Les nouvelles du front

  Je prépare ma retraite profonde, si je peux m'exprimer ainsi. Je sais qu'un gros pépin de santé peut m'immobiliser. Une fois à terre, je serai à la merci de l'aide que les services de secours voudront bien me prodiguer. Suivra l'hôpital, puis la maison de retraite alsacienne, si je survis au choc... Ce n'est pas un conte de Noël que je vous raconte là, mais il faut de temps en temps affronter la noirceur des tunnels avant de retrouver la lumière (comprenez ce que vous voulez, je ne change rien à ma phrase...!).

  Ce scénario catastrophe me gêne. Je sens bien qu'il y a quelque chose qui cloche.  Il me  faut une autre chute comme on dit, pour bien finir.

  Si je dois appeler les sevices de secours, je préfère que cela se fasse dans un département ensoleillé de France,  où les palmiers poussent facilement comme en Californie. Ce Sera les Alpes Maritimes. La chute sera plus supportable et ressemblera à un "happy end" américain. 

Nouveau programme :

    1) D'abord, je dois trouver à me reloger dans les Alpes Maritimes. Par la suite, quand je serai prêt pour la maison de retraite, je devrai justifier d'une adresse dans le département. Une établissement pour personnes âgées ne m'acceptera jamais venant d'un autre département, surtout si l'aide social doit payer une partie de mon hébergement.

  Se loger dans un département au climat méditerranéen, n'est pas chose facile quand on n'est pas plein aux as. En fait, j'ai le choix entre l'achat d'une ruine dans l'arrière pays niçois ou la location d'un logement HLM (si on veut de moi).

  2) Une fois relogé dans le Sud, en cas de coup dur (voir plus haut), je serai dirigé vers une maison de retraite dans la région. J'échapperai ainsi à l'Alsace et aux Alsaciens qui parleront alsacien entre eux...

      Mais pourquoi cette envie de partir dans le Sud ? Mon appartement me convient, pas trop grand, pas trop petit. Le balcon me permet de ranger mon vélo. J'ai une place de parking pour la voiture. Le médecin, la pharmacie, le laboratoire d'analyses médicales sont sur place. L'aéroport est à quelques encablures en bus.

 La réalité est dans la tête. Je sais que mes meilleures années sont accrochées au vestiaire des souvenirs. La dégringolade se fait lentement, avec les années, on fréquente plus le médecin, le pharmacien vous appelle par votre prénom. Presque un copain. Entre amis, on évoque jamais les méfaits de l'âge : sujet tabou, comme le mot lapin dans la marine.

  Secrètement, tous les vieux espèrent échapper au pire et rester longtemps debout sur leurs deux jambes. Je ne suis pas joueur et n'aime pas être pris au dépourvu. Quand je prends l'avion, j'arrive à l'aéroport une demi journée à l'avance (ou presque). Alors quand il s'agit de ma "survie", je redouble de prudence. Je ne veux pas finir dans une maison de retraite alsacienne avec de charmants vieillards qui parleront alsacien en attendant les visites du dimanche. Je voudrais bien achapper à la solitude dominicale. Dans le sud, je m'imagine me  retrouver en compagnie de vieux voyageurs. On évoquerait l'Amérique,  Las Vegas ou Amsterdam, ou encore la chaleur humide de Kuala Lumpur ou de Pékin.

Si on nous retire le rêve, que nous reste-t-il ?

 

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Festival du Film de Cannes 2014

  Je commence à penser à mon prochain Festival de Cannes. La formulation est un peu forte. Je n'ai rien à voir avec le Festival du Film. Pas plus que le lambda du coin qui vient à Cannes pour voir les acteurs et les actrices préférés. Pourtant cette année, j'ai fait une démarche auprès du Marché du Film pour solliciter une accréditation (pas donné : 308€). Sur site internet, ils sont assez souple pour encaisser l'argent. Une fois l'argent dans leur poche, ils m'ont demandé de justifier mon appartenance à l'industrie du cinéma. Comme je ne suis pas producteur, acteur ou même éclairagiste, j'ai joué la carte du blogueur. Mon blog ne les a pas impressionné. Je n'ai pas été retenu et ils vont me rembourser mon argent. Le "payer d'abord" et on verra ensuite, fonctionne bien sur internet. Le payeur n'y trouve pas toujours son compte... 

  Bref, j'ai essayé. Dans la vie il faut toujours tenter sa chance, tenter l'aventure, disons. Je suis toujours heureux de voir des personnes (jeunes ou vieilles) faire des choses pour lesquelles ils ne sont pas forcément préparés. Un autre sujet, pour une autre page du blog.

 

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Le Soudan du Sud

  J'en ai marre de lire des horreur dans la presse. On ne parle pas beaucoup du Soudan du Sud dans la presse française, tout accaparé par l'Ukraine qui est beaucoup plus près de nous que le Soudan du Sud. Et pourtant la vie de 865 000 personnes déplacées sont concernées depuis le début du conflit.

  Si j'ai bien compris, différents groupes (tribus) se sont disputées pour avoir la maîtrise (et les bénéfices) du pétrole. La création d'un Etat : "Soudan du Sud" a été créé en 2011. Un Président : Salva Kiir et un Vice-Président : Rick Machar, ont été élus (ou nommés).Une année passe, puis les deux responsables politiques se disputent et se font la guerre.Comme ils sont chacun à la tête de leur communauté, c'est la guerre civile avec des centaines de milliers de victimes et encore plus de déplacés qui se terrent dans des camps ou dans la  brousse où ils se nourrissent de végétation sauvage.

