Nous sommes  maintenant dimanche 2 Novembre. Deux jours seulement avant les élections américaines. J'ai vu hier, à harvard, que l'on pouvais encore s'inscrire. A partir de ma voiture, je ne me rends pas compte de l'intensité des débats. A partir des titres de journaux, j'ai l'impression que rien de bien spécial ne s'est passé les derniers jours. Je vais essayer de me trouver une chambre de motel le soir des élections pour regarder le suivi du dépouillement.
Je me suis arrêté la nuit à Plymouth. L'armada de l'Amiral Laperouse y a été bloquée pour les Anglais en 1779. certains bateaux transportaient du bois et aussi les troupes de Rochambeau. Mais Plymouth est un très joli port naturel, bien protégé des vents du Sud-Est. C'est maintenant une ville bourgeoise à quelques miles de Boston. J'ai profité des déguisements de Halloween, je comte mettre quelques photos des persons et une vitrine de Plymouth.
Hier soir, samedi soir, j'ai couché sur un parking McDo dont le drive way était ouvert 24/24 heures. Il faisait un froid de canard, (32° farenheit, cela doit faire, quelque choses en dessous de 0° centigrade). C'est drôle, mais quand je dors comme ça, exposé, je dors par période d'une heure ou deux environ et je rêve en permanence. La nuit dernière, j'étais attaqué par un cheval ou une vache, il ou elle était devant moi sur les pattes de derrière, je me souviens avoir dans les mains un carton rouge pour essayer de détourner sa fureur. A 2H30 du matin, il y avait foule sur le parking, les jeunes, manifestement faisait le plein d'énergie avant de rentrer à la maison ou continuer leur nuit du samedi soir. Je comprends mieux le sens social de ces parkings où se retrouvent les jeunes. C'est une manière de se rassembler (obligatoire quand on a vingt ans) et de profiter quand même de la voiture individuelle. Je suis parti avec un très beau ciel, la radio jouait de la musique classique grand public, mais tout de même c'était bien. Paisible à souhait. Dehors, que des arbres comme dans le Connecticut. Je me suis souvenu que la cabine de Henri David Thoreau, ne devait pas être loin. Je me suis arrêté dans une station service où la vendeuse m'a dit comment y aller. Elle même connaît les lieux pour les avoir visités avec son école. Ce matin, à 8H3O, j'ai pu voir l'étang --Walden Pond-- et une réplique de la maison de Thoreau, entièrement construite de ses mains (sauf la charpente). J'étais seul à cette heure, la boutique de souvenirs n'ouvrant qu' à 10 heures. Mais peu importe, j'ai profité des lieux. Isolée au milieu des bois, avec un étang pour pêcher, l'érivain, philosophe, avait tout son temps pour penser. La maison fait 15 feet sur 10. J'ai, à coup d'enjambées trouvé 4 mètres sur 2,5.  Une porte et deux fenêtres. A l'intérieur une cuisinière, un lit, une table minuscule, un écritoire où il devait écrire debout et trois chaises. On dit à propos des trois chaises. Une pour lui (genre rocking chaire, une autre pour l'amitié et la troisième pour la société.
Thoreau a vécu un peu plu de deux ans dans cette petite maison, en dépensant le moins possible, vivant des produits de son jardin et de la pêche. Déja écolo en 1845.
Je suis dans un Burger King, mon portable reçoit sa recharge en électricité mais pas d'internet. hier, je n'ai pas réussi à me connecter. Aujourd'hui ? On verra bien.
Je vous souhaite à tous le bonjour du Massachusets.
Alinos des lorreytos
en vadrouille, comme toujours. A propos, hier soir je suis entré dans un cimetière américain. Je suis frappé par la sobriété des  plaques. Pas de gros tombeaux de famillec comme en France. Ici on meurt seul et enterré discrètement. A un petit détail près.A côté des tombes sont souvent figés dans le sol un petit drapeau américain. Et pas uniquement pour des soldats américains tombés au champ d'honneur. L'explication ? Comme ça, je pense à l'unité du pays que représente ce drapeau. Ce n'est pas la terre qui fournit  les origines de tous ces gens que sont les Américains. Le lien a la terre est fragile et récent. Les terres des pionniers n'ont même pas été achetées mais donné par l'Etat américain ou volées aux natifs. L'appartenance au pays c'est le drapeau. Ici on le voit partout, sur les voitures, dans les jardins, devant les maisons, aux fenêtres, sur les balcons et dans les cimetières. Je vous avoue que j'aime bien ça. La réalité d'un pays est ce que l'on en fait. Je pense que cette notion est dans la constitution américaine. Bien sûr, il y a des Americains qui s'enrichissent en dormant. Mais l'enrichissement par la bourse à ses limites. On le voit encore maintenant.

  Le bâtiment que l'on voit en dernier  est le siège du Gouvernement de L'Etat de Rhode Islande. Le Plus petit Etat des Etats-Unis (je crois)


Cabine de Henri David  Thoreau

































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