Encore la Roumanie*
25 oct. 2006


Le palais du gouvernement, blog du 25.10.06.
L'architecture de Bucarest est très contrastée. On voit de belles maisons bourgeoises du 19 ième au style flamboyant, où sont installés des bureaux publics. Le dernier secrétaire général du Parti Communiste a fait construire un palais gigantesque. A la télé, on ne se rend pas compte de l'énormité de la chose. Les Roumains semblent s'y être habitués. On n'efface pas d'un coup de baguette les traces du passé. On s'en accommode.
Des pauvres, on en voit beaucoup et partout. Des mal fringués, accrochés de leur éternel sac à provisions au bras, pour ne pas manquer de récupérer quelque chose au passage d'une rue.
Et la vie est chère à Bucarest ! Les produits manufacturés coûtent le même prix qu'à Paris. J'ai vu la Citroën C1 en vente à 8150 euros (la Logan est peut-être un peu moins chère), même chose pour les ordinateurs, le mobilier, etc.
D'après ce que j'ai entendu, il existerait une mafia très organisée en Roumanie qui profiterait bien de la situation économie du moment. Les autorités semblent avoir le plus grand mal pour la déloger (le souhaitent-elles vraiment ?).
Mais en dépit des aléas et de lourdeurs de la vie roumaine, les gens n'ont pas perdu l'habitude de cuisiner de bons plats. .J'ai eu l'occasion de manger des mets très fins, cuisinés à la maison. Je ne serais pas si élogieux pour le vin roumain, cher et de qualité médiocre.
Hormis ce mauvais point, je peux vous dire qu'on se régale en Roumanie et pour encore pas très cher si on perçoit un salaire de l'UE.
Qu'est-ce que je peux dire d'autre ? Qu'il règne dans la ville un vieux parfum des pays de l'Est. J'ai repensé à Prague des années 60 sous Novotny. La capitale de la Roumanie mériterait bien un grand chantier pour lui redonner un peu d'éclat : comme par exemple refaire ses trottoirs défoncés et ravaler ses immeubles noircis par la pollution et le manque d'entretien
Je n'ai rien dit des magnifiques églises orthodoxes. Oui, elles sont très belles à l'intérieur, toutes couvertes d'icones et éclairées de cierges de toutes dimensions. J'en ai visité une un dimanche matin au moment du service. Le prêtre ressemblait lui aussi à une icone, drapé comme il l'était de sa brillante chasuble et coiffé d'une mitre couverte de dorures.