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La Rue de Seine et ses galeries.

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Que de bonnes choses en vente dans le quartier Saint Germain des Prés !
 
Samedi 30 Janvier, [ blog du 30.01.10]
    Le mois de Janvier a été pénible. Le froid m'a engourdi cette année, Je me suis  souvent endormi dans mon fauteuil. Et puis, il y a eu l'effet d'annonce de mon diabète. Certainement le début d'un cycle infernal : remplacer l'incapacité du pancréas à fournir correctement l'insuline au corps. Jusqu'à aujourd'hui, je laissais mon corps vivre sa vie, à partir de maintenant  je vais devoir le surveiller et compenser "manuellement" et sans ménagement,  ses manquements. Voilà où j'en suis. Mais, rien qu'en France, nous sommes des millions à en être réduit à contrôler notre insuline.
    Voilà. Assez pleurnicher sur mon sort, je n'ai pas vécu la catastrophe d'Haïti : 150 000 morts, encore plus de blessés et le reste des habitants qui erre ici et là à la recherche de quelque chose à manger. Les images de personnes qui se battent pour chercher leur nourriture, quitte à piétiner leur voisin. Ces images m'ont fait penser à l'origine du droit, de l'intérêt individuel et de l'intérêt général. Est-ce que la somme des intérêts individuels forment l'intérêt général ? Chaque haïtien cherche de la nourriture, pour lui et ses proches. Il en a rien à foutre des autres Haïtiens qui, pourtant, sont dans la même situation que lui.

    C'est du chacun pour soi. Alors que l'intérêt général serait une distribution équitable de la nourriture disponible. pour cela des règles doivent être établies et respectées. Ce qui n'est pas la cas en Haïti; ce qui n'était pas le cas aussi avant le tremblement de terre, d'ailleurs. J'ai lu quelque part dans la presse, les commentaires d'un Haïtien qui disait qu'en Haïti, l'Etat n'a jamais représenté qu'une classe dominante. L'Etat et ses règles de droit, n'a pas appris au peuple la notion d'intérêt général. Dans la reconstruction, ils vont devoir penser à changer la loi, apprendre aux gens à se comporter en être humain.

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      Ces trois derniers jours, j'étais à Paris. En visite. Paris 12iem, Paris 20ièm et Clamart (92). Je cultive l'amitié comme on cultive son jardin. En plus de ces visites, je suis allé roder dans un secteur de Paris que je connais bien : le Quartier Latin,  qui est d'ailleurs devenu, au fil des ans, de moins en moins latin. Les libraires ont disparu, remplacés par des magasins de fringues. Les galeries d'art résistent encore. J'ai pris quelques photos de ces petites boutiques qui exposent quelques tableaux d'un artiste reconnu. Le quartier ne se "modernise" pas et c'est tant mieux. le Procope, le Balzar,  la Brasserie Lipp, 
J'ai revu avec émotion, le 1 rue de Condé où j'ai occupé mon premier emploi à temps complet,  L'établissement Rocques, imprimerie-papeterie. Il y a belle lurette qu'elle n'existe plus. La rue Condé a été construite au 18ième siècle et habité par la bourgeoisie. George Sand y a acheté un appartement pour son fils.

    J'ai passé quelques heures à la Fnac, on y vend encore beaucoup de livres, des DVD et du matériel audiovisuel. Ce type de magasin a quand même tué bon nombre de petits libraires et est à l'origine du prix fixe des livres. J'y ai fait un remplacement d'un mois en 1974, j'ai été engagé pour faire tourner des disques vinyls en démonstration. J'étais très fier d'avoir été accepté par la Fnac parce ce magasin avait la réputation de faire attention au recrutement de leurs vendeurs. J'avais passé pendant des heures des tests. Il fallait répondre à des questions pendant un temps donné. Trois réponses possibles à chaque question. Un système de sélection pas traumatisante du tout. En 1974, j'avais prêté ma chambre rue Bonaparte (je ne me souviens pas à qui...), et j'habitais au 134 rue de Rennes, juste à côté de la Fnac. J'habitais à cette adresse quand j'ai rencontré Dominique, ma future épouse.

     Voici les dernières nouvelles d'Alinos Je vous souhaite une bonne semaine.

 

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