"La vie, c'est comme la bicyclette,

quand on s'arrête, on tombe"

Albert Einstein

 

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Une vie.

  Hier soir, j'ai invité un voisin Portugais  à partager une bouteille de Ménetou Salon (vin qui ne vaut pas sa réputation) et quelques petites choses à manger .

  Je connais depuis des années ce monsieur Portugais que je croise dans les communs de l'immeuble. Je l'ai plusieurs fois invité à partager une bouteille de vin avec lui, sans résultat. Mais hier il m'a dit qu'il quittait déménageait pour habiter en maison individuelle.  Peut-être la raison pour accepter cette nouvelle invitation.

  Au cours des quelques heures que nous avons passé ensemble, il m'a raconté un peu de sa vie. Surtout son arrivée en France, que je vous résume ici brièvement.

  Ce monsieur, maintenant à la retraite, est issu d'une famille bourgeoise portugaise qui a été le principal exportateur de liège pendant des années. C'est à la suite d'un refus du service national et d'un départ obligatoire en Angola ou au Mozembique, que, alors qu'il était jeune homme qu'il est devenu déserteur pour ne pas partir en Angola ou au Mozambique. Le Portugal, comme chacun sait, faisait la guerre aux mouvements indépendantistes. Avec la complicité de plusieurs passeurs et prix d'une prise de risques sérieuse (on lui a tiré dessus à la frontière espagnole), il est arrivé en France avec quatre autres personnes dont une jeune fille de 18 ans. A la gare d'Hendaye (c'était en 1969) un service d'accueil des migrants recevait nouveaux arrivants, il leur trouvait un travail, et leur fournissait une musette de victuailles, un emploi et un billet de train pour s'y rendre. Je suis tombé des nues. Je ne savais pas que pareil service avait fonctionné. Comme quoi du temps des "trente glorieuses", il y avait du travail en France. 

  Sur place - ici à Saint Louis, il a appris le français en lisant le journal local "l'Alsace". Il s'est formé sur le tas en chimie. Jeune, il était curieux de tout et cherchait toujours à occuper des postes de travail qu'il ne connaissait pas. Il a ainsi été repéré par la hiérarchie qui, après quelques années, lui a offert un poste de chef d'équipe dans une unité de fabrication chez Dalloz Suisse.

  J'étais heureux d'écouter l'histoire de cette vie de travail et d'aventures. Comme quoi, on peut être Portugais et objecteur de conscience. Nous sommes encore trop nombreux à penser que les  Portugais sont venus en France pour des raisons économiques. Eh non, des Portugais sont venus pour des raisons humanitaires.

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 Après la cérémonie dans le Perche 

      Je suis rentré dans ma petite Alsace, après une peite expédition dans le Berry, le Loiret et le Perche. J'ai vu plein de monde. Je suis ravi. je ne peux pas parler de mes trois visites. Il y aurait beaucoup à dire. Je ne dirais que quelques mots sur ma dernière visite dans le Perche. je ne peux pas l'éviter. Les "gens" du Perche que j'appelle ici Sigmung et Jane, regardent le blog et s'amusent souvent de mes commentaires. Alors ils se demandent bien ce que je vais écrire sur leur fête. Je peux dire que la fête du Perche a été une belle fête de famille. Les amis n'ont pas été oubliés, même pour certaines photos officielles. C'est sympathique d'être "dans" la photo. Oui, je le dis parce que, jusqu'à présent, j'étais écarté des photos. C'est qinsi que j'avais bien pris conscience, qu'il y avait des invités IN et d'autres OUT pour l'histoire de la fête familiale. Il faut reconnaître que trente ans après une fête comme celle-ci, qu'est-ce qu'il reste à la postérité, sinon les photos, les seuls marqueurs historiques : "Lui, le monsieur à droite, c'est l'oncle untel, elle, la petite avec la robe écarlate, c'est la fille de la cousine germaine". On ne dit jamais : "lui c'est l'ami untel.".

Cette fête de famille a été une belle fête de famille, je ne passe pas de la pommade parce que j'étais invité. Je le dis à cause de la générosité des accueilants qui ne radinent jamais sur les moyens mis en oeuvre pour que tout se passe bien. Cette année, on avait droit à de la sono (semi-professionnelle), du karaoké, projection de vidéo, d'intervention de remerciements (ça fait un peu officiel, mais c'est toujours sympatique). J'ai regretté de ne pas avoir dit quelque chose. Dans ces circonstances, je crains toujours être trop long et m'embrouiller dans des détails qui ne passionnent personne.

