Un jeune tchèque s'est immolé par le feu après l'intervention des Soviétiques, en 1969.

Un jeune tchèque s'est immolé par le feu après l'intervention des Soviétiques, en 1969.

Jeudi 21 Août 2008) 

Jour de l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie, le 21 août 1968. Je me souviens bien. C'était un Mercredi. Je travaillais alors, comme tous les étés, dans un hôtel de Londres le "stanhope House".  A l'époque j'avais une amie tchèque, étudiante à Prague. Je ne la voyais pas souvent, mais je l'aimais bien. Bien que sans nouvelle d'elle, je voulais être à Prague pendant ces événements. Mon patron m'a donné l'autorisation de m'absenter. A Paris j'ai obtenu mon visa d'entrée pour une dizaine de jours. Je n'ai pas demandé plus parce que dans ces années-là, il y avait un change obligatoire à la frontière à un taux très défavorable. Alors qu'il était très facile de changer au noir à un bien meilleur taux.  J'ai fait la première partie du voyage en stop jusqu'à Nuremberg. J'ai terminé mon voyage en train qui était plein de Tchèques rentrant précipitamment de l'étranger. Le régime du Président Dubcek  (appelé le Printemps de Prague) autorisait facilement les sorties du territoire. Les Tchèques étaient surpris de me voir rentrer en Tchécoslovaquie alors que les touristes fuyaient le pays sans demander leur reste. Je me souviens bien de l'émotion ressentie. J'étais content d'essayer de rejoindre mon amie à Prague.

   Quand je suis arrivé à Prague mon amie était en Italie, sa copine K. m'a accueilli quelques jours dans l'appartement. Au ventre ville de Prague, il restait encore quelques tanks et on pouvait voir quelques hélicoptères voler au-dessus de nos têtes, ils jetaient des tracs pour inciter les habitants à cesser toute protestation. J'ai ramassé par terre un de ces tracts et je me suis fait agressé (sans violence) par des passants qui se sont rapidement montrés compréhensifs quand ils ont vu que j'étais étranger. Je me sentais proche des habitants. Je me suis toujours été proche des Tchèques (et des Slovaques, je n'ai jamais distingué les uns des autres). J'étais à Prague à la fin de mai 68, quand Prague vivait ses premiers jours de liberté avec Dubcek et Svoboda. Cela changeait du régime de Novotny que j'ai aussi connu en 1966. Mon premier voyage à Prague. J'ai connu la ville de Prague toute triste avec ses trottoirs glissants à cause des poêles à charbon. C'était la misère. A chaque fois que je venais, je laissais à mon amie quelques centaines de francs pour acheter des trucs dans un magasin spécial appelé Tusex.  J'étais le Père Noël.
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    Aujourd'hui, le Président de la République a rendu hommage au 10 soldats Français tués en Afghanistan. Je pense qu'il a parlé juste. Le combat en Afghanistan est  nécessaire pour repousser les extrémistes religieux dangereux et pour préserver notre démocratie. 
 Depuis 9/11,l'attaque contre le World Trade Center à New York,  j'ai perdu ma tolérance à l'égard  des terroristes de tous bords. Le soir du 9/11, j'étais à Paris, j'ai vu à la télé  des gens danser de joie  au Pakistan  suite à ces attentats. Je n'ai pas accepté.  Je n'accepte toujours pas. Les fanatiques religieux me donnent mal au cœur. Le temps des croisades est terminé depuis longtemps. Le temps des exterminations pour des raisons religieuses est derrière nous. Ces gens qui tuent et mutilent au nom de leurs dieux sont très  dangereux.  Nous ne devons pas nous laisser faire. Ils doivent être éradiqués. Je ne vis pas sur le registre de la haine raciale. Je suis sur le livre de la protection des libertés publiques et de la démocratie.  A part ça, ma petite maison vit des jours tranquilles. Aujourd'hui le soleil était de la partie. Je me suis installé, au coucher du soleil dans le jardin. L'air était doux, je me sentais bien.  J'espère que tout va bien pour vous aussi.

Alinos des lorreytos
L'ami des chiens et des moulins à vent.

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