Kennedy Airport, blog du 09.07.09 à 16:49.
 
J'arrive très tôt à l'aéroport, je n'aime pas faire comme au cinéma, arriver en courant au dernier moment.  Mon vol est prévu pour 18:00. Il n'est même pas midi et je suis déjà là à attendre mon vol,, assis dans un fauteuil de la classe affaires qu'un hôtesse de la British Airways a bien voulu m'offrir ( un privilège de la vieillesse), on m'a aussi donné le code pour la connexion WI-FI. J'ai quelques minutes pour faire le bilan de ce voyage. D'abord, j'en tire beaucoup de satisfactions. Presque un plaisir du devoir accompli. Je ne me sens nullement frustré des "belles choses" que j'aurais pu rater. Comme celles qui sont dans les musées. J'ai bien vu New York. Je sais maintenant me retrouver dans la ville. J'ai découvert, par hasard, la gare de Grand Central, j'ai revu l'Union Station de Washington. Absolument magnifique. A voir absolument. J'ai discuté avec beaucoup de gens. Pour la plupart, des gens qui aiment leur pays (face à un étranger...OK), mais tout de même. J'ai aussi rencontré des pauvres qui courent après les food stamps (aide sociale pour manger). J'ai vu des gens obèse qui faisaient la manche pour "manger". J'ai vu et discuté avec des Black-Américans assis sur les marches devant chez eux pour discuter avec les gens de passage. C'est un caractère des Blacks, ils aiment bien discuter et s'intéressent aux gens. Je me suis fait interpeller plusieurs fois. Les Latinos, jamais. Je rencontre les Latinos dans les cafés latinos. Ils sont très forts pour faire de la bonne bouffe à pas cher. Ils sont bons commerçants, très souriants et amicaux. Les Afro-américains sont plus durs dans les commerces, pas très souriants aussi. Bien sûr, ce n'est pas toujours vrai. pas plus tard que, il y une heure, je voulais acheter un sandwich chez Subway. Trois vendeuses afro-américain  étaient disponibles, comme je ne savais pas exactement ce que je voulais, elles se sont impatientés et ont été très désagréables. Elles n'ont pas su servir un étranger qui ne connait pas le fonctionnement des restaurants Subway. La direction de Subway pourrait mieux former son personnel.
Oui, je suis content de moi. A l'âge de la retraite, où on a tendance de tout préparer, de tout calculer pour ne manquer de rien. Je me suis tous les jours dans l'incertitude et l'inconfort. Où dormir, où et quoi manger, comment se laver, faire sa lessive, trouver des centres d'intérêts, les connexions à internet, recharger les batteries du portable, éviter les pièges de la circulation, chercher un lieu sécurisé avant la tombée de la nuit pour dormir.....
Je me suis senti comme un vrai voyageur, fragile, dépendant des autres pour tout ou presque. C'est cette dépendance qui est la plus gratifiante. Je me suis senti comme porté par ces pays. J'ai vu de belles choses et des gens chaleureux. J'ai quand même bénéficié d'un ticket favorable. Les  vieux qui voyagent seuls sont rares, presque inexistants. Ca intriguent, ca questionne. Qui c'est celui là ? Un autre point favorable, est la maîtrise (relative) de la langue. Parfois j'ai du mal à comprendre ce qu'ils disent en américano-anglais. Mais en gros, je m'en sors. Je peux toujours avoir une vraie conversation avec les américains. C'est plus facile pour réussir un voyage. Je compare toujours avec la Thaïlande qui est un beau pays. Mais sans être capable d'avoir une vraie conversation avec la population, on arrive à rien. Je vais devoir arrêter là, notre petite conversation car j'ai la connexion internet, mais plus de batterie.
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