Le samedi midi nous avons mangé copieusement malgré le terme de picnic, qui nous laissait croire que nous recevrions qu'un petit sandwich à l'huile d'olive, une tranche de tomate et quelques miettes de thon. Nous nous sommes un peu trop attardé sur les bonnes choses à manger et la plupart des invités n'avait pas très faim quand la soirée est arrivée. Le traiteur nous a offert plein d'autres  gourmandises. 

 La soirée s'est déroulée dans un cadre supérieur à la moyenne (très supérieur, je dois corriger) : un bel édifice construit par un tailleur de pierres des monuments historiques a abrité la soirée. Une construction de style gothique mais édifiée ces dernières années avec uniquement des matériaux neufs. J'ai dû me faire dire plusieurs fois que ce n'était pas une rénovation. C'est bien la première fois que je vois une église de style gothique  qui est un faux. C'était comme voir une tapisserie d'Aubusson du XVII, fabriquée l'année dernière. 

Le tailleur de pierres était là à l'arrivée des invités et nous a commenté son travail. Je n'ai pas noté son nom, mais dans la vidéo que je joins à cette page, vous y trouverez toutes les informations sur le bâtiment et son batisseur.

La soirée s'est terminée en dansant. la danse est quelque chose d'incontournable dans ce genre de fête. je n'ai jamais dansé en public, alors que j'aime le rythme et il m'arrive de danser seul à la maison, surtout quand j'ai un peu trop bu et suite à un heureux événement. Le plus rigolo, c'est que ces danses en solo et à l'abri des regards, m'amusent beaucoup. Je vais devoir en parler à mon psychiâtre. En attendant, je suis décidé de sortir de cet enfermement et de suivre des cours de danse et de chant, car j'aime aussi chanter. Je dois m'y mettre avant que mes jambes ne me lâchent et que ma voix fasse pleurer les enfants en bas âge. La vieillesse est un naufrage, je passe mon temps à le répéter, mais personne ne semble me croire.

 

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 J'ai trouvé sur YouTube une video du Clos des Cheminées

où s'est tenue, en soirée,  la deuxième partie de la fête.

 

J'ai trouvé sur YouTube une video du Clos des Cheminées

où s'est tenue, en soirée,  la deuxième partie de la fête.

 

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Les routiers sont sympas.

  L'émission radio de RTL n'existe plus, depuis quelques années, déjà, son célèbre animateur, nous a quitté. Son émission répondait à un besoin de communication pour tous ces gens qui passent de nombreuses heures sur la route, que l'on nomme souvent "les professionnels de la route".

  Ces professionnels, surtout les routiers de gros véhicules, je ne les porte pas spécialement dans mon coeur. Partager la route avec ces spécialistes de la conduite n'est pas une partie de plaisir. Ils conduisent vite et toujours en excès de vitesse de 10 à 15 km/h. Avec ma petite voiture et mon respect maladif des limitations de vitesse (je suis un des rares conducteurs à respecter les vitesses limites), les chauffeurs de poids-lourds m'accablent de coups de klaxons, d'appels de phares. Ils ne craignent pas suivre ma voiture à un mètre de distance, histoire de m'impressionner un peu plus.

  Messieurs le chauffeurs professionnels, ayez un peu d'indulgence et de courtoisie pour les autres conducteurs qui respectent le code de la route. Pour l'instant, je n'en suis pas encore de dire : "Routiers, je vous aime" comme l'a souvent dit Max Meynier dans sa célèbre émission "les routiers sont sympas".

 

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Les enfants qui écoutent aux portes.

  Ces derniers mois, j'ai fait quelques visites chez des amis qui ont des petits enfants de l'âge de l'école élémentaire. J'ai vu des enfants attentifs à la conversation des adultes. A table, ils restaient tranquillement assis, à écouter notre conversation. Ils intervenaient aussi parfois. Les adultes présents prenaient leur temps pour leur répondre et expliquer certaines choses qu'à leur âge, ils ne connaissaient pas forcément. Je me suis renseigné sur les résultats scolaires de ces enfants.Tous de bons élèves.

  Laisser les enfants écouter aux portes est un bon moyen d'intégration à la vie scolaire. Si on accorde un minimum de crédit aux enfants, sur leur capacité à comprendre, le plus tôt possible, leur monde, notre monde, nous serons surpris par leur capacité d'analyse et la richesse de leur vocabulaire.

