haut crispés sur le manche à balai des gouvernes. Un rêve d'enfant. La haute voltige oui, mais, sans trop de risques, comme dans les fêtes foraines.  Ils n'étaient pas avore en applaudissements. Personnellement, je n'aprécie pas trop les cascades dangereuses. Se mettre en danger pour séduire, ne me paraît pas ce qu'il y a de mieux à faire pour plaire.
   J'ai une petite anecdote à raconter concernant les dangers liés au transport aérien, hors du jeu de la séduction et du spectacle.Je suis rentré la semaine dernière de Bucarest. Une escale était prévue  à Düsseldorf en Allemagne. L'avion s'est posé sur la piste par  un fort vent de travers. De mon siège, je pouvais voir  l'avion battre des ailes. Je devinais les efforts du pilote pour garder son avion en ligne, en bonne position pourl'atterrissage. L'appareil s'est posé en douceur, comme si rien n'était. J'aurais pu applaudir pour saluer la compétence du pilote. Je n'en ai rien fait.Je savais que j'aurais certainement été le seul à le faire. Les autres passagers ne semblent pas s'être rendu compte du professionnalisme.
  Les Anglais ont une excellent mot pour exprimer cette reconnaissance : ""acknowledgement""
  Tous mes remerciements, quand même, au pilote du vol LH 3429 de la Lufthansa, en ce 24 Octobre 2006 à Dusseldorf.

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