Garuda, l'exclusion.

Le droit d'entrée en France lui a été notifié. Sans explication. La République démocratique s'arroge le droit de refuser un visiteur dont j'ai moi même payé le billet d'avion et le coût du visa. J'ai du mal à comprendre ce fonctionnement. On a l'obligation de posséder le billet d'avion pour déposer la demande de visa. En cas de refus, le billet est perdu. Pas plus compliqué que ça. Entre l'assurance voyage, le prix du visa (60 euros) et le billet d'avion, j'ai perdu 800 euros. Il y a là un manque de respect  de la personne. Ce que j'ai appelé le pouvoir régalien.

Que la République fasse un tri des candidats à l'entrée du territoire. Soit. Il y a des indésirables. Des expulsés, des délinquants et criminels ou des terroristes. Garuda n'a rien d'une terroriste et n'a jamais été dans l'illégalité en France, lors de son dernier séjour.

Si elle avait eu un bon emploi en Thailande, un compte en banque bien fourni, des feuilles de paye, le visa lui aurait été accordé. J'en suis sûr. Les pauvres de Thaïlande n'ont pas le droit d'accepter une invitation  en France. Ce sont potentiellement des interdits de séjour. Des indésirables.  On a le droit d'inviter des riches mais pas des pauvres. C'est trop dangereux pour la France. Où est le risque?

Je suis un peu déboussolé depuis cette affaire.

.15 jours après le refus, je me suis un peu calmé. Mais je garderai toujours une belle rancoeur contre les services de l'immigration.

Il faut passer en force ou en douce. Trouver une combine pour passer la frontière. Utiliser les services d'un passeur. La misère. Passer la frontière comme un réfugié recherché par la police. La nuit. Couper le grillage électrifié. Traverser le Rhin à la nage pour rejoindre l'Ouest où se faire le mur de Berlin au risque de se faire descendre. Toutes ces histoires "du passé" me reviennent en mémoire. Je vis un cauchemar. J'ai pris un coup.

 


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