Avec "Les mots", on pense tout de suite à Jean Paul Sartre, avec son petit livre sur sa jeunesse et les mots que la bibliothèque de son grand-père lui a mis dans la bouche. Tout jeune il jouait avec les mots comme les autres enfants ont les jouets comme distraction. Je pense aussi à une africaine qui disait à la télé beaucoup de mal de "l'intégration". Elle n'aimait pas le mot intégration et qu'il cache. Elle s'en prenait aux Académiciens d'avoir créer un pareil mot. Par politesse, personne sur le plateau n'a osé lui reprocher son acharnement contre ces honnêtes académiciens qui cherchent à protéger et faire évoluer la langue français. Ils ont beaucoup de travail, il faut reconnaître. La plupart des gens, par paresse, s'expriment avec le minimum de mots. Je suis le premier dans ce lot. Mon blog m'aide à enrichir mon français. Eric Orsenna avec "la grammaire est une chanson douce", et Daniel Pennac avec "Chagrin d'école", m'ont beaucoup fait prendre conscience de la richesse de la langue française.
Il est un domaine que j'affectionne particulièrement, celui de la poésie. Là, plus de bagarre sur les fautes de syntaxe. La poésie n'est pas un outil de communication mais d'expression, comme l'art. Le mot est choisi pour sa petite musique, pour le plaisir qu'il offre, pour le message qu'il transmet.
Pour le plaisir j'ai retrouvé quelques strophes de « Liberté » de Paul Eluard.