  Quand j'étais gamin, je me souviens avoir été rejeté parce que j'essayais d'entrer dans la conversation d' adultes. "Va jouer ailleurs". Je savais que j'étais un intrus. Laissons les enfants vivre leur vie à proximité de la nôtre. Ils sont plein de curiosité et d'intelligence.   Leur réussite scolaire est bien là, cachée en embuscade, derrière nos petites conversations de tous les jours.

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 Que fait l'éducation nationale ?

  On est en pleine rentrée scolaire; les medias ne parlent que de ça (quand ce n'est pas de la Syrie). C'est le moment choisi pour revendiquer le manque de postes d'enseignants, de locaux, etc...Une ritournelle. Wikipédia dit : "la ritournelle est un refrain qui reprend la même mélodie et les mêmes paroles". Je pense que c'est bien ça. L'éducation nationale est atteinte d'une maladie chronique, elle est malade de ses enseignants et de ses associations de parents d'élèves qui demandent plus de moyens sans vraiment chercher à changer quelque chose. Pourtant quand on compare la réussite de nos élèves avec celle des pays voisins, on devrait se mettre la tête sous l'oreiller pour ne pas entendre les résultats. Si on raisonnait en termes économiques de compétitivité, nous serions dans une situation pire que celle que connaît la Grèce.

  Brice Couturier, chroniqueur de France Culture nous a donné hier son opinion sur la rentrée scolaire. Il ne mâche pas ses mots. Du petit lait. J'ai trouvé l'enregistrement et je me fais un plaisir de le joindre à ce commentaire.

 

 

 

 

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Comptes cachés en Suisse

   La fatigue du voyage dans le Perche m'a mis au lit de bonne heure. Il y a des jours comme ça : "on ne demande pas son reste" (comme disait ma mère), la fatigue physique vous met au lit direct. Mais paradoxe, je me suis réveillé et levé vers 1h30 du matin. Sur la chaîne LCP, j'ai entendu l'audition du député-maire Michel Gonel qui s'expliquait devant une commission de parlementaires sur l'affaire du compte en Suisse du Ministre Cahuzac. C'est lui qui a remis l'enregistrement qui constitue la preuve de la culpabilité du ministre.

  Pendant deux heures, le pauvre Michel Gonel a été soumis à la question...La quinzaine de députés présents l'ont harcelé de questions. Ils voulaient lui faire dire plus que ce qu'il a certainement déjà dit dans d'autres instances, magistrats, policiers, journalistes...Je n'aurais pas voulu être à sa place. On s'adressait à lui, comme on s'adresse à un perturbateur, quelqu'un qui frappe la surface de l'eau quand personne n'aime les vagues. Il faut reconnaître que apporter la preuve de la culpabilité du ministre des impôts est quelque chose d'infamant pour toute la classe des élus politiques. Ils ont cherché à comprendre pourquoi il ne s'est pas plus battu pour pousser les services administratifs et de justice à faire leur boulot d'enquêteurs quand il leur a remis son siglalement.

  Je le comprends bien. Pourquoi aurait-il fait une affaire personnelle des conneries de Cahuzac, tandis que les sevices officiels fermaient les yeux sur la fraude du ministre ? 

   La justice et les différents enquêteurs du fisc craignent pour leur poste quand ils découvrent qu'un ministre est un pourri.

  Il est plus facile d'accuser un petit voyou sans preuves qu'un ministre avec preuves à l'appui. Le courage est une valeur qui se perd.

  Monsieur Michel Gonet, avec son look de bon père de famille, ne manque pas de cette valeur.

  Tous les remerciements d'Alinos.

 

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J'allais oublier...

Le mercredi 11 septembre 2013 (dans quatre jours), je serai en route pour Bangkok. J'ai retenu une chambre au Rambuttri Village Plazza. Je connais déjà l'hôtel pour y avoir plusieurs fois séjourné. L'accueil n'est pas terrible mais les chambres sont bien et il y a une piscine sur le toit, et l'eau chaude dans une salle de bain privée, sans oublier la télé internationale. Le prix est de 16 euros par jour. Vous savez tout maintenant, vous n'avez plus le prétexe de l'ignorance pour ne pas y aller !

A partir de Bangkok, je me rendrai peut-être au Sri Lanka acheter pour  quelques paquets de thé de Ceylan...

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Take care

Pour les non Brits ou Yanks

take care veut dire 

Prenez soin de vous !

 

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