La fête avant le tumulte !





                Je suis rentré en France le vendredi 11 Avril. Sur un vol Swiss Air. La classe ! L'apéritif et le pinard compris dans le plateau-repas du billet classe "economy". Je me souviendrais du vol aller United Airlines. Le gosier au sec jusqu'à Los Angeles !

                     Avant de quitter les Etats-Unis, je suis passé en voiture par Leimert Park, un quartier Afro-Américain de LA. On pouvait entendre une musique de tam-tams. Je me suis arrêté. Toujours  à la recherche de l'Amérique profonde.
                        En m'approchant, je me suis aperçu que je n'étais pas le bienvenue à la fête. Il y avait là une douzaine de musiciens avec leur tam-tam. Le rythme était bien cadencé, toujours le même. Des danseuses se déhanchaient sur la piste de danse improvisée. Toujours la même chose, cela tournait à la transe. Je m'attendais à une scène de vaudou ou quelque chose comme ça. On était loin des danses occidentales comme la valse ou le slow. Avec cette musique, on dansait pour éloigner les mauvais esprits. Apparemment ces Black-Américains apprécient plus la musique traditionnnelle africaine que le Jazz de la Nouvelle-Orléans. Je pris des photos. Les spectateurs m'ont vite remarqué. Ils me lançaient des regards peu sympathiques. Qu'est-ce qu'il fait celui-là ...! . Il y avait aussi des stands où on servait de la nourriture africaine. Je ne me suis pas approché. Ils mangeaient bizarre. Des choses non identifiables à un mètre ou deux. Manifestement pas des hot-dogs ou des hamburgers. Des livres d'occasion étaient exposés à la vente mais aussi , je pense, pour y faire étalage des opinions de la communauté. Tous des titres, genre pouvoir noir,  Black Panthers et Malcom X, je me croyais de nouveau dans les années 70. Cela m'a fait une  impression de déjà vu. Vieille image démodée des révoltes noires de l'époque. Je me suis senti bien triste. L'Amérique n'a-t-elle rien apportée aux Noir-américains ?


    


      La réalité est est là devant mes yeux. Les Afro-Américains ne se sont pas "embourgeoisés" ces dernières années. Cette radicalisation de la culture noire risque de provoquer de nouvelles confrontations avec l'establishment américain et l'Amérique des villes .Allons-nous connaître des émeutes comme à Watts en 1965, quartier maintenant tristement célèbre  ou celles de 92 après le passage à tabac par des policiers de Rodney King. La paix sociale est bien fragile en Amérique.

           Salut à tous et bon vent à chacun !

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