Je suis rentré ce matin à 7h15 de la campagne. J'ai bien roulé. Plus de 500 km dans la journée d'hier, avec une petit sieste dans l'après-midi. Hier soir, je n'ai pas trouvé d'hôtel à ma convenance. Pas de Formule 1 ni de Première Classe Hôtel sur ma route.J'ai donc roulé jusqu'à la tombée de la nuit. J'étais presque arrivé à la limite des Vosges et du Haut Rhin. C'est sans mal que J'ai trouvé un parking sur la place de l'église d'une petite ville. Les cloches ont sonnées tous les heures et les demi-heures. je me suis bien endormi car je ne les ai pas toutes entendues.

   J'ai pris mon petite déjeuner à la maison avec une bonne ficelle de pain de campagne. J'ai la chance d'avoir, en bas de chez moi, le meilleur boulanger de la ville. J'ai regardé mes mails. Des messages d'anniversaire (je suis né le 10 Mai), Je n'ai pas l'habitude de fêter les anniversaires, mais d'autres le font, surtout ceux qui sont inscrits sur facebook.

   je me suis décidé d'apporter une bouteille de pinard et un sauciflard à Los Angeles. L'idée de sortir mon pinard et mon sauciflard de ma musette à Los Angeles me plaît assez....J'ai peur du douanier. l'introduction de denrées alimentaires est interdite aux USA. Je vais essayer de vanter les mérites du Haut-Médoc et du saucisson sec label rouge, produits régionaux de haute qualité, même pas comparable avec les Big Mac des restaurants Mac Donald's ou des logiciels de Microsoft. Dans le pire des cas, j'espère qu'il boira la pinard, mangera le sauciflard mais ne me fera pas payer un amende pour "tentative d'introduction de nourriture sur le sol américain".

  A l'avant-veille de mon départ, je me sens bizarre. Comme les fois précédantes. Je ne sais pas où je vais. L'idée d'une nouvelle errance ne me fait pas sauter au plafond. Au contraire. Mais comme d'autres avant moi, le vent du large m'appelle. Je ne sais rien faire d'autres que errer. Ca coûte pas cher...Et on voit quand même des choses. Bien sûr, des trucs qui ne figurent pas dans les guides touristiques. je m'en fous des guides. Je fais la route. Faire la route aux Etats Unis, c'est un grand classique. Tocqueville l'a faite, Kerouac, BHL, Simone de Beauvoir (oui, mais pas beaucoup), etc...

  En Europe, on ne fait pas la route. Certainement, à cause de l'étrangeté des autres pays où on  ne parle pas la même langue, où les coutumes si différentes. Aux Etats-Unis, malgré les distances, les Américains se sentent Américains. Nous, on a un mal fou à nous sentir Européens, surtout en politique étrangère.

  Pourquoi j'aime l'Amérique ? Les enfants quand ils ne savent pas quoi répondre, il leur arrive de dire "parce que".... Blaise Cendras faisait pareil. Quand un journaliste lui demandait pourquoi il écrivait. Il disait aussi ...."parce que".

  Je peux quand même dire que j'aime les américains de la la campagne, ceux qui se lèvent tôt et qui font une pause à la pompe à essence prendre leur café et leur réserve de cigarettes de la journée. Ils arrivent souvent en pick-up. souvent ces vieux pick-up bruyants avec du bordel derrière. Des cow-boys des temps modernes. Ils m'impressionnent toujours avec leur casquette de baseball ou leur chapeau de cowboys. Il n'est pas rare de les  trouver rassemblés autour d'un "diner" ou d'une "gas station" à 6 heures du matin. On bosse en Amérique. Le travail est peut-être l'activité principale d'un américain alors que ce n'est pas le cas pour le français qui va au boulot pour gagner sa croûte, ce qui lui demande beaucoup de sacrifices !

       Cette fois-ci, j'emmène avec moi un mini ordinateur portable et  deux appareils photo. J'aurai aussi mon GPS américain, il me faut au moins ça vu l'étendu du territoire et l'absence de panneaux indicateurs.

   Je vais maintenant mettre cette page sur le blog pour qu'elle paraisse demain samedi, quand je serai dans l'avion : un Airbus 319-100 de la British Midland Airways qui assure maintenant quelques vols avec l'Angleterre, à 10h25, après l'escale de Londres, je serai dans un nouvel avion pour Los Angeles, le vol est opéré par une compagnie américaine, l'United Airways, l'avion, un Boeing 777. Le vol durera 11h15. J'aurai le temps de faire 10 fois le tour de l'avion (l'espace autorisé pour la classe "economique". La classe affaires est toujours bien cachée par de lourds rideaux. Le charme discret de la bourgeoisie doit être respectée.. Surtout ne pas montrer aux pauvres ce que l'on y  mange et comment on y dort. Je m'en fous, quand l'avion se crushera, on sera tous  dans le même cercueil...


 

 

 

 

 

 

 


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