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Voici mon nouvel environnement.

 

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artisan qui affiche son art en façade

 

 

 

 

 


Dimanche 9 Mai
Hier soir j'ai reçu un petit cadeau. J'étais à la foire des livres de Saint Louis quand vers 17 heures j'ai entendu une voix à la sono qui offrait aux participants (pas aux visiteurs) la visite du musée Vitra, le bus était sur le point de partir et attendait ses derniers passagers. La visite d'un musée en autocar ? Pourquoi pas. Je me suis présenté à l'embarquement.J'ai demandé s'il restait des places. Il restait des places. Je suis monté. Quelques instants plus tard, un jeune homme (de l'âge de mon fils) a demandé à s'asseoir à côté de moi. Ils s'est tout de suite présenté :Pascal Janovjak, auteur. Je me suis présenté à mon tout, en m'excusant de ne pas être écrivain. J'ai bredouillé quelque chose pour expliquer ma présence dans le bus.
Mon voisin, en était à son deuxième livre.
  Malgré son âge, il s'est déjà bien frotté à  des responsabilités culturelles au niveau international. Enseignant universitaire au Moyen Orient (Remallah), Responsable culturel au Bangladesh. Une vie entièrement tournée vers la culture. Il parle 5 langues. Il est Slovaque par son père, Français par sa mère, née en Suisse (je crois), il parle aussi italien avec sa compagne italienne. Il est possible que je me mélange un peu. Je n'ai pas eu besoin de lui demander s'il se sentait européen....
Nous avons visité le musée Vitra. Des bâtiments ultramodernes  conçus pour accueillir des chercheurs en design, création d 'objets usuels, comme des chaises. J'ai vu ça comme un laboratoire de recherche où l'on fabrique en permanence des nouvelles formes.
La visite terminée, nous sommes remontés dans le car. Je m'attendais à un retour à la foire des livres de Saint Louis. Pas du tout. Direction restaurant pour le repas du soir. Je me suis trouvé embringué dans ce processus de visite guidée qui ne m'était pas destinée. J'ai failli disparaître....Je ne savais même pas où nous étions. Pascal Janovjak m'a conseillé de rester. Les places n'étant pas distribuées et il y avait toujours des absents.
Je me suis trouvé assis entre un employé d'aéroport, collaborateur d'un éditeur, une employée d'une bibliothèque municipale et un écrivain africain de Bordeaux. Beaucoup de paroles dites et coupées. Mais peu importait. On était là pour l'ambiance et manger. J'en retenu que Istanbul était la plus belle ville du monde. J'ai entendu des commentaires élogieux sur les bienfaits du whisky, un  beuvrage quasi miraculeux.
Très intéressant tout ça. Les littéraires ont la parole facile. Je me sens bien au milieu de cette population. Ils sont spontanés et bons vivants. 
Vers 10h30, les premières personnes ont commencé à partir. J'ai suivi. Je ne devais pas tardé, ne sachant pas où j'étais. J'ai appris que le restaurant n'était qu'à quelques kilomètres de Saint Louis, je pouvais rentrer à pied. Un chauffeur de la mairie a quand même insisté pour me racompagner. Cinq minutes après, j'étais rendu. Quelle délicieuse soirée !

Ce matin j'ai retrouvé Pascal Janovjak à la foire des livres. J'ai acheté son livre "l'invisible". Je vais le transmettre à Xavier Houssin pour lecture critique. En plus, ils ont le même éditeur : Buchet et Chastel. Ca va peut-être l'intéresser.

Jeudi 13 Mai

Je viens de lire le roman de Pascal Janovjak, livre de 300 pages. Je suis embarrassé pour en parler. Parce que j'ai connu et aprécié la personne avant de lire son livre. C'est l'histoire d'un  avocat d'affaires qui ne réussit pas bien dans son job et un  soir  "par l'effet du saint esprit" devient invisible, un peu comme  'l'homme invisible'  de H.G. Wells, cette qualité fait de lui un autre homme. Un homme, pas uniquement voyeur mais curieux sur ce monde qu'il peut à sa guise, détailler et observer librement. Il pourrait chercher à profiter de sa nouvelle situation pour profiter des autres, Il préfère observer d'autres hommes. Voyeurisme poétique, je dirais. Bien écrit, avec de belles formules comme  "la fraîcheur s'installe, l'électricité court allumer les réverbères".

     Demain, je prends le train pour Paris. Une nuit chez des amis et direction la Somme, quelques jours dans 'ma maison de campagne'.
J'ai de nouveau acheter des meubles à Emmaüs, Je suis me suis meublé pour quelques centaines d'euros. Je suis toujours installé dans pas grand chose. mais de quoi avons-nous besoin pour vivre en 2010 ? Un sanitaire,une table,avec ses chaises, des appareils de cuisson, et ses ustensiles de cuisine, quelques meubles de rangement et un lit. Un ordinateur, la radio et la télévision pour vivre 'dans son temps'.

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