Jeudi 31 Janvier 2019, 22H28

Les soins.

   Un jour comme les autres. En poussant un peu, je pourrais dire cela. J'ai tort, un jour n'est jamais comme un autre. C'est faute de ne pas voir les détails qu'on ne voit pas les différences entre les journées.

  Je continue mes soins comme on me le demande. Il me faut maîtriser au mieux le fonctionnement de ma vessie et mon rectum. Les cellules cancéreuses se cachent parmi les cellules saines de cette partie du corps. Les rayons X font leur boulot, mais ils ne reconnaissent pas les cellules saines pour les épargner. Une explication toute simple pour comprendre mes problèmes urinaires et de défécation.

 

   J'ai maintenant un peu d'expérience pour aborder les soins. Je connais la quantité de liquide que je dois boire et quand je dois boire le litre d'eau une heure avant de monter sur la table des rayons. C'est une épreuve parce que personne n'a envie d'avoir un accident urinaire au cours des 20 minutes que durent les rayons. Au cas où, j'emporte toujours un change complet. C'est pitoyable d'en être arrivé là.

   On vit plus longtemps paraît-il, mais on est aussi plus longtemps malade. Les vieux sont une population d'éclopés qui n'osent pas se plaindre de peur que l'on se moque d'eux. 

Le conflit Erythrée/Ethiopie. 

   Un conflit qui a duré une vingtaine d'années, il a fait des milliers de victimes et provoqué plusieurs millions de déplacés. Cette guerre s'est terminée en 2018, c'est le Bilan du Monde qui le dit. La fiche du magazine se termine ainsi : "le conflit s'est achevé sur des changements mineurs sur des terres désertiques, presque inhabitables."

   Je peste contre ces Etats qui préfèrent la guerre à la diplomatie pour solutionner des querelles qui remontent souvent à des centaines d'années. Espérer mettre son adversaire à genoux dans l'humiliation n'est jamais la solution pour résoudre un conflit. Pour faire la paix, faute d'un accord gagnant/gagnant, le traité de paix risque d'être signé dans le déshonneur pour une des partie.La guerre 14/18 est un bon exemple. L'armistice signé le 11 novembre 1918 n'a pas amené la paix, mais seulement la fin des combats. le traité de Versailles, mal fagoté, n'a jamais été accepté par les Allemands.

  J'espère que cette fois-ci, la paix en Érythrée sera définitive (ou pour longtemps) parce que les médias pour informent sur tous les conflits du monde entier. Quand on affiche des morts plus des morts et encore des morts, ici et là, il y a de quoi nous démoraliser et revêtir un gilet jaune.

Cancer de la prostate (suite).

   Aujourd'hui, j'ai croisé de nouveau le bonhomme qui est sorti de sa cabine en slip avec une serviette de bain à la taille, pour se rendre en catastrophe  aux WC. Le pauvre, il était de nouveau en difficulté avec son sphincter. Par deux fois le même jour, il n'a pas pu garder son urine pour faire l'examen. Alors il a été obligé d'uriner  en catastrophe, avant son examen, ce qui l'oblige à boire une grosse quantité d'eau pour être "autorisé" à monter sur la table une nouvelle fois. Un parcours du combattant bien humiliant.

 

   De mon côté, j'ai été recalé deux fois  ces jours derniers à cause de "gaz" bloqués dans le rectum. Les manipulatrices m'ont proposé de l'évacuer sur la table d'examen. Le premier jour, je n'ai pas osé comprendre ce qu'elles me disaient mais hier j'ai bien compris l'info. J'ai même préféré retourner aux toilettes évacuer mes "gaz" dans l'intimité d'un WC.

   Ces manipulatrices, je les trouve très dévouées et douces avec les malades. Ils savent dire les choses simplement sans ironie dans la voix ni dans le regard. De grandes professionnelles face à la maladie. 

Diderot "le génie débraillé" de Sophie Chauveau (suite de la semaine dernière).

