Blog du 18.04.09. la mort à mobylette.

    En fin de semaine, un monsieur de mon village, âgé de 76 ans a été victime d'un accident de la route. Il a été renversé par un camion en plein milieu du village. Je ne le connaissais pas mais je le voyais régulièrement passer devant la maison. Quelqu'un a mis un faire-part dans ma boîte aux lettres pour rendre un dernier hommage à ce monsieur. Contrairement à mes habitudes, je me suis rendu à la cérémonie religieuse. L'église du village était pleine. Le prêtre a rappelé qui il était. Né à Villers, Première Communion, marié à Villers (il aurait pu ajouter, mort à Villers). C'était quelqu'un de connu. Il avait quand même fait son service militaire en Algérie, comme beaucoup de cette classe d'âge. Un drapeau tricolore avait été étendu sur le cercueil. Il devait être aussi membre de l'association des Anciens Combattants. La République n'a pas oublié. Nous avons chanté des chants religieux, bien qu'hésitant, j'ai cherché à chantonner quelque chose. Par manque d'habitude, je ne savais pas que les proches du défunt étaient conviés à toucher le cercueil avec une branche de buis. Comme je suis arrivé en peu en retard à la cérémonie, on m'a donné un siège au premier rang. Je n'ai pas chercher à m'opposer. Je me suis retrouvé bien embarrassé quand je me suis aperçu que les gens qui étaient autour de moi étaient des proches du défunt. Je ne pouvais pas ne pas me joindre à eux quand ils sont levé pour la cérémonie de la branche de buis. J'ai senti que la famille rassemblée autour du cercueil s'est demandé ce que je faisais avec eux. Moi, le parfait inconnu. Une fois la cérémonie terminée dans l'église terminée, je ne suis pas allé jusqu'au cimetière. J'ai pensé que j'en avais fait assez pour honorer ce monsieur que je ne connaissais pas. Tout a commencé avec ce faire-part déposé dans ma boîte aux lettres.

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