Elections Présidentielles 2012

 

 

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   Voilà, c'est fait pour le premier tour, j'ai donné ma préférence à Eva Joly pour la qualité de sa personne. En plus, elle est d'origine étrangère et parle français avec un accent. Le vrai canard boiteux. En qualité de magistrate, elle a instruit avec courage et compétence de gros dossiers de corruption "à la française". Et finalement, elle a cassé ses jolies lunettes en descendant trop vite un escalier trop raide, dans un cinéma de quartier à la lumière vascillante. Cette malheureuse chute ne lui pas été fatale. Elle a repris sa campagne électorale avec la détermination qu'on lui connaît. 

     Je suis déçu des candidats. Pas de tous. Jean-Luc Mélanchon, avec ses allures de tribun bobo, m'a amusé. Un vrai/faux populiste, intelligent, sachant souffler le froid et le chaud, il a amusé les foules. Tous les profiteurs de sa délicieuse personnalité n'ont pas voté pour lui, moi le premier. On ne peut pas être tout : amuseur public et homme politique.

    Je n'ai pas apprécié son intérêt pour la Révolution Française et la Terreur. Je suis opposé à l'extermination d'une communauté par une autre,  même quand il s'agit de la noblesse de France. 

    Au final, le premier tour des élections a profité à l'extrême droite dont le  programme populiste, xénophobe, pour ne pas dire raciste, et complètement irréaliste. Les candidats sûr de ne pas être en mesure de gagner peut facilement s'adonner à la démagogie. Les gens adorent ça. Beaucoup de  Français se sont plaints de ne rien comprendre aux arguments économiques des principaux canditats. Avec l'extrême-droite, ils comprenaient tout. Le language simple et démagogique leur convenait complètement (pour garder en vie la démocratie, il n'existe qu'un mot : éducation, éducation, éducation).

   Le danger de l'extrême-droite est écarté pour le moment. Il faudra faire mieux pour 2017, sinon, la liberté, les droits de l'homme, la qualité de la vie, feront un joli bon en arrière. Dans la vie rien n'est jamais acquis.

 

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Petits soucis de santé

   Je préfère en parler par solidarité avec les amis de mon  âge (et les autres) qui connaissent aussi des problèmes de santé. Faire des problèmes de santé un sujet conversation favori, n'a pas de sens. Il ne faudrait pas que cela devient obsessionnel. L'étude des obsessions n'a d'intérêt que pour les psychiatres, les psychanalystes ou autres spécialistes de la maladie mentale. 

   Ne pas en parler du tout, en ferait un tabou, et nous ramènerait à la case départ. Bien.    Oui, je me suis bloqué le dos en peignant un petit meuble. C'est ridicule. Mais beaucoup d'accidents sont ridicules. Je me souviens d'un retraité vu à l'hopital Laënnec, qui s'était ouvert la main en débouchant une bouteille de champagne un soir de Noël. 

   Malgré mon mal au dos, j'ai continué mes marches sanitaires. Après quelques jours, c'est un genou qui est parti en vrac. Résultat des courses, le médecin pour me soulager m'a prescrit des accessoirs pour me soulager : une ceinture pour le dos et une genouillère et obligation de cesser mes marches  "de santé".

  Je vais être raisonnable et suivre ses conseils  pour être en mesure de commencer mon voyage en France comme prévu, c'est à dire le 7 Mai 2012, lendemain du scrutin des élections présidentielles. 

   Ce n'était pas très sérieux de ne pas voir mon corps vieillissant. Ma volonté a tout gâché. J'ai oublié les principes des philosophes de l'Antiquité et entrer dans le cycle de la nature harmonieuse. J'ai cherché à jouer aux modernes. J'ai repris un slogan gauchiste : "Soyons réalistes, demandons l'impossible". Slogan pour slogan, en voici un autre très connu, tout aussi valable et moins contraignant : "Chi va piano, va sano" pour ceux qui feraient de la résistance à l'italien, cela veut dire : "qui va doucement, va en toute sécurité".

 

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Hannah Arendt

  Cette semaine, j'ai encore entendu citer Hannah Arendt, un de ses livres : "la crise de la culture". Je suis troublé. Je viens de trouver le titre de son reportage dans le journal américain sur le procès Eichmann "la banalité du mal". Elle a essayé de comprendre le mal. Les Israéliens n'ont pas aprécié ses explications. On comprends. Rien que le titre me fait froid dans le dos. Je vais finir par acheter un de ses livres. je ne sais pas lequel. Il y a des auteurs, comme elle qui me bouleversent. Je ne sais vraiment pas pourquoi. Certainement, son aura. Des Chrétiens sont à genoux devant le Saint Esprit, moi, c'est Hannah Arendt ou une autre personnalité intellectuelle. Il faut que je me reprenne.

 

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                     fresque dans une rame de métro de New York 2012

 

 

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