Toutes les semaines, c'est la même rangaine. Quand arrive le jeudi, je commencer à me préoccuper du blog. Qu'est-ce que je vais bien écrire ? C'est devenu presque un jeu. Les contraintes ne sont pas énormes. La seule astreinte, réellement, c'est de faire paraître une page par samedi, même avec seulement une ligne. Je dois au moins ça aux amis qui ont la gentillesse de faire le clic pour arriver chez AlinosDesLorreytos. C'est comme une visite et je leur dois (vous dois) d'ouvrir la porte.

    Cette semaine, je pouvais parler de ma sortie de samedi dernier dans trois  musées FRAC d'Alsace, tout payé par la FRAC Alsace. J'étais content de ma sortie, mais sans plus. L'art moderne et contemporain est une affaire de spécialistes. Il faut avoir l'oeil d'un expert pour dégager les belles oeuvres des trash. J'aurais pu aussi pu vous parler de ma soirée littéraire au Caveau de la ville de Saint Louis : un récital de poésie d'une heure avec les deux tiers de poésie sur la vie sexuelle de l'auteur. Je doute que les femmes (et certains hommes) présents ont apprécié. Quand un homme relate les doux plaisirs de sa vie sexuelle, c'est souvent emmerdant au possible pour les autres, à moins d'être un auteur brillant qui renseigne et amuse.

trash                                             défilé trash...

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  J'aurais pu, tout aussi bien,  vous parler des horreurs relatées chaque jour par la presse sur la "boucherie" en Centrafrique. Cette guerre, ce n'est pas une guerre pour prendre le pouvoir, mais une partie de chasse. On ne fait pas la guerre on extermine ceux qui ne sont pas de votre bord. C'est du racisme, au plus haut : un génocide. En Centreafrique, ce sont des Africains qui tuent des Africains. Les Africains ont tellement souffert de l'esclavage et du colonialisme, voilà qu'ils se tuent entre eux. Je sais c'est simpliste. Les grands intellectuels ont la connaissance et expliquent ça très bien. Je me demande quand même pourquoi les Africains, eux-mêmes, ne comprennent pas qu'il faut partager (le pouvoir et les richesses), accepter les différences. Cultiver le vivre-ensemble, quoi !!

  J'aurais pu aussi vous parler de l'Ukraine et de cette révolte qui mobilise une parite des Ukrainiens, et qui s'éternise mais ne pourrit pas. La volonté de vivre sous le parapluie protecteur de l'Europe est trop fort pour abandonner la lutte. Je n'ai pas oublié le Printemps de Prague, eux non plus, je crois.

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François Cavanna   

  Je n'ai jamais vraiment aimé Cavanna. En fait, il était trop inclus, si je puis dire, dans les magazines  Hara-Kiri et Charlie-hebdo. L'humour caustique n'est pas mon truc. Au décès du général De Gaulle, Hara-Kiri a titré : " Bal tragique à Colombey : 1 mort". Je ne suis pas gaulliste, mais je trouve cet humour assez insupportable...Les années ont passé et quand Cavanna a écrit son premier roman, le Rital, j'étais occupé avec mon travail et ma famille. Je suis passé à côté de son oeuvre et de sa vie. Pierre Desproges a dit de lui qu'il était le Rabelais moderne. Voilà un joli compliment. Atteint de la maladie de Parkinson, il a lutté contre ses tremblements l'empêchaient d'écrire.

