Le vent qui arrache tout,

Le vent qui rend fou

Le vent des tourbillons
Celui des marins....

Je pourrais continuer longtemps comme ça tellement le vent énerve les esprits et les tempérements.


Oui, mon petit coin de paradis ressemble maintenant à la Crau (le soleil en moins). Nous recueillons, en ce moment, toutes les dépressions du secteur. Elles sont humides et nous arrivent toujours de l'Angleterre, toujours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sempiternels refrains du bulletins météo....les dépressions succèdent aux dépressions. Le mauvais temps au mauvais temps...
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   Les travaux sur ma maison avancent doucement. Plus une cabane qu'autre chose.  C'est suffisant. je vois dans la presse que vivre dans une cabane devient trendy. Une cabane dans un arbre me suffirait amplement.
           J'ai maintenant achevé la moitié de ma terrasse. J'ai choisi du bois du  exotique, lourd et dur, du Mezilaurus Spp (nom commercial Itauba). Le transport a coùté cher en CO2. Je présente mes excuse à dame nature. C'est le prix à payer quand on veut du bois qui résiste bien aux champignons,termites et autres insectes friants de bois tendre. La terrasse sera là quand la maison aura disparue. C'est la première fois que je travaille sur du bois exotique.. Ils ont tous des noms qui invitent aux voyages. Aux longs drinks le soir,  sur les terrasses de villas de grandes propriétés d'Amérique du Sud.

La nouvelle terrasse aura 3 mètres sur 2, au lieu de 1,40 mètres sur 6. Elle sera suffisamment large pour y mettre une table et ses chaises. Elle est côté est, donc protégée, en partie, du vent d'ouest.
Il y a quelques jours, j'ai revu à la télé un documentaire sur les derniers mois de vie de Marilyn Monroe, à la lectures d'enregistrements conservés par son psychanalyste. Cela fait deux fois que je le vois. Je pourrais le revoir une nouvelle fois. Cette femme est un grand mystère. Sa célébrité ne faiblit pas. La photographie et le cinéma l'ont rendu célèbre. Les hommes n'avaient d'yeux que pour elle, et ce n'est pas fini. Elle offrait plus que les autres jolies femmes de l'époque. Symbole du sex appeal, elle fait rêver. Grace aux images, elle  est toujours là, belle, parfaite, elle est "trop", comme les jeunes disent aujourd'hui. Mais ...... le petit film montre une belle plante balottée, sans résistance intérieure, une vie sans mesure ni boussole, une femme-enfant dans un corps de déesse.
Voilà, quelques lignes sur ma vie sous le vent. Je continue la lecture de "Are you somebody" en anglais, de O'Faolain. Encore une biographie d'exception, une femme a-part, une femme intelligente, sensible, une militante féminine à sa manière. Une femmes comme je les aime..
Sur un tout autre registre, j'ai encore été troublé par le sort que les militaires du Myanmar (Birmanie) font de Aung San Sukyi (prix nobel de la paix de 1991). La junte militaire au pouvoir se ridiculise au yeux de l'opinion publique mondiale. Je suis dégoûté de ces gens-là. Quelles sont les raisons d'Etat qui peuvent autoriser pareilles attaques contre les libertés individuelles et les droits de l'homme ? Et la répression contre la population et les moines, il y a un an ou deux.
Voilà, encore une page de vie ordinaire de quelqu'un très ordinaire qui aime le bon vin et les jolies femmes.
 Et le reste ? Quel reste ?



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