007.
Le grand froid  couvre la route de sa neige reposante.


014
Les canards n'ont plus le moral

 
011
les tombes des travailleurs chinois,
morts perdus dans l'histoire de la Grande Guerre.
chinois en guerre
chinois en guerre 1
Le cimetière chinois
    J'ai lu un petit article dans un magazine du Conseil Général, il parlait du Cimetière de Nolette, situé en Baie de Somme. Je n'ai pas traîné pour me mettre en route. J'aime visiter les cimetières militaires, celui-ci n'était pas vraiment un cimetière militaire mais un cimetière de travailleurs asiatiques.
Voici l'article de journal rédigé par Philippe Laroche (janvier 2010) :

Les forçats de la guerre.
     Le cimetière de Nolette, à Noyelles-sur-mer, témoigne de l'histoire de ces ouvriers chinois venus pendant la 1ere Guerre Mondiale, recrutés par l'armée anglaise pour travailler dans la Somme.
Au total, 849 tombes de marbre blanc portant des inscriptions en chinois et en anglais. Gazon impeccable. Portique exotique. Le cimetière chinois de Noyelles-sur-mer, appelé communément "le cimetière de Nolette", à la fois britannique et extrême-oriental, ne manque ni de charme, ni de sérénité. Cela ne doit pas faire oublier l'histoire. Et surtout la souffrance et le sacrifice de ces hommes venus du bout du monde pour finir par mourir à des milliers de kilomètres de chez eux.


Le cimetière chinois le plus important de France.
Dès avril 1917, ces Chinois, le contingent le plus important de l'armée britannique, furent employés à la construction de leurs infrastructures militaires. Après le conflit, ils déblayèrent les régions dévastées.
Ils moururent souvent à la suite de maladie, principalement de la grippe espagnole, à l'hôpital de Native Labour, proche du camp de Noyelles-sur-mer. Ils y furent inhumés, la plupart d'entre eux avaient été recrutés et employés au titre de travailleurs volontaires par le Chinese Labour Corps, créé par les Anglais en 1917.Ils arrivaient des régions attenantes à Canton, Shanghai, Jinan et Hong Kong. Tous transitaient par Noyelles-sur-mer, avant de se retrouver à Abbeville, Saigneville, Flixecourt, Ham et Nesle.
Des conditions de travail indignes
Ils travaillaient sur les chantiers de construction de routes, de voies, au creusement des tranchées. Ils étaient réputés serviables, travailleurs et courageux. L'encadrement militaire se montrait pourtant très exigeant, voire même brutal, selon certains historiens: nourriture insuffisante, attitude raciste et exécutions sommaires. Vérité ou exagération ? Il est certain que ces travailleurs vécurent dans des conditions extrêmement difficiles. On dit aussi qu'ils adoraient les pommes et que certains autochtones les leur vendaient à prix d'or. Aujourd'hui, protégé par une niche du portique de l'entrée, un registre honore la mémoire de ces hommes.
                                 Philipe LAROCHE

Vivre ne Somme, numéro de Janvier 2010
 
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Les nouvelles.
    Le froid et la neige, sont maintenant bien installés en Baie de Somme. Mon chauffage électrique ne suffit pas à tirer le mercure du thermomètre vers le haut. Il oscille entre 8 et 15. La nuit dernière j'ai calfeutré les fenêtres avec du  papier journal, pour chasser le moindre courant d'air. Ce matin, je me suis réveillé avec un mal au crâne...J'ai retiré le papier et pris deux paracétamol. Je ne m'inquiète pas trop pour le manque de chauffage. La nuit, j'ai bien chaud dans mon duvet et sous la couette. Je ne devrais pas mourir d'hypothermie pendant mon sommeil ! Ces jours de froid, je mange plus sans grossir. Il faut bien compenser.
 
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Meetic
    J'ai peu de contacts, peu de réponses. Les femmes sont autonomes. Elles ont élevé leurs enfants, organisé leur vie seules. Elles sont exigeantes avec les hommes rencontrés sur le tard. Les personnes atypiques comme moi, les inquiètent. Mes voyages ne les rassurent pas plus. Elles se demandent certainement qu'est-ce qu'un voyageur comme moi peut bien leur apporter.
Ici, je ne vois personne ou presque. Je suis bien obligé de sortir pour m'aérer un peu et rencontrer du monde au supermarché ou dans une rue d'Abbeville ou de Berck.
Je reste l'ami des chiens et des moulins à vent...
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