Sur la route again !

 Fini les répétitions en anglais. Après 10jours des difficultés relationnelles avec deux des trois profs d'anglais, je jette l'éponge. Avec les élèves c'etait super. Ils étaient très attentifs...... à la parole du maitre et je les faisais marrer. C'est ce qu'un ado veut : apprendre des trucs en s'amusant.

  Je serais bien resté pour la jeune prof avec laquelle je faisais une partie des cours. mais comment négocier ça avec le professeur principal ? Trop compliqué pour moi.

  Je suis libre de nouveau, j'ai décidé de repartir vers le Nord.  M'avancer vers Bangkok, voir le marché flottant.

  Je dis m'avancer car je vais essayer de faire le voyage à vélo. (J'avais acheté un vélo pour me rendre au collège). Hier J'ai fait 23 km  entre 8 et 11 du matin c'était relativement supportable. J'ai dormi dans un hôtel pourri à Faham. Il y avait une salle de bain, tout ca pour 300 Bahts (6 euros) . L'hôtel était en bordure de mer. On pourrait dire plage. Comme il n'y avait pour ainsi dire personne. Cela faisait un peu drôle de parcourir plusieurs kilomètres de plage sans voir  personne dans l'eau ou se faire bronzette.

  Je suis content d'avoir  négocié le prix de la chambre d'hôtel car j'ai dû lutter contre une invasion de blattes ! Des gros trucs qui arrivaient dans la salle de bain jusqu'à tard dans la nuit. Il y avait même un machin avec des ailes qui est arrivé jusqu'à mon lit...J'ai laisse 12 cadavres au sol. J'ai quand même réussi à dormir quelques heures cette nuit.

  J'ai decidé de partir tôt pour faire la route a la fraîche. Debout à 5H30, et départ à 6.  Mais surprise. après un kilomètre de route, j'ai senti que la roue avant était lourde : crevaison. On m'a dirigé vers un réparateur qui devait ouvrir a 8 H . J'attendu,  à 7H20 on me dit qu'il n'ouvre pas aujourd'hui. Je repars. J'en trouve un autre rapidement. Il répare. Je paye 1,50 euros pour le remplacement de la chambre et je reprends la route.... Essayons ça en France ! Il est maintenant 7H40. Ca va être dure. Apres 25 km, je rentre dans une petite ville. Je veux m'arrêter. Pas d'hôtel. Il faut continuer. La chaleur est de plus en plus pénible à supporter. La transpiration me brûle le visage. J'ai les jambes en compote. Je fais les derniers kilomètres.. Les derniers 500 mètres à pied. Je  n'avais pas de lunettes de soleil, juste une casquette, je fermais les yeux au maximum pour réduire la luminosité. Parfois je fermais complètement les yeux. A force d'obstination je suis arrivé dans la ville de Pechilaburi. J'ai dû faire 40 km aujourd'hui. Je voudrais ne pas avoir à renouveler cette expérience.  Pour aller jusqu'à Bangkok, ça ira peut-être mais je ne ferais pas le tour de la Thaïlande dans ces conditions. On ne pense qu'a une chose : tenir.. Tenir.  et toujours tenir Avancer coûte que coûte.

  Un truc rigolo. Hier j'avais mes billets. Mon cash. 1500 euros. Moitié en livres sterling et moitié en euros, dans ma pochette en tissu fixée sur la poitrine. En arrivant, j'ai dû faire sécher les billets. Ils étaient mouillés. Ils ont tenu le choc. J'avais peur qu'ils perdent leurs couleurs et qu'ils ne deviennent inutilisables. Mais non.

  Dans la ville ou je suis, Péchilaburi,  des singes ont inverti les rues. Cela fait drôle au début. Je me méfiais quand même. J'avais peur qu'ils me fauchent quelque chose sur le vélo. Un vêtement où j'ai tout mon argent.

  La chambre où je suis à l'air correcte. pour 5,5 euros j'ai la télévision et une salle de bain complète avec chiottes à la turc et un robinet pour se laver le cul. Pas de papier cul.  et deux ventilos. Par contre le grillage anti-moustiques est défectueux. Je vais avoir droit aux moustiques. Je préfère encore les moustiques aux blattes géantes comme hier. Je ne relis pas ce que je viens d'écrire, trop fatigué. Salut les amis.

  Les voyages, une vraie douceur à la vie surtout pour ceux qui ont conservé leur âme d'enfant.

 

   

 

 

        

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