J'ai déjà écrit quelques lignes pour aujourd'hui,je préfère les mettre de côté pour parler d'un questionnement fait par une lectrice qui me demande pourquoi "je fais çà". Quel était mon objectif au départ ? Je suis toujours un peu surpris de ces questions qui souvent sortent d'esprit rigoureux (l'esprit cartésien cher aux Français). Pourquoi le plaisancier part en mer pour une sortie, d'un jour, d'un mois ou d'un an ? Pourquoi aime-t-on rencontrer des inconnus? Pourquoi j'aime coucher à la dur pendant quelques temps et ne jamais quiter son lit douillet ? Pourquoi j'ai versé une larme à l'élection de Barack Obama et pas pour Bush ? Pourquoi j'aime les chiens et pas les chats ? Pourquoi une musique vous donne une émotion agréable et pas une autre ? Pourquoi des gens me sont sympathiques et d'autres pas ? 
Je n'en sais fichement rien pourquoi les chiens ne sont pas des chats et je m'en tape. Ce qui m'intéresse c'est le plaisir et la satisfaction qu'il m'apporte quand je l'ai près de moi. Je dois pourtant me priver de ce plaisir à cause de mes nombreux déplacements.
Pourquoi j'écris le blog ? D'abord pour moi et aussi pour les amis qui aiment me lire. Je ne cherche pas à faire de l'audience. Même si je le faisais, je n'aurais pas de succès. Il faut être "spécial" et avoir du talent pour avoir beaucoup de lecteurs (et encore le nombre n'est pas toujours en rapport avec la qualité).
Pour donner une petite réponse (que j'ai déjà donné plus haut dans le blog), j'écris parce que j'aime consigner par écrit "mon ressenti du quotidien" qui est ma seule "richesse" pour moi. Parce que je prends la vie très au sérieux. La vie est un bien très précieux qu'il ne faut pas gaspiller. Et on n'a pas besoin de croire en dieu pour savoir ça. Le quotidien est toujours simple, parfois banal, mais c'est sa vie. Est-ce que ma vie intéresse les autres ? Quelque part, ce n'est plus mon problème. J'ai écrit un journal intime pendant quatorze ans. Journal que personne d'autre n'a lu (à ma connaissance). Cela ne m'a jamais empêcher de l'écrire pendant toutes ces années. J'ai arrêté quand j'ai connu ma femme en 1974. J'avais de bonnes raisons pour arrêter.
Tant que je suis seul, je me sens bien d'écrire ce journal anecdotique. Je préfère les mots aux photos pour consigner les journées. Mais je coprends les amis qui préfère les photos aux mots. C'est pour eux (et un peu pour moi) que je fais les photos.
Quand Melville raconte dans Moby-Dick la chasse à la baleine, ce qui m'intéresse c'est comment Achab chasse sa grosse baleine blanche.
Last but not least. Je suis conforté dans la rédaction de mon blog par la lecture du journal de Xavier Houssin que j'ai connu quand il était assistant social et maintenant écrivain et critique littéraire. Il écrit un blog sur internet. Il parle de sa vie au quotidien, des gens qu'il rencontre, du bois qu'il met dans la cheminée, du train qui a du retard quand il attend Amelie à la gare de Granville.  Beaucoup de vie quotidienne mais j'aime ça. Je lis tout ce qu'il écrit. Je lis un peu comme un voisin qui, de sa fenêtre, le verrai entrer et sortir de chez lui. J'aime bien savoir ce qu'il fait qui il voit et ce qu'il ressent quand il s'occupe de sa marraine maintenant très âgée.
Passons à autre chose. Je protife d'être bien installé chez Dunkin Donuts pour m'étendre un peu sur l'écriture. Ce n'est pas tous les jours dimanche et en plus aujourd'hui, c'est dimanche...
Ce matin je suis passé à l'aéroport voir si tout était OK pour mon départ de mercredi. Je me méfie des systèmes informatiques et sur le billet internet, on nous demande de vérifier quelques jours avant le départ si le billet est bien enregistrer. Complètement lofoque...mais que faire ? quoi dire ?

J'introduis ici ce que j'avais préparé

vendredi le 14 Novembre
J'ai traversé une campagne très agréable aujourd'hui, du Nord de Pittsburgh au Sud de Buffalo. 250 km peut-être. Je me suis même arrêté dans un bistro pour demander où je pouvais trouver des Amish. J'étais le seul client j'ai pu discuter avec le patron qui pensent du bien des Amish. J'ai bu un demi à la pression. et ne n'ai payé qu' un dollar. Surprise. J'ai appris que les Amish vivaient dans des maisons peintes en blanc uniquement et qu'ils mettaient leurs rideaux de travers. Les hommes portent un chapeau de paille et les femmes portent une role longue et une espèce de fichu (pas seulement pour aller à la messe).
 J'ai vu deux ou trois voitures à cheval et avec des Amish.une charette qui transportait du bois. J'ai même  parlé quelques instants avec  un Amish qui était passager d'un 4X4. Je lui ai fait remarqué qu'un était dans un 4X4, il m'a répondu qu'il avait le droit à condition de ne pas le conduire lui-même. Un autre Amish coupait un arbre à l'aide d'une tronçonneuse thermique, il était aidé par un jeune homme et d'une femme âgée aui ramassaient le  bois coupé pour le transporter dans une brouette. Rien que du banal. Ils saluent facilement de la main. En voilà, au moins, qui disent bonjour,même s'ils ne connaissent pas. Quand j'habitais dans les Landes, je n'ai jamais réussi à obtenir un salut d'un inconnu, malgré mon signe amical. Je n'ai jamais compris ça. La-bas, on ne salue pas n'importe qui.
J'ai fais trois photos d'Amish, mais de loin, dont une d'enfants et une de charettes dans un hangar. Je sais que ce n'est pas une récolte très intéressante mais je ne voulais pas les prendre vous des personnages de cirque.  
Je me suis arrêté aussi dans un magasin genre épicerie/snack.  C'était une espèce d'épicerie/boucherie. Des kilos et des kilos de viande hachée était prête à la vente (on était samedi à 13 h). Espéraient-ils vendre tout avant le soir? Je comprends maintenant qu'il est exigé par la loi de faire bien cuire les hamburgers sous peine d'une forte amende. J'ai mangé dans cet établissement un sandwich saucisse avec de la choucroute pour 5 dollars. C'était pas mauvais.
Je suis maintenant chez "Dunkin Donuts", malheureusement leur internet de fonctionne pas. Je suppose qu'ils ne font pas d'effort pour le faire marcher. Internet chez Dunkin Donuts est encore confidentiel. Alors que chez Starbuck Coffée, c'est quelque chose de connu. Never mind. Je fais mon texte pour demain.
Nous sommes maintenant dimanche. J'ai fait le point sur mon billet. Vaut mieux prévenir que guérir. La nuit dernière nous a apporté de la neige. pas énormément mais suffisamment por mettre en branle le dispositif anti-neide de l'Etat de New York. Rien que de belle machines.






















Un sculpteur indien montre ce qu'il sait faire en bordure de route
















les  les charrettes hamish dont j'ai parlées






























 






























Le restaurant d'une église américaine où j'ai pris un plat pour 6 dollars avec les taxes

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