lundi 25 octobre 2011

Pas facile d'anticiper la progression de la crue d'un fleuve. Hier soir le niveau de l'eau était 30 cm plus haut que ce matin. Depuis quelques jours, le niveau monte et descend. Les maçons continuent leurs "oeuvre" de fortificateurs. Les commerçants sortent de leur magasin regarder avec incrédulité  le mur s'édifier, ils se posent certainement des questions pour la première fois de leur vie. Ce petit mur va-t-il suffir pour contenir les eaux ? Certains placent des sacs de sable derrière le mur pour renforcer ce dispositif. L'hôtel où je loge, qui avait placé des sacs, s'est décidé pour un mur.

 

Ce que je mange?

Ces jours derniers, après mon café et mes quatre biscuits que le prends assis par terre, je vais au centre ville au centre commercial BIG C, dont l'actionnaire principal (I think) est Casino. Je m'y retrouve assez bien. Chez les petits commerçants, quand on s'approche de leur étal, ils sont tout sourire et empressés pour vous servir. Si la vente ne se fait pas, ils se ferment et vous ignorent complètement.

Le supermarché est souvent la meilleur solution, surtout dans l'alimentaire.

Depuis trois jours, je prends mon repas de midi à Big C. Je trouve des sachets de nouilles avec quelques légumes ou du riz avec un peu de sauce et quelques morceaux de viande pour quelques centimes d'euros. Je mange froid et sur place. Là je trouve à boire de l'eau. A la caféteria l'eau devrait être bonne à boire. En Thaïlande on est sûr de rien. Les légumes crus sont lavés dans une eau impropre à la consommation. Je commence à chier de travers...! J'avais parlé de ces conséquences du tourisme dans ces pays à mon médecin qui a levé les bras au ciel en signe de désespérance.

Je vais à Big C en bus depuis que le bateau ne fonctionne plus à cause des crues. Je prends le 79 climatisé ou le 2 qui ne l'est pas. Vieille machine de 50 ans m'a confié un chauffeur que j'ai pris en photo. Les bus non climatisés sont pratiquement gratuits : 6,5 baht pour une dizaine d'arrêts (15 cents d'euros). Sans être un voyage à haut risque, on y est quand même bien chahuté et si on ne trouve pas de place assise, il est bien difficile de savoir où on est. Pas de plan, les arrêts sont mal marqués. Le chauffeur marque à peine l'arrêt qui est d'ailleurs encombrés par les taxis et les tuk-tuk qui essaient de charger. Dans leur grande majorité, les touristes préfèrent les tuk-tuks. Les fameux triporteurs qui vont à toute vitesse. Tous les motoristes vont à fond la caisse. Une habitude, même les bateaux pour touristes sur le Chao Phraya vont à pleine vitesse, aspergeant les passagers qui ainsi malmenés ont plus à faire à se protéger des embruns qu'à regarder le paysage.

Après mon repas de midi, je vais acheter une tin de 25 cl de bière Chang et je rentre à l'hôtel pour prendre un bain à la piscine de l'hôtel. Le soir je prend un bol de riz ou des nouilles et un café pour me coucher avec quelque chose dans le bid.

Je dois m'approvisionner en eau à boire. Impossible de boire l'eau de la ville. Trop de merde et d'autres saloperies.

Les villes de Thaïlande ont besoin de faire ou refaire toutes leur infrastructures. Les chaussées, les trottoirs, l'électricité, l'eau, les chemins de fer. L'Etat ne semble pas avoir d'argent à dépenser pour ces travaux, alors que les temples et les propriétés de la Couronne sont dans un état impeccable. 

 

 

ALIM1157chauffeur du bus No 2

 

ALIM1160urbanisme a Bangkok, sur la photo on peut voir aussi les cables electriques

 

ALIM1165la nuit, l'inondation qui arrive et repart

 

BANGKOK 2011-2mon hotel de luxe ! television internationale. douche avec eau chaude.

climatisation, et piscine sur le toit.....pour !3 euros

 

 

J

 


 

 


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