Note pour les abonnés.

         Nous avez reçu un brouillon, regrets. 

 

           Nous sommes maintenant vendredi, jour du blog.. Je viens de fermer les volets. Il est pourtant 13H00. Je fais la nuit en plein jour. J'ai trouvé cette méthode pour éviter la dispersion. J'en ai bien besoin. Je me suis concentré sur moi-même toute la semaine. Les consultations à l'hôpital pour préparer l'opération de la cataracte, la première semaine de août. J'ai bataillé sec pour perdre deux kilos. Mes résultats diabète n'étaient pas satisfaisants en début du mois. J'ai cherché "une méthode" pour améliorer ma diétitique. Quand on a  déjà perdu 10 kg, comment faire pour en perdre encore deux ? Cela peut paraître facile. C'est quand même une épreuve de serrer les boulons un peu plus. Les petits plaisirs de la table....Un petit gâteau de temps en temps, un morceau ce fromage, des cacahouettes, un petit verre de vin blanc....Je bloque tout ça. Et pourtant pour réussir le test d'hémoglobine glyquée. Passer de 6,3 % à 5,8%, cela ne se fait pas facilement. Certains diabètiques (suite conversation avec mon médecin) continuent à manger comme d'habitude (c'est à dire, mal) et demandent au médecin les médicaments pour gérer leur diabète. C'est plus facile que de rater l'apéro et les cacahouettes ! Ce n'est pas mon truc de me bourrer de médicaments quand je peux encore gérer (en théorie) mon diabète en faisant de l'exercice et controlant la nourriture. La balance, avec sa graduation par cent grammes, m'est très utile. Elle me renseigne bien sur les bons et les mauvais  résultats. Heureusement qu'elle est là, fidèle parmi les fidèles. 

Autre source de perturbation. Non ce n'est pas l'engorgement des départs sur l'autoroute A6 à Beaune en Côte d'Or, où tous les ans les automobilistes, à la même époque, se bousculent pour descendre ou pour remonter la vallée du Rhône. Les mêmes images, année après année. Je me marre de voir cette cohue. Je suis vraiment heureux de disparaître derrière mes rideaux tirés, m'enfermer dans mon deux pièces-cuisine. Je suis ravi de trouver encore une place sur mon sofa pour lire les deux livres de "littérature générale" (je ne sais pas pourquoi ''général'') Kate Morton : les heures lointaines et Xavier Houssin : la fausse porte, histoire de m'éloigner de l'actualité "générale" : DSK, les élections qui ne finissent pas d'arriver, les crimes odieux de l'été et les bouchons de l'été. Je sors de l'actualité pour me placer en retrait, échapper aux images, pour un livre. Ce n'est pourtant pas là le plus facile avec ces yeux qui commencent à perdre de leur capacité à déchiffrer les petites caractères.

Il faut faire avec ce qu'il nous reste. Comme s'il fallait continuer la route avec une vieille voiture. en réduisant la vitesse, et en la rafistollant de temps en temps pour qu'elle continue la route. Je veux continuer à vadrouiller. Quand je reprends contact avec les amis, je me rends compte que je ne suis pas le seul à compter mes abattis qui me restent en bon état de marche. Nous comparons nos bobos avec humour, en regardant souvent derrière et un peu devant. Regarder le passé n'est pas forcément négatif. Un coup d'oeil derrière pour mieux voir devant. On ne peut pas effacer ce balancement qui permet de rester en équilibre (mentalement).

C'est évidemment dans cet esprit que j'ai repris un nouveau billet d'avion pour partir là où on ne m'attend pas. Partir dans le vide. Au soleil, dans l'air moite d'un climat tropical, en période de mousson. J'aime bien la pluie de mousson; l'eau qui tombe en trombe. Les gens qui cherchent à y échapper. Cette pluie qui cognent les bâches des marchés. Les pieds trempés dans mes tongs. Rien de grave. Une simple distraction qui fait sourire.

Je vais partir dans des pays boudhistes où les gens ne cherchent pas le bonheur comme nous, ici ou en Amérique. En Asie, je me suis retrouvé plusieurs fois assis au même endroit, sur une marche ou un banc, dans un marché, pendant des heures, sans que personne ne remarque ma présence. Rien à redire d'un individu qui ne bouge pas, qui attend les heures passer à ne rien faire. Pour les gens "stressés", je recommande un petit séjour en Asie. Je mettrais en petit bémol cependant. Méfiez-vous des villes avec des singes. Des macaques, je crois. Les thaïs sont très tolérants avec ces animaux, même s'ils sont bruyants et voleurs comme peuvent l'être les singes. En 2007, j'ai quitté Huahin en vélo pour rejoindre Bangkok. Je n'ai jamais réussi à atteindre la capitale. Trop fatiguant. J'ai bien failli crever. Bref, je me suis arrêté dans une petite ville [il s'agit, en fait, de PHETCHABURY]. J'ai couché dans un petit hôtel dont le toit était en tôle ondulée. Toute la nuit les singes ont couru sur le toit. Intenable. Le matin, je suis sorti pour acheter mon café chez 7/11, épicerie importé des USA. Je me suis assis à l'extérieur pour manger mes biscuits et boire mon café. A un moment j'ai senti une présence derrière moi. Un singe s'était emparé de mon godet de café. Il était à quelques centimètres de moi. J'ai eu le réflexe de me lever et lui faire face, j'ai aussi lever  les bras en l'air. Pourquoi ? je n'en sais rien. Peut-être un documentaire sur les Ours en Alaska. Il a renversé mon café. Il m'a montré ses dents. Je n'ai même pas eu le temps d'avoir peur. Une seconde ou deux de face à face et il est parti. J'ai récupéré mon café qui ne s'était pas vidé avec le couvercle. Je l'ai bu dans une insécurité totale.

Je ne sais pas pourquoi, je vous parle de cette histoire,  bien banale dans une région où les singes ont envahi une ville.

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Samedi prochain, je ne serai pas disponible pour ma conversation de la semaine. Je vous mettrai une image ou deux, tirées de mon fonds américain...si j'ose dire.

Nous nous retrouverons "en live" la semaine suivante, c'est à dire le 13 août.

En attendant, je vous souhaite de bons congés payés, si vous ne savez pas encore où aller, je vous conseille la Grèce, ils paraît qu'ils ont bien baissé leur prix depuis la crise !

 

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