blog du 26/01/19.

Jeudi 31 Janvier 2019. Les soins. Un jour comme les autres. En poussant un peu, je pourrais dire cela. J'ai tort, chaque jour est différent. Il faut chercher les différences dans les détails. Je continue mes soins comme prévu dans le protocole. Les rayons X devraient faire leur boulot de destruction des cellules cancéreuses. Des victimes collatérales sont aussi touchés. Ce qui explique ce que l'on appelle les effets secondaires.  Avec l'expérience, je sais combien d'eau je dois exactement boire pour être au top quand je monte sur le table de soins. C'est une épreuve qu'aucun patient ne doit rater. La crainte c'est de se pisser dessus. J'emporte de quoi me changer au cas cela arriverait. C'est pitoyable d'en être arrivé là. Je suis dans la cohorte des éclopés qui voudraient bien vivre encore un peu plus longtemps dans ce monde de brutes.

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Le conflit Erythrée/Ethiopie. 

   Un conflit qui a duré une vingtaine d'années, il a fait des milliers de victimes et provoqué le déplacement de plusieurs millions de personnes. Cette guerre s'est terminée en 2018, c'est le Bilan du Monde qui le dit. La fiche du magazine se termine ainsi : "le conflit s'est achevé sur des changements mineurs sur des terres désertiques, presque inhabitables."

   Je peste contre ces Etats qui préfèrent la guerre à la diplomatie pour solutionner des querelles qui remontent souvent à des centaines d'années qu'ils ne parviennent même plus à définir. Tout ce qu'ils veulent, c'est humilier leur adversaire, le mettre à genoux. La négociation, c'est partager, échanger, donner pour recevoir pour en finir avec les disputes. Pour la guerre 14/18, un armistice a été signé, pas la paix. C'est une victoire à la Pyrrhus qui a été signée. Après quatre ans de combats et des millions de victimes de part et d'autre. Il fallait faire semblant de perdre pour que cela cesse. Les Allemands n'ont pas mis longtemps pour se reprendre et reprendre la haine de l'autre, surtout du Juif. Une rallonge à la guerre 14/18 de 6 ans.

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Cancer de la prostate (suite). Aujourd'hui, j'ai croisé de nouveau le bonhomme qui est sorti de sa cabine en slip avec une serviette de bain autour de la taille, pour se rendre en catastrophe  aux WC. Le pauvre, il était de nouveau en difficulté avec son sphincter. Par deux fois le même jour, il n'a pas pu garder son urine avant l'examen. Il a encore été obligé d'uriner  en catastrophe. Un parcours du combattant bien humiliant. De mon côté, j'ai été recalé deux fois  ces jours-ci à cause des "gaz" bloqués dans le rectum. Les manipulatrices m'ont proposé de l'évacuer sur la table d'examen. Le premier jour, je n'ai pas osé comprendre ce qu'elles me disaient mais hier j'ai bien compris l'info. J'ai même préféré retourner aux toilettes évacuer mes "gaz" dans l'intimité d'un WC. Ces manipulatrices, je les trouve décidément très dévouées. Elles cherchent à faire au mieux, au plus vite, quitte à recevoir en pleine figure, des gaz malodorants. Ils savent dire des choses pénibles entendre, mais simplement, sans ironie dans la voix ou le regard. Merci.

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Diderot "le génie débraillé" de Sophie Chauveau (suite de la semaine dernière).

    La semaine dernière, j'ai parlé du livre de Sophie Chauveau, sur Diderot. une biographie.    Comme beaucoup d'entre nous, j'ai lu un certain nombre de biographies d'auteurs. Lire une biographie, c'est quand même plus facile que lire l'oeuvre elle-même. je garde un bon souvenir de ma lecture des  biographies de Malraux, de Lacouture, de Carson Mc Cuillers, de Marguerite Yourcenar, etc. ...

   Dans la biographie de Sophie Chauveau sur Diderot, je n'ai trouvé qu'une suite d'anecdotes sur la vie personnelle et familiale de Diderot. Je m'attendais à un peu plus, j'espérais qu'elle dise quelque chose sur les disputes entre Diderot et Jean Jacques Rousseau. 

   J'ai quand même appris une chose qui m'avait échappé. Diderot, malgré sa grande intelligence et son charme, surtout auprès des femmes, a fait de sa vie un vaste capharnaüm. Un touche à tout que ce Diderot, pas très regardant sur l'argent qu'il emprunte facilement et qu'il peine à rembourser. Il a aimé le jeu et la vie facile des soirées aux cafés de l'époque, surtout le Procope et le café de la Régence. 

   J'ai commencé à lire sérieusement ce livre, pour l'abandonner après la lecture de quelques passages au milieu du livre. Je vais de nouveau parler à mon amie à propos de ce livre. Comment peut-on avoir un avis si différent sur ce livre ? Le livre est édité chez Télémaque.

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                          Mon amie qui m'avait parlé du livre sur Diderot, "Diderot le génie débraillé" a lu la page de mon blog sur Diderot et m'a adressé le courriel suivant qu'il me semble intéressant de vous faire lire :
 
                          Je viens de lire ton blog. Aïe ouille, genre cauchemar cette épreuve quotidienne. Diderot, tu n’accroches pas, ce n’est pas un problème, à peine une question. Il me semble que la lecture d’un livre et le réaction à son contenu est liée à tant de facteurs, on accroche, on accroche pas, c’est le moment, ce n’est pas le moment … Ceci m’est arrivé, lâcher, reprendre plus tard. J’ai oublié beaucoup du contenu, ma lecture doit remonter à une dizaine d’années, ce qui m'en reste, c'est un très fort sentiment de cette époque, une atmosphère incroyable dans la diversité de ces incroyables acteurs de l’histoire des idées, probablement la fascination pour cette période :Cette époque des encyclopédistes, extraordinaires intelligences, personnalités multiples, savantes, humanistes, solidaires, opposées, prenant des risques parfois insensés (les éditeurs aussi d’ailleurs), et inimaginables pour nous, tous tendus vers un objectif insensé, réunir les connaissances du monde , bref les lumières ; je crois que c’est cette sorte de restitution de l’effervescence, de la créativité folle de ce moment de l’histoire inscrite aussi dans le contexte sociale de la période qui m’a séduite. L’objectif du livre n’est pas le décryptage explicite des théories de l’époque ou des réflexions, pensées philosophiques des uns et des autres, mais plutôt, à travers le personnage principal, de donner à comprendre comme une période hors norme …
Je me suis probablement mal expliqué et tu as pu être ‘trompé' sur la marchandise. Désolée hi hi hi !
En fait, j’ai dû plutôt te parler du livre de Jacques Attali « Diderot ou le bonheur de penser »,
acheté dès sa sortie, prêté et pas rendu …
 
Bisous à Alinos …
 
P.S .  Oups, un truc un peu nul de ta part  ''édité par Gallimard …’' ??? … C’est quoi ce procès d’intention, de classe dirais-je, d’abord c'est éd.‘Télémaque’  qui a publié S. Chauvaux, en Poche je sais pas. Mais peu importe, merci aussi à Gallimard qui aussi su publier des chefs d’œuvres
 
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