Je pars dans une semaine en voyage. Je ne me fais pas plus de soucis que si je partais dans le Loir et Cher.Je devrais tout de même préparer quelque chose de sérieux. Je me sens trop lourdement chargé de mon ignorance sur les pays visités. Je connais un peu la Thaïlande mais que dire de la Malaisie.Je suis allé par le train de Bangkok à Kuala Lupur en 2005, j'ai rien vu. Trop concentré par la route à rechercher, le bus à prendre, la chambre à trouver. Cette fois-ci risque être le remake de la fois précédente.C'est grand, la Malaisie, il y a la forêt vierge avec des animaux sauvages, des tigres peut-être, des serpents sûrement. Pas pour moi. Je vais rester dans les villes. Avant la Malaisie, je vais essayer de rester quelques jours à Singapour. Lonely Planet dit beaucoup de bien de Singapour. Il y a les beaux quartiers avec ses grands buildings et un quartier traditionnel qui s'appelle "Little India". Je vais essayer de m'y trouver un lit. Il semble qu'un certain nombre d'hôtels à petit budget ont des chambres sans fenêtre....Je n'ai encore jamais vu ça. Encore une expérience insolite.

         A kuala Lumpur, je vais vais essayer de revenir à l'auberge de jeunesse où j'ai séjourné en 2005, c'était sympa. Elle est située dans le quartier de la gare routière, toujours pleine de monde, de jour comme de nuit. En Asie, il y a toujours du monde dans les lieux publiques. On y dort aussi n'importe où, de jour comme de nuit. Le bruit ne semble pas gêner les dormeurs. Tout est une question d'habitude me direz vous.Je voudrais revoir les Tours Pétronas, 88 étages et 452 m du sol. Une construction pharaonique. Je voudrais remonter vers la Thailande en prenant le train de la jungle ("Jungle Railway")jusqu'à la ville de Kota Bharu dans la province de Kelantan. Cette direction me permettra de longer la côte est de la Thailande et m'arrêter à Hua Hin où j'ai déjà fait deux séjours. C'est là que j'ai acheté(en 2007)une bicyclette dans l'espoir de gagner ainsi Bangkok. J'ai abandonné après une centaine de kilomètres. Je ne regrette rien, mais j'ai vraiment souffert, pédaler sous le soleil brûlant est vraiment une épreuve douloureuse. Après Hua Hin, ce sera Bangkok puis le retour. Une peu plus de 2 semaines en Australie ne me laissera pas beaucoup de temps. Et puis, j'ai horreur des voyages organisés où il faut voir le maximum avec une montagne de photos. Chaque voyage est d'abord un voyage intérieur. Pour ceux qui restent, ils peuvent prendre un guide de voyage pour commencer à penser à leur prochain voyage. Je me réjouis à l'idée de rencontrer ces gens du Sud-Est Asiatique, des gens très agréables qui peuvent un peu t'observer, par curiosité, c'est tout et dès que nos regards se croisent, le visiteur étranger est gratifié d'un sourire. Magnifique ? Non ?

 

 

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L'Allemagne et la construction européenne

       De France, on dit que l'Allemagne est réticente à aider la Grèce financièrement pour lui éviter la faillite. Cette retenue est, à mon avis, une "coquetterie politique". Même si les Allemands, dans une large majorité, râlent de devoir aider une nouvelle fois, un pays qui a vécu stupidement au dessus de ses moyens. Les politiques savent que seule l'Allemagne a les moyens financiers pour sauver la Grèce, et avec cette aide c'est l'euro qui est sauvé. Est-ce que l'industrie allemande et ses exportations ont les moyens de se développer sans l'Europe et l'euro ?

      L'Allemagne a beau être le fleuron des Etats Européens, ses performances au niveau de ses  exportations subiraient le contrecoup d'un affaiblissement de l'Europe. Comment les pays européens pourraient-ils continuer à acheter allemand avec un euro affaibli ou dévalué ?

       Est-il possible que l'Allemagne soit assez bête pour laisser partir l'euro fort au profit d'un sous-euro composé  de monnaies nationales ? Même si certains pays ont vécu au-dessus de leurs moyens et ont mené leur pays au désastre financier. Les institutions européennes manquaient (et manquent toujours)  pour bloquer les dérives budgétaires des Etats. L'Europe  ne s'est pas dotée d'outils politiques et économiques pour éviter çà, on paye le prix aujourd'hui.

         Abandonner la Grèce et les autres pays européens qui tomberaient derrière serait un mauvais coup pour l'industrie allemande. Ses exportations chuteraient. Comment les autres pays européens pourraient-ils acheter allemand avec des petits moyens ? 

 

  L'Allemagne a intérêt à rester dans l'euro, même si celui-ci venait à être dévalué. Dans l'Union Européenne, elle restera le noyau dur des 27 Etats-membres. Cela ne sera pas la plus mauvaise place. 

    L'Allemagne aurait-elle un meilleur avenir économique à faire chambre à part ? Pourra-t-elle vendre autant de machines-outils ou d'automobiles à des pays voisins affaiblis ou exanguent ? Si l'Allemagne se maintient dans l'Europe avec l'euro elle continuera à « tirer l'Union par la haut » et conservera une position dominante sur  les autres Etats. Même si politiquement, on n'aime pas le reconnaître. Tant pis pour les nationalismes étriqués. 

   L'éclatement de l'Union favoriserait la  montée des nationalismes et des communautarismes revanchards et négatifs pour l'avenir économique des pays.  La paix et les droits de l'homme passent par là. La faim est toujours mauvaise conseillère. Qu'on efface une fois pour toute ces conflits merdeux qui datent du Moyen-Age ou même avant. J' en ai marre de voir à la télé des conflits comme au Moyen Orient, où les gens sont nés dans un camp de réfugiés et mourront dans un camp de réfugiés parce aucun des belligérants ne veut bouger d'un pouce. Et quand la paix apparaît à l'horizon, on assassine le faiseur de paix ( souvenons-nous de Menahem Begin). A qui appartient la terre des ancètres de milliers d'années après, surtout quand on base son argumentation sur des textes 'sacrés' ! Sacrés par qui et pour qui ? Tout ça ne tient pas debout quand on prend un tant soit peu de recul. Grace a l'éclatement des régimes communistes d'Europe et la construction de l'Union Européenne, on sort péniblement de ces conflits de territoires et de communautarismes. 

   L'Europe est riche de sa diversité, autant en profiter : Les Irlandais pour leur bière, les Belges pour leur capacité à faire fonctionner un pays sans gouvernement, les Anglais pour la langue, les Allemands pour leur sérieux et leur goût pour  l'épargne, les Grecs pour leur histoire antique et l'huile d'olive, les Français et notre grande cuisine et notre savoir-vivre....J'arrête là pour ne pas perdre définitivement les derniers lecteurs qu'il me reste.

     Nous vivons en Europe, un remake de la société américaine du XVIII ième siècle, quand ils se sont chamaillés pour "apprendre à vivre ensemble". Je pense que nous en sommes à peu près là en Europe. Nous allons devoir faire de nouvelles lois, élaborer de nouvelles stratégies économiques pour être en adéquation avec les nouvelles réalités européennes et mondiales. Cessons de chercher à préserver notre pré-carré, soyons résolument futuriste. L'avenir de l'homme n'a jamais été dans son passé mais dans son imagination. soyons un peu plus STEVE JOBS pour mettre tout le monde d'accord.

            Sur ce, je vous fais un amical clin d'oeil, que vous garderez, j'en suis sûr toute la journée.

          


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