Je passe beaucoup de temps, ces jours-ci à décortiquer les livres sur l'informatique : window 7 et window 8. J'ai acheté des utilitaires pour profiter d'un minimum de maintenance sur mes appareils. C'est sans conviction que je me mets à la technique.

   Depuis quelques jours, je recopie un roman de Nuala O'Failan "Best love Rosie"en anglais. J'avance très lentement et je vérifie dans le dictionnaire tous les mots inconnus. Je les mets en fiches bristol. J'avance lentement. Je le fais presque par amitié pour cette femme remarquable, disparue depuis maintenant quatre ans.  

  Rien d'excitant (I am afraid). Je prends mon vélo tous les jours pour aller voir les avions à l'aéroport, en passant devant Lidl, j'achète un sandwich et une bière que je bois assis par terre sur la terrasse en regardant les avions. Il n'y a pas de bancs sur cette terrasse. Je me demande bien pourquoi. Les bancs sont-ils source d'ennuis ? En règle général, les bancs sont rares, on leur préfère les chaises. Se reposer "allongé" n'est pas d'actualité. Cela ne fait pas bien. Pourtant quand un avion est en retard ou est annulé, c'est bien commode de pouvoir s'alonger autrement que à même le sol. A croire que les décisionnaires de aéroports n'ont jamais pris l'avion.

  Je ne me lasse pas de regarder les avions. Easyjet a maintenant six A319 et deux A 320 à l'aéroport de Bâle. Il paraît qu'un nouvel appareil Easyjet en service "produit" 35 emplois. Cela me semble beaucoup. Je suis ravi que ce petit aéroport de province fonctionne si bien. C'est pratique. J'ai vécu dans d'autres coins de France où il fallait aller loin pour prendre l'avion.   


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Jeudi 28 février 2013

  J'ai écouté la chronique littéraire de Jean Louis Ezine. J'aime toujours son style, très agréable, ses mots sonnent comme une jolie musique.Trois minutes de plaisir. Ce matin, il s'est particulièrement appliqué pour nous parler de Béatrice Wilmos, écrivaine, qui vient d publier son troisième roman. Dès son premier livre, sorti en 2007, elle a été distinguée par les critiques. J'ai ouvert internet. J'ai trouvé une interview d'elle. Je me suis arrêté sur une question que lui a posé un journaliste. Si vous deviez choisir une musique, laquelle choisiriez-vous ? Sa réponse a été :Moorsoldaten Lied (Le chant des marais), écrit dans le camp de Börgermoor. Je l'ai trouvé sur Youtube, je l'ai mis dans l'espace qui suit.

 

 

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Les élections législatives en Italie

   Je suis stupéfais de voir à quel point la bouffonnerie est apréciée en Italie. C'est vrai que nous sommes en pleine période de carnaval, mais quand même ! Les électeurs italiens ont voté (25% de voix)en faveur de Beppe Grillo, un acteur comique italien plus expert en matière de farces et attrapes qu'en politique. L'Italie vit pourtant des moments difficiles où le sérieux devrait dominer la vie politique.

  Bon. Ils en ont marre des restrictions et de l'austérité, mais ce n'est pas une raison pour bloquer les institutions en votant pour quelqu'un qui ne va pas sauver l'Italie avec ses simagrées.

  Les commentaires des économistes sont alarmants pour l'avenir de l'Europe. Hier soir, ils ne donnaient pas cher de l'Euro si l'Italie venait à s'effondrer. Les électeurs, qu'ils sont Italiens ou Français, sous-estiment les problèmes économiques de l'Europe. Leur façon d'aborder les difficultés provoquent la montée du populisme. Pour les mouvements politiques d'extrême gauche et d'extrême droite, c'est du pain béni. C'est quelque chose d'effrayant d'imaginer ce Beppe Grillo en meeting publique à Rome avec 800 000 personnes. Est-ce que Mussolini rassemblait une pareille audience ?

  Ce qui se passe en Italie me fait penser à la France. Ici aussi, nous allons vers des jours noirs. Les restrictions budgétaires se font plus massives. Le gouvernement parle maintenant de réduire les retraites et d'augmenter les taxes sur le diesel, etc.. D'autres mesures viendront pour limiter notre dette souveraine. Si chacun met la main à la poche, on devrait s'en sortir, sans crise majeure. Les nouvelles qui nous viennent d'Irlande sont bonnes, le gros de la crise semble derrière. Les italiens devraient se prendre un peu plus au sérieux.

  La Commedia Dell'Arte ne s'applique pas à l'économie. Que pouvaient-ils vraiment reprocher à Mario Monti ? D'être trop technique ? Trop proche de l'Allemagne ? Trop compétent ? Pas assez magouilleur ? 

 

   Voici un enregistrement de Brice Couturier, chroniqueur sur France Culture. Au lendemain de l'élection, il n'en menait pas large.

 

 

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