Bonjour, Amis du Blog !

Je vous souhaite une année du tonnerre. Une année pleine de nouveautés et de découvertes. Une année qui vous fera gagner les jeux olympiques sous votre douche.

Un peu de rêve dans ce monde de brutes. Le rêve, comme le rire, est quelque chose qui soulage mais qui nous échappe.  

En cette période de l'année, nous cherchons à partir d'un bon pied, comme un athlète qui cherche le meilleur équilibre sur ses starting blocks. C'est un bon point. Une note d'optimisme.

Une note d'optimisme ? En voila une de Ernest Renan (1823-1892), un grand Européen : "Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue ou appartenir à un groupe ethnologique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et d vouloir en faire ensemble dans l'avenir".

 

Les Etats-Unis d'Amérique l'ont fait.

Les Etats-Unis d'Europe le feront.

 

Et bonne année à tous !

 

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      Le budget d'Alinos de 2012

 

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      Comme en 2011, j'affiche mes dépenses. Par les temps de crise où beaucoup ne "roulent pas sur l'or", c'est une bonne chose d'être honnête avec ce que l'on gagne. L'année dernière, à quelques euros près, j'ai reçu 16439 € des régimes de retraite et j'ai dépensé 12803 € pour les dépenses courantes. Hors frais de voyage.

Mes séjours à l'étranger, me coûtent un peu. Mon instabilité rend ces mouvements nécessaires. Pour m'en sortir, je tire alors sur mon épargne. Je ne suis pas  le genre cigale, comme toutes les fourmies, j'ai quelques économies. Elles constituent mon filet de sécurité et un peu de confort. Ce n'est pas de l'argent volé ni gagné frauduleusement.

Gamin, j'ai été élevé dans le besoin, le manque, la précarité. J'ai vu mes parents vieillir sans le sous d'avance. Quand nous n'avions plus rien, ma mère sortait "tirer les sonnettes". Nous savions ce que cela voulait dire. Elle allait faire l'aumône auprès des gens qu'elle connaissait pour que l'on puisse manger. 

Voilà une petite explication de texte. Maintenant je compte mes sous, avec la satisfaction d'en avoir toujours assez pour manger et payer mon loyer. 

 

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Guillaume Frederic Le Play (1806-1882)

C'est peut-être la lecture de la célèbre enquête de La  Play "Les ouvriers européens" de 1885 que j'ai compris que ce n'était pas idiot de noter précisément ce que l'on possède dans une maison. Ca fait évidemment inventaire. Ce n'est pas dans l'air du temps. A l'heure de la carte bancaire et des assiettes jetables.

J'ai lu ce livre, il y a bien longtemps en 1966 ou 1967, c'était à la bibliothèque de l'institut de France à Paris. Le livre devait peser 3 ou 4 kg et était d'un format impressionnant. Rien que par son physique, j'étais déjà troublé par l'ouvrage. Je ne sais même plus comment je suis arrivé jusqu'à Le Play. Peut-être par hasard ?

Dans ce livre, Le Play notait tout ce qu'il trouvait dans les maisons visitées : le nombre de fourchettes, couteaux, draps, couvertures, tout y passait. Avec cet inventaire, je voyais bien mieux les conditions d'existence de ces personnes. Une photographie avant l'heure. Je regrette qu'on ait un peu oublier ce Frédéric Le Play.

 

 

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