"La dégraissage du mammouth"


C'est un ancien ministre de l'Education Nationale qui parlait de Mammouth quand il pensait "Education Nationale". Il faut reconnaître qu'il n'avait pas tord  d'être exaspéré devant les difficultés qu'opposaient en permanence les enseignants devant toute réforme, qu'elle vienne d'un gouvernement de droite ou de gauche. Comme beaucoup des lecteurs de mon blogue, le savent : je suis un rejet du Mammouth. Je suis un nul, une crasse, "pas une lumière". L'Education Nationale a porté sur moi des jugements aussi affirmatifs qu'un curé de paroisse quand il parle de Dieu. Les enseignants ne pouvaient pas se tromper. Ils étaient tous d'accord. Leur jugement aurait pu ternir ma vie entière. Mais les enfants ont plus de ressources que l'Education Nationale n'imagine. 

   Aujourd'hui, Nicolas Sarkosy, notre Président de la République dit qu'il va présenter une réforme avant les élections présidentielles prochaines, en mai 2012. Il serait question de réformer le collège unique, système qui fait croire que tous les enfants peuvent en théorie faire des études longues. Ce qui est purement idéologique. Il devrait dont présenter une réforme pour permettre à certains enfants de se préparer à des études courtes et professionnelles. 

   J'ai toujours défendu cette position. Quand je travaillais, comme assistant social,je bataillais toujours pour que l'on offre aux jeunes une place dans les entreprises, leur permettre de travailler, de gagner quelques sous pour 1) leur faire de connaître le monde du travail 2) gagner un peu d'argent pour être autonome par rapport à leur famille et à la société.

  Le courant ne passait pas. J'ai ainsi vu des centaines de jeunes traîner dans les bureaux des Missions Locales ou des PAIO (encore quand ils se déplaçaient). L'époque était à la formation, la formation, rien que le formation...

Même quand le jeune ne savait pas quoi faire, il fallait, à tout prix, le remettre à l'école. Il va sans dire que les résultats étaient maigres. Les jeunes étaient une nouvelle fois les grands responsables de leurs échecs.

   Je pense, au contraire qu'il faut mettre les jeunes "en situation" de travail en entreprise pour les amener à se motiver pour un métier ou un autre. 

   Ils doivent aussi avoir le droit de se tromper et de changer d'orientation sans être pénalisé ou être traité de nul. 

  Avec l'augmentation de la scolarité à 16 ans, nous avons des jeunes qui errent dans le vide, devant leur console de jeux ou dans la rue, jusqu'à un âge avancé.  Il n'existe même plus le Service National à 18 ans et demi ou 19 ans pour rendre actif un certain nombre de jeunes oisifs.

  Si Nicolas Sarkosy mène à terme la réforme sur l'Education Nationale, je vote pour lui ! 

 

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   Vendredi 6 Janvier, 

Jour de l'Epiphanie (la visite des Rois mages à l'enfant Jésus) pour ceux qui veulent une définition "modernisée" de l'épiscopat catholique, aller sur ""www.eglise.catholique.fr"", vous trouverez tout ce que vous voudrez.

 C'est un jour férié en Allemagne.  J'ai eu la bonne idée de faire hier mes courses outre-Rhin. Je suis allé à Marktkauf. J'aime bien ce centre commercial. Il me réconforte. J'aime bien y aller, surtout les samedis midi quand il est plein de travailleurs émigrés.

    C'est bête de dire çà, mais c'est un centre commercial beaucoup fréquenté par des clients pas très fortunés (de Suisse d'Allemagne et de France qui sont heureux d'acheter au meilleur prix. J'y croise  des familles entières. Je les vois attablées à la "food court" devant leur kebab ou leur pizza, avec frites, bière ou coca cola, leur chariot qui déborde de victualles, à côté d'eux. Je les vois heureux. Le père de famille a fini sa samaine de travail. Il savoure enfin la valeur de sa feuille de paye. Les courses sont faites pour la semaine, lui et sa famille mangent une bricole  avec les autres travailleurs. Je sens leur fierté dans leurs yeux.  Le chariot est plein, on mange une friandise avec de rentrer à la maison. Je vois bien ce jour là,  ce que travailler veut dire pour eux.


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La marche sous la pluie

La semaine a été bien maussade, pas froide mais humide. J'ai eu beaucoup de mal pour faire mes marches à pied sanitaires. Hier soir, j'ai même eu droit à une mini-tornade. A 18 h à quelques centaines de mètres de la gare centrale de Bâle. L'esplanade était pleine de monde, les tramways continuaient à circuler au milieux des gens qui cherchaient à échapper à cette vilaine pluie. Je me suis engouffré, sans billet, dans le tramways N° 11, histoire de me mettre à l'abri et de récupérer, plus loin le bus de France N° 604 qui m'a ramené chez moi, à Saint Louis. Je ne vous ai pas dit mais quand ma marche de santé me conduit jusqu'à la gare SBB de bâle, je rentre en bus. J'ai quand même fait une marche de 1 heure 15 et parcouru au moins 6 km. Pour tenir ce rythme, il faut surtout être régulier. Si, pour une raison ou une autre, on casse cette habitude, on est foutu. Il ne faut surtout pas s'attendre à des encouragements de Pierre ou de Jacques. Quand vous marchez, vous êtes seul avec vous-même.




 

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