    La semaine dernière, j'ai parlé du livre de Sophie Chauveau, sur Diderot. une biographie.    Comme beaucoup d'entre nous, j'ai lu un certain nombre de biographies d'auteurs. Lire une biographie, c'est quand même plus facile que lire l'oeuvre elle-même. je garde un bon souvenir de ma lecture des  biographies de Marlraux, de Lacouture, de Carson Mc Cullers, de Marguerite Yourcenar, etc ...

   Dans la biographie de Sophie Chauveau sur Diderot, je n'ai trouvé qu'une suite d'anecdotes sur la vie personnelle et familiale de Diderot. Je m'attendais à un peu plus, j'espèrais qu'elle dise quelque chose sur les disputes entre Diderot et Jean Jacques Rousseau. 

   J'ai quand même appris une chose qui m'avait échappé. Diderot, malgré sa grande intelligence et son charme, surtout auprès des femmes, a fait de sa vie un vaste capharnaüm. Un touche à tout que ce Diderot, pas très regardant sur l'argent qu'il emprunte facilement et qu'il peine à rembourser. Il a aimé le jeu et la vie facile des soirées aux cafés de l'époque, surtout le Procope et le café de la Régence. 

   J'ai commencé à lire sérieusement ce livre, pour l'abandonner après la lecture de quelques passages au milieu du livre. Je vais de nouveau parler à mon amie à propos de ce livre. Comment peut-on avoir un avis si différent sur ce livre ? Le livre est édité chez Télémaque.

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                          Mon amie qui m'avait parlé du livre sur Diderot, "Diderot le génie débraillé" a lu la page de mon blog sur Diderot et m'a adressé le courriel suivant qu'il me semble intéressant de vous faire lire :
 
                          Je viens de lire ton blog. Aïe ouille, genre cauchemar cette épreuve quotidienne …
 
Diderot, tu n’accroches pas, ce n’est pas un problème, à peine une question.
 
Il me semble que la lecture d’un livre et le réaction à son contenu est liée à tant de facteurs, on accroche, on accroche pas, c’est le moment, ce n’est pas le moment … Ceci m’est arrivé, lâcher, reprendre plus tard.
 
J’ai oublié beaucoup du contenu, ma lecture doit remonter à une dizaine d’années, ce qui m'en reste, c'est un très fort sentiment de cette époque, une atmosphère incroyable dans la diversité de ces incroyables acteurs de l’histoire des idées, probablement la fascination pour cette période :
 
Cette époque des encyclopédistes, extraordinaires intelligences, personnalités multiples, savantes, humanistes, solidaires, opposées, prenant des risques parfois insensés (les éditeurs aussi d’ailleurs), et inimaginables pour nous, tous tendus vers un objectif insensé, réunir les connaissances du monde , bref les lumières ; je crois que c’est cette sorte de restitution de l’effervescence, de la créativité folle de ce moment de l’histoire inscrite aussi dans le contexte sociale de la période qui m’a séduite.
 
L’objectif du livre n’est pas le décryptage explicite des théories de l’époque ou des réflexions, pensées philosophiques des uns et des autres, mais plutôt, à travers le personnage principal, de donner à comprendre comme une période hors norme …
Je me suis probablement mal expliqué et tu as pu être ‘trompé' sur la marchandise. Désolée hi hi hi !
En fait, j’ai dû plutôt te parler du livre de Jacques Attali « Diderot ou le bonheur de penser »
 
acheté dès sa sortie, prêté et pas rendu …
 
Bisous à Alinos …
 
P.S .  Oups, un truc un peu nul de ta part  ''édité par Gallimard …’' ??? … C’est quoi ce procès d’intention, de classe dirais-je, d’abord c'est éd.‘Télémaque’  qui a publié S. Chauvaux, en Poche je sais pas. Mais peu importe, merci aussi à Gallimard qui aussi su publier des chefs d’œuvres
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