Le Palais du gouvernement 
 



  Je rentre de Roumanie après un séjour de 10 jours. Que du positif. Attendons la suite. L'entrée dans l'Europe est bien proche, dans quelques semaines. Les Roumains espèrent des retombées positives sur leur pays, qui en a besoin. les salaires, dans ce pays, sont modestes.
  Il y a beaucoup à faire  pour rattraper le  retard économique par rapport aux autres pays de la Communauté Européenne. . A 4 heures de vol de Paris, la traction animal laboure et tire les remorques. En banlieue de Bucarest, j'ai vu, jusqu'à  4 carrioles tirées par des chevaux avant de voir une automobile.
  Que dire de la ville de Bucarest ? C'est une ville qui compte 3 millions d'habitants, avec un bon réseau de transport en commun, toujours saturé. Les habitants de Bucarest sont toujours en déplacement. Je me suis toujours demandé où ils pouvaient aller dans leurs déplacements quotidiens.  Ils sont toujours en mouvement...Le métro, dont les rames ont été fournies par Bombardier (l'entreprise canadienne maintenant très connue), est moderne et efficace.
  L'architecture de Bucarest est très contrastée. On peut y voir de belles maisons bourgeoises du 19 ième au style flamboyant, où sont installés des bureaux publics. Le dernier secréraire général du Parti Communiste a fait construire un palais gigantesque. A la télé, on ne se rend pas compte de l'énormité de la chose. Les Roumains semblent s'y être habitués. On n'efface pas d'un coup de baguette les traces du passé. On s'en accommode.

  Dans un pays où les travailleurs gagnent entre 100 et 200 euros par mois, Ibis placarde fièrement sa publicité : les chambres sont maintenant à 99 €  la nuit et le petit déjeuner à 9 €.  Oui, La Roumanie est bien, en ce moment, un pays qui fonctionne à deux vitesses. Un français qui vit en Roumanie depuis 8 ans m'a dit qu'il n'y avait ici que des riches et des pauvres. Pas de classes moyennes. La Roumaine que j'ai visitée, économiste de formation, gagne 200 euros par mois dans une petite entreprise d'Import-Export qui vivote. 
   Des pauvres, on en voit beaucoup et partout. Des mal fringués, accrochés de leur éternel sac à provisions au bras, pour ne pas manquer de récupérer quelque chose au passage d'une rue.
  Et la vie est chère à Bucarest !  Les  produits manufacturés coûtent le même prix qu'à Paris. J'ai vu la Citroën C1 en vente à 8150 euros (la Logan est peut-être un peu moins chère),  même chose pour les ordinateurs, le mobilier, etc.
D'après ce que j'ai entendu, il existerait une mafia très organisée en Roumanie qui profiterait bien de la situation économie du moment. Les autorités semblent avoir le plus grand mal pour la déloger (le souhaitent-elles vraiment ?).
  Mais en dépit des aléas et de lourdeurs de la vie roumaine, les gens n'ont pas perdu l'habitude de cuisiner de bons plats. .J'ai eu l'occasion de manger des mets très fins, cuisinés à la maison. Je ne serais pas si élogieux pour le vin roumain, cher et de qualité médiocre.
  Hormis ce mauvais point, je peux vous dire qu'on se régale en Roumanie et pour encore pas  très cher si on perçoit un salaire de l'UE.

  Qu'est-ce que je peux dire d'autre ? Qu'il règne dans la ville un vieux  parfum des pays de l'Est. J'ai repensé à Prague des années 60  sous Novotny. La capitale de la Roumanie mériterait bien un grand chantier pour lui redonner un peu d'éclat : comme par exemple  refaire ses trottoirs défoncés  et ravaler ses immeubles noircis par la polution et le manque d'entretien
  Je n'ai rien dit des magnifiques églises orthodoxes. Oui, elles sont très belles à l'intérieur, toutes couvertes d'icones et éclairées de cierges de toutes dimensions. J'en ai visité une un dimanche matin au moment du service. Le prêtre ressemblait lui aussi à  une icone, drapé comme il l'était de sa  brillante chasuble et coiffé d'une mitre  couverte de dorures.
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