Jean Luc Godard est mort à 91 ans.

    Dans les années 60, j'ai eu ma période cinéma. C'était facile, j'habitais rue Bonaparte à Paris dans le  6ième arrondissement Je fréquentais les cinémas du Quartier Latin et surtout les Cinémathèques de la rue d'Ulm et de Chaillot. Jean Luc Godard était mon réalisateur de cinéma préféré. Avec lui j'apprenais, ou plutôt je croyais apprendre quelque chose sur le cinéma. J'aimais bien et cela suffisait.

   Le cinéma c'est un peu comme la poésie, on n'a pas besoin de tout comprendre pour aimer. Et puis, comprendre n'a souvent rien à voir avec les émotions. Je sentais bien que Godard était spécial et qu'il disait plus sur le cinéma que les autres réalisateurs de la Nouvelle Vague comme Truffaut ou Chabrol. Je mettais Godard au même niveau que Jacques Lacan psychanalyste reconnu dont les concepts n'étaient pas toujours bien compris.  Tous les deux disaient quand même des choses qui pouvaient nous aider à vivre le monde de notre temps. C'était déjà très bien.

    Avec Godard, on était gâté, il nous livrait un nouveau langage adapté au cinéma. On dépassait ainsi le cinéma parlant des années 30. On changeait de catégorie. S'il me fallait citer un film de Godard, je choisirais  "Pierrot le Fou"  avec Jean Paul Belmondo et Anna Karina qui répète, les pieds dans l'eau, et au bord de la plage, deux phrases devenues cultes :  " Qu'est-ce que je peux faire. Je sais pas quoi faire". Phrases improvisées par Anna Karina.

Bravo Monsieur Godard et Merci pour votre travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. Des concepts en images. Comme La Chinoise qui nous montrait, avant 68, l'échauffement de la jeunesse avec ce qu'il se passait en Chine. Pierrot le Fou, un autre cri de la jeunesse qui cherchait un sens à la vie avec deux acteurs merveilleux, Jean Paul Belmondo et Anna Karina.

Pourquoi j'ai aimé Godard, plus que les autres cinéastes de la Nouvelle Vague ? Peut-être parce qu'il avait fait A Bout de Souffle ou Pierrot le Fou ? J'aimais Godard, sûrement, parce que vous nous montriez ce qu'était le cinéma pour vous. Ca m'a plu. Je ne souviens pas des histoires des films mais je me souviens des .

 

 

je regardais ses films nous montrait la société française, morceau par morceau,  comme on regarde un montage diapo. Je sentais bien que le générique du film ne l'intéressait pas, c'était les idées détaillées qui avaient de l'importance pour lui. 

Voilà mon hommage à Jean Luc Godard. 

Encore merci, vous m'avez bien aidé à vivre ma vie.

Retour à l'accueil