Plusieurs chroniques sur un film, m'ont de nouveau, plongé sur l'espace de l'ouest américain, l'Arizona, le Nevada, la Californie, que j'ai un peu parcouru, seul dans ma voiture de location, dormant dans ma voiture, sauf quelques jours à Las Vegas.

    Ce film, Nomadland, a fait beaucoup parler de lui. Je ne l'ai pas encore vu. Il a été réalisé par une jeune femme chinoise d'origine, Chloé Zhao. Son film porte sur les abandonnés de l'Amérique après la crise économique de 2008 qui a jeté des millions de gens sur le bord de la route. Un krach boursier qui ressemble à celui de 1929, mais sans les mêmes répercussions en Europe. 

    Le journal La Croix a titré son article "L'envers du mythe américain". J'aime bien ce titre. On peut le lire de deux façons. On peut y voir le côté négatif de la société florissante américaine on peut aussi voir dans ce titre "le deuxième morceau de l'aventure florissante  américaine".

    Les Etats-Unis ont vécu avec ses riches et ses pauvres. Des gens qui entreprennent et réussissent et d'autres qui échouent. Le mythe américain, c'est la société ouverte à la liberté économique. Ceux qui échouent un jour peuvent tous simplement être ceux qui réussiront le lendemain. La pauvreté est alors un simple accident de parcours qui est souvent secouru par la philanthropie comme l'ont fait les sociétés de bienfaisance au XIX en Europe. 

    En France nous avons largement remplacé les sociétés de bienfaisance par des lois sociales très efficaces Ce filet de protection social étatique n'existe pas  aux Etats Unis.

    J'ai vu, au cours de mes petits séjours dans l'Ouest américain des gens qui vivaient dans des conditions rudimentaires, pour quelques mois ou plus. Ils n'en voulaient pas à la société américaine. Ils vivaient leur échec social comme le joueur perd au jeu dans un casino. Le perdant n'en veut pas au gagnant, il l'envie.

   Le film "Nomadland" parle de ces gens qui tentent de survivre dans leur camionnette avec quelques aides et des petits boulots. J'attends de voir comment cela est présenté. Il y a deux mots qui reviennent dans les articles de journaux : liberté et indépendance. Il y a une forme de résilience dans "cette récupération de l'American way of life", ce qui peut nous faire sourire. Mais eux se sentent américain comme les autres et peuvent se regarder dans la glace en attendre des jours meilleurs.

    Ils font face honnêtement avec ce qu'ils leur reste de biens. Ils font ce que leurs aînés ont fait quand ils sont partis vers l'Ouest à la recherche d'une vie meilleure. Eux aussi  attendent et espèrent vivre mieux un jour. Les Etats-Unis restent un grand pays de l'espérance. Voyons combien de Sud-Américains essaient,  en ce moment, à entrer aux Etats-Unis, illégalement, au péril de leur vie. Les Européens ont, aussi, été tenté par l'aventure. Il faut visiter l'île de Ellis, porte d'entrée des USA  au XIXè à New York.

 

L'aventure américaine.

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