Jeudi 30 janvier 2013

  L'émission "c'est dans l'air" du 28 janvier m'a beaucoup aidé à comprendre et admettre les règles de compétivité du capitalisme. Quand on s'est dit de gauche pendant des années, on fait comme un blocage quand des sujets comme le profit des entreprises et les salaires de salariés sont abordés. On a comme un voile sur la tête.

  J'ai vraiment réalisé, il a deux jours, à quel point les entreprises sont dans l'impossibilité de moderniser leur outil de production [investissement de capacité] si l'usine ne produit pas à 100 % de ses capacités.

  J'avais lu, il y a quelques temps dans Le Monde, que la France avait moins de robots que l'Italie et 20 fois moins que l'Allemagne. Naïvement, je me suis demandé pourquoi il en était ainsi. J'ai pensé que les chefs d'entreprises sont les premiers responsables.

  J'étais bien loin du raisonnement de l'entrepreneur qui n'investit dans de nouvelles technologies que si il en a les moyens de le faire.Que si son carnet de commandes est rempli pour plusieurs années. La société Airbus industrie est l'exemple de la société qui peut investir dans les robots et le personnel pour fabriquer et innover la conception de ses avions : son carnet de commande est bien plein.

  Malheureusement beaucoup d'entreprises françaises ont pris du retard par rapport à leur concurrents français et étrangers, souvent c'est l'appareil de production qui est vétuste. Les prix de fabrication sont alors trop élevés, d'où la perte de clientèle. Il y a aussi les pays émergents qui produisent à moindre coût avec du personnel sous-payé. Cette explication n'explique pas tout car l'Allemagne a l'air de s'en sortir avec la même monnaie et à peu près les mêmes salaires qu'en France.

  Une fois qu'une entreprise a perdu son avance sur les concurrentes à cause de son outil de production obsolete, elle est dans le trou et pour s'en sortir, elle aurait besoin de beaucoup d'argent pour acheter de nouveaux robots et un excellent service commercial pour retrouver la première place qui lui permet de vendre. 

 C'est la quadrature du cercle. Je comprends mieux aujourd'hui la création des pôles de compétivité en 2004 par le gouvernement Raffarin. L'idée est d'aider les entreprises à innover, à fabriquer des choses que les autres entreprises ne font pas ou mal. En ce moment les voitures et les vélos électriques et tout ce qui touche à la chasse au gaspi et à  la pollution sont des secteurs innovants. Une entreprise peut démarrer avec relativement peu de moyens si elle répond bien aux attentes des consommateurs.

  L'entreprise française Parrot est un bon exemple (I think) du renouveau de l'industrie française. Grace à ses innovations constantes, elle domine toujours le marché international des drones et des systèmes audio embarqués dans les automobiles.

  Je pense que les syndidicalistes ont depuis quelques années, compris (heureusement avant moi) dans quelle situation on se trouve et ne pactisent pas trop avec les théories "salvatrices" de Jean Luc Mélanchon qui prétend encore sauver la France avec  de fortes hausses de salaires. Dans un débat sur France 2 le 26 avril 2013, Jacques Attali lui a gentiment fait comprendre qu'il mettrait la France dans le mur en augmentant les salaires et en refusant de payer la dette souveraine. Cette politique économique signifierait aussi la fin de l'Euro et de l'Union Européenne, la fin d'Aibus Industrie, le début de l'inflation et la fin de notre épargne. J'arrête là, j'ai horreur des films d'anticipation /catastrophe.     

 

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