   La bas il existe une saison des pluie d'avril à novembre au cours de laquelle les camions de ravitaillement ne peuvent plus passer. Les rebelles et les loyalistes arrête aussi les combats mais cela ne donne pas à manger aux réfugiés.

  Voilà, ce que j'ai compris de la situation au Soudan du Sud. C'est le bordel. Ces peuples sont dans l'incapacité de négocier avec leurs voisins. Ils préfèrent les voir morts que partager avec eux. Je ne sais ce que je peux dire de plus.Je suis consterné et malheureux de faire ce constat. Et si les Etats "responsables" prennent en charge la gestion de cet Etat (la Somalie, c'est du pareil au même) on va les traiter un jour ou l'autre de colons. Alors que faut-il ?

  De l'humanitaire en permanence ??? Je rappelle que l'humanitaire fonctionnait à plein régime pendant la guerre entre le nord et le sud, avant la création du nouvel Etat en 2011. Pendant ce temps là des centaines de milliers d'humains vivent et meurent dans la désespérance. 

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      Jeudi 27 février. Le conflits sanglant en Ukraine marque une pause après le départ du président Ianoukovitch. Les chaînes de télé nous montre des insurgés blessés mais présents sur les lieux publiques, visiblement heureux de l'issue des événements. Je les comprends et j'admire leur détermination à vaincre. Je ne sais si tous ces résistants sont pour une Ukraine européenne. Je pense plutôt qu'ils sont pour une Ukraine "propre" qui échapperait à la corruption et aux diverses magouilles du régime.

  La corruption est une maladie du pouvoir, quand on fait un peu attention à ce qu'il se dit sur les chaînes de télé, la corruption est partout, elle sape le moral des petites gens qui sont ponctionnés de partout. Les ex-pays de l'Union Soviétique ont gardé des habitudes de corruption. J'ai connu personnellement, un douanier sur la frontière Roumanie/Hongrie qui avait réussi en quelques années à se faire un petit pactole. J'ai dîné chez lui, je peux vous dire que j'ai bu du bon vin et nous sommes rentrés à Bucarest avec une bouteille de whisky en cadeau.

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  J'ai eu le plaisir de voir la diplomatie de l'UE en action à Kiev, avec Mme Catherine Ashton et Mm Merkel en tête, suivies des Ministres des Affaires Etrangères de la Pologne et de la France. J'ai été très impressionné. C'est la première fois que je voyais Mme Merkel à l'oeuvre pour régler un conflit dans un autre Etat. En plus ça a marché. Il semble bien que la diplomatie, avec les Russes, a aidé à retrouver le calme en Ukraine.La remise en forme de l'Ukraine doit se faire. Elle se fera, qui à diviser le pays en deux ou en trois. Aucun dirigeant d'un pays ne voit les partitions d'un Etat d'un bon oeil.La Tchécoslovaquie l'a fait. L'Ecosse risque de le faire.

  Dans le conflit ukrainien, je vois que, dans ce pays encore, le poids des traditions et de la langue pèsent lourd dans le conflit. Il faudrait laisser les gens parler la langue de leur choix.Paler trois langues n'est pas un handicap pour communiquer avec les autres, au contraire. Ce sont ceux qui ne parlent qu'une langue qui sont les plus en difficulté pour vivre et échanger avec les autres.

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L'Ukraine après le départ du Président du pays (25-2-14)

  Si j'ai bien compris ce qu'il s'est dit sur les media, les diplomaties des pays concernés sont pour l'apaisement. L'Europe, sous la houlette de Mme Merkel et la Russie cherchent à rétablir le fonctionnement des institutions du pays. De nouvelles élections sont envisagées pour le 25 mai prochain. Les populations de l'est comme de l'ouest de l'Ukraine sont plus excessifs. Je remarque dans beaucoup de pays,  ce comportement "va-t-en guerre" des peuples quand ils ne sont pas satisfait par ce qu'il se passe. Ils ne font pas vraiment confiance aux représentants du peuple. Ils vont vite à la confrontation, à la guerre civile. Et quand elle éclate vraiment, ils pleurent leurs morts avec toutes les larmes de leur corps.

  Les élus, les représentants des populations sont quand même plus "raisonnables", disont qu'ils anticipent mieux les enjeux politiques à long terme.

  Le calme est revenu en Ukraine, des accords devraient être trouvés entre les différents Etats pour que la vie économique revienne. Elle reviendra avec (encore) la corruption qui gangrène les anciens Pays de l'Est. Les responsables politiques des pays de l'ancienne URSS ont des problèmes pour ne pas céder à la corruption. Petit à petit des nouvelles lois devront être votées et appliquer pour que cela cesse. La proximité des pays de l'Union Européenne devrait les y aider.

  Certains commentateurs s'inquiètent sur la partition ou non de l'Ukraine. Je ne suis pas un spécialiste de l'Ukraine, mais je ne vois pas où est le problème, sauf pour les populations  qui sont mélangées entre russophone et et les autres qui penchent vers l'Europe, un tiers du pays. Un référendum devrait régler le problème, en espérant que la population accepte les règle de la démocratie. 

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