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    Toujours dans la rubrique litttérature, le Monde a fait trois pages sur des écrivains français qui écrivent des romans dont l'action se passe aux Etats-Unis, dans les grands plaines américaines : Bernard Chambaz, Patrick Grainville, Frédéric Roux, et d'autre encore. Je sais pourquoi. Les grands espaces et les parcours individuels des pionniers qui ont peuplé l'Amérique, fait rêver. L'histoire américaine est remplie d'épopées, souvent tragiques, mais toujours romanesque. Je pense à la célèbre  bataille de Little Big Horn entre les amérindiens et l'Armée Fédérale. On en a fait des livres et des films. La prohibition et les gansters de Chicago, La Grande dépression et les livres de Faulkner, la guerre du Vietnam et les romans de Norman Mailer, j'aimerais bien allonger la liste. Pour le plaisir d'écrire son nom, je quand même citer Herman Melville pour son Moby Dick. L'Amérique fait encore rêver. Les milliardaires, on s'en moque, mais ils continuent à nous fasciner, à commencer par le premier d'entre eux : Bill Gates. L'Amérique est une terre d'aventures où, encore, tout est possible. J'ai une pensée pour les Sud-américains qui prennent d'énormes risques pour passer les barrières de la frontière avec le Mexique et qui traversent le désert de Mojave pour atteindre le Texas, l'Arizona ou la Californie. J'ai vu quelque chose de cette aventure à Nogales (Arizona), il y a quelques années.

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Il y a civilisation et civilisation 

Dans certaines contrées de l'Inde, l'adultère est puni de viols collectifs quand une présumée coupable d'adultère lne peut pas payer l'amende décidée par la municipalité du village. C'est une histoire à dormir debout qui a conduit une jeune femme à l'hopital après que 13 hommes l'ont agressé avec leur pénis. La pauvre jeune femme a fini à l'hopital sérieusement blessée. Il existe quand même des endroits dans le monde où les hommes n'ont aucun respect pour leur pénis et pour les femmes, qui sont aussi leur mère et la mère de leurs enfants.

 "It's our way. We don't go to the police" a dit le chef du village.

Il y a des gens qui disent aussi, qu'ils font ça par tradition. Jolie, la tradition ! J'arrête ici les commentaires. J'ai envie d'être insultant. L'Inde est peut-être un beau pays, mais au niveau de la qualité de sa civilisation, il y a encore beaucoup à dire. 

 

 

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et ci-dessous,  article du Guardian weekly

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  Les recalés de l'école publique

Il y a vraiment des gens qui gagnent bien leur vie en faisant des études sur les problèmes de société. je n'ai pas compté la quantité d'études réalisées pour mesure l'efficacité de l'enseignement, mais je peux dire sans me tromper qu'il y en a pléthore. Les résultats sont certainement à peu de chose près, identique : un certain nombre d'enfants se sentent mal dans notre école républicaine, dans notre collège unique. Ils sont stigmatisés par leur faiblesses scolaires. Ils commencent à traîner des casseroles à 12, 14, qu'ils garderont pendant des années.

    Une dernière étude comparée  sur l'école (test de l'OCDE) place les résultats de la France en très mauvaise position. Cette étude est la Nième de son genre. Elle a toutefois le mérite de montrer que le France perd encore des places sur le classement final.

   On sait que depuis des dizaines d'années que le système français ne fonctionne pas et on ne fait pas les réformes qu'il faudrait faire pour changer quelque chose. Les problèmes de sociétés, mariage, famille, enseignement, sont des sujets sensibles dans ce pays. L'édifice est instable, le moindre mouvement et il s'écroule. Et le gouvernement qui essaie de toucher "au Mammouth" (selon un ancien ministre de l'Education Nationale) est sûr de prendre des coups. Moi, Ministre de Rien du tout, je persiste à dire que l'école obligatoire jusqu'à 16 ans est une hérésie parce qu'à cet âge, un jeune peut quitter l'école, et quand il en a marre, il quitte effectivement l'école, mais pour faire quoi ? Aucun employeur ne va recruter un jeune de 16 ans. Ce qu'il va faire (si il n'est pas engagé dans le marché de la drogue) c'est traîner dans la Mission Locale (ou PAIO) faire ici ou là un stage ou une formation qui ne lui rapportera pas grand chose, alors qu'un maintain dans l'apprentissage lui aurait permis de commencer à travailler et apprendre un métier. On peut être apprenti jusqu'à Bac +5. Ce genre d'information n'est pas très connu parce que, dans ce pays, dès que l'on parle d'apprentissage, on se ferme les oreilles. Il est temps de prendre le toreau par les cornes (ma mère disait ça quand les choses allaient mal).


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