"(Comment) la communication a appauvri la parole".

Le journal La Croix du 1ier février a publié un entretien avec Philippe Breton que vous trouverez ci-dessous.

 

   L'auteur (professeur de l'université de Strasbourg) affirme que le parole est aux mains des politiques et publicitaires, et est devenue un instrument de pouvoir et de domination. C'est vrai, même les  gens qui n'ont pas fait beaucoup d'études sentent bien qu'il y a anguille sous roche.La  confiance n'est pas là, ils se méfient, ils se replient. Beaucoup de gilets jaunes sont de ceux-là.

   La communication n'a plus rien à voir avec la parole. Le Grand Débat Public qui a commencé sur tout le territoire n'attire pas vraiment les foules. Les gilets jaunes que l'on a vu heureux de "partager la parole" sur les ronds-points, ne sont pas très enthousiastes à l'idée de débattre dans des lieux publics avec d'autres,non gilet jaunes. Tout le monde le sait, parler en public  devant d'autres personnes inconnues, impressionne. On peut facilement perdre ses moyens (j'en sais quelque chose...).

   Précédemment, dans ce blog, j'ai écrit que les gilets jaunes ne suivaient pas avec attention les discours et interventions de Emmanuel Macron parce qu'ils ne comprenaient pas bien ce qu'il disait. Je caricaturais, mais ce n'était pas complètement faux. Le Président n'a pas construit ses interventions verbales avec des mots simples. Il s'est reprit pour se corriger dans sa lettre aux Français le 13 janvier 2019.

   Nous avons en France un vrai problème de communication. Les journalistes, les analystes politiques, les universitaires, les politiques, les économistes, et d'autres encore, parlent une langue complexe dont beaucoup de Français ne comprennent pas.

   Ils sont plus à l'aise sur les réseaux sociaux où la langue de tous les jours est largement partagée et, où, tout et n'importe quoi est dit dans l'anonymat le plus complet. Finiles complexes !

   Oui, Mesdames, Messieurs, on est dans la m.... ! Amis lecteurs, je devine que vous n'êtes pas plus optimiste, beaucoup de nos concitoyens de 2019 ont décroché, comme cela se passe dans nos écoles publiques : LE DECROCHAGE.  Ils  ne comprennent plus ce qui se dit en politique. Dans ce contexte comment faire confiance aux hommes (et aux femmes) politiques.

   Avant il y avait la gauche et la droite. L'ultra-gauche, les communistes, les socialistes. La droite, avec le centre et la droite conservatrice catholique et l'extrême droite.

   Aujourd'hui, la gauche et la droite ne savent plus qui ils sont. Ils sont perdus. Ils n'existent presque plus.

   Au milieu, il y a Macron qui se dit, ni de gauche, ni de droite.Il faut quand même réfléchir pour comprendre ce qu'il veut dire... Comme la communication est cryptée (voir l'article de Breton), Beaucoup d'entre nous ont  vraiment du mal pour s'y retrouver. D'où l'importance qu'a pris le mouvement des gilets jaunes, derrière l'énoncé de leurs nombreuses revendications. Maintenant j'attends la suite.

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Nous sommes le vendredi 1 ier Février et il est 23H35, à cause de la radiothérapie qui commence  à me fatiguer. Je dors entre 10 et 12 heures maintenant. 

Je vais essayer de mettre au courrier cette page avant minuit. Comme d'habitude, je l'amenderai jusqu'au jeudi soir, je me donne jusqu'à jeudi soir pour y apporter des modifications.

Pour l'heure, je vous mets quelques photos de Vladivostok voyage de 2013, je crois.

Bonne journée à vous. 

            La deuxième découverte qui m'a le plus marqué à Vladivostok est un cinéma des années 30 entièrement refait à l'ancienne. La déco Art Déco est partout dans le cinéma. J'ai pris quelques clichés. Je regrette aujourd'hui de ne pas en avoir pris plus.

 

 

 

La gare de Vladivostok qui accueille de célèbre train, le Transibérien.

 

         Wikipédia a écrit une page sur Vladivostok. Je n'ai pas lu un seul mot sur le célèbre cinéma USSURI, maintenant entièrement réhabilité comme l'original. Pas un mot non plus sur la gare, qui est un véritable bijou. Disons un bijou de famille. Tous ces travaux pour si peu de trains en circulation. C'est le souci de garder des souvenirs de l'époque soviétique qui a certainement motivé cette réhabilitation. Le travail est réussi, il vaut le déplacement en avion pour Vladivostok. De Pékin, c'est seulement deux heures de vol. L'aéroport de Vladivostok est minable. Un grand hangar et quelques vols réguliers, surtout des vols intérieurs. Mis à part le cinéma et la gare, je n'ai pas vu grand chose d'intéressant dans cette ville. J'ai surtout profité du dépaysement. Les russes de Sibérie sont grands, les femmes portent des chaussures à  haut-talons, quand elles se promènent le dimanche au bord de mer. Elles ne suivent pas la mode de la Californie où on est habillé "décontracté". J'ai aussi croisé des Asiatiques. La Sibérie est proche de la Corée, de la Chine, du japon.

Je retournerais bien en Russie, mais c'est trop compliqué pour obtenir les documents pour demander un visa. Les Russes ont tiré un trait sur le communisme mais pas sur la bureaucratie.  

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Mercredi 6 Février 2019 à 20H51.

Cancer de la prostate.

   La partie de rigolade est passé, le traitement de radiothérapie commence à faire ses effets. Non, aucun effet sur le cancer lui-même, ce qui sera visible dans plusieurs mois, pas avant.

   Je parle ici des effets indésirable. Je vous avais dit combien il était difficile de faire le traitement "vessie pleine". Presque anecdotique. Les effets dont je parle maintenant, ce sont des effets négatifs, des effets secondaires si vous voulez.

   Je ne vais rien détailler ce soir. Je n'ai pas envie d'écrire un script d'horreur pour faire frémir les spectateurs de la séance de minuit. Je voudrais quand même vous dire qu'à mi-chemin dans le traitement. Ma vessie et "mon trou de balle" souffrent. Ils ne font rien comme d'habitude. Ils perdu les codes. Tout se passe mal. J'avais l'intention d'aller chez des amis les 16 et 17 Février. Détraqué comme je le suis, cette visite a été reportée. Je ne peux pas affliger à mes amis de nombreux allers-retours toutes  les nuits entre les WC, la salle de bains et ma chambre.

   Cette machine, que j'espère,  très efficace pour tuer les cellules malignes, esquinte  beaucoup les cellules saines qui ont besoin de temps pour se reconstituer. En attendant, le patient (moi) vit des journées éprouvantes.

   Tout ça pour vous dire que mon activité cérébrale est concentrée sur tout autre chose que le blog et le choix des mots et des phrases. 

   J'ouvrirais une page chaque semaine (si je peux) pour pas grand chose. Désolé. 

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