Radio London, 94,9FM / DIGITAL

6 heures du matin, on this Sunday.

   Si vous êtes un tant soit peu insomniaque, et si vous possédez un minimum d'anglais, je vous invite à écouter cette station radio ( Radio London sur internet) l'émission de la nuit est très intéressante.Des animateurs, qui se relayent toutes les deux heures, font parler des auditeurs sur le sujet du jour. C'est en direct. Les intervenants expriment en direct leurs opinions et leurs problèmes en passant.C'est émouvant parce qu'on vit en direct les problèmes des gens.

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Séjour dans le département du Jura.

Je suis en plein travail de bricolage. Je repeins une chambre chez des amis dans le Jura. Je n'ai pas cinq minutes à consacrer au blog. Je n'écoute pas la rodio, je ne lis pas la prese. J'en oublie même les Gilets Jaunes...

Pas de blog cette semaine. 

Je devrais être un peu plus disponible le 12 janvier, malgré mes soins qui commencent le 10 janvier.

Prenez soin de vous. Take care. (formulation anglaise qui me plaît bien).

 

    Je viens de recevoir une nouvelle page du blog d'Anne et JP. Un page de poésie que je m'empresse de vous transmettre. Encore des mots qui font rêver, des mots doux, des mot pour aimer la langue française. Bonne lecture.

Publié le 7 Janvier 2019 par ANNE ET JP
Errances maritimes.
                       Errances maritimes.
Dans nos errances effarées, sans chemins, sans vallées, sans sommets escaladés.

Seuls, quelques crêtes étêtées, quelques vagues trop échancrées. Nos traces sitôt dispersées. Lentement, mollement, vers l’inconnu, nous emporte, nous transporte Gwenn Ha Du. Le ciel, les étoiles, la musique des flots, le silence, tout fait écho. Un arc-en-ciel, un lever de soleil, une aurore boréale, notre avoir patrimonial. Le bouillard, le vent dans les cheveux, un choeur d’oiseaux entonne un chant pieux. Le vol des fous de Bassan, pétrels, fulmars, tout ce petit peuple point trop bavard. Un dauphin nous sourit, dix dauphins, une chorégraphie. Qu’ai je faire d’un vernissage devant la grande scène et son message. Que m’importe le cirque, le théâtre, je suis en transhumance, je suis pâtre. Mes moutons sont autour de moi, sans barrières, sans colleys, ils sont rois. Que m’importe le cinéma, je n’ai point besoin de médias. Je suis spectateur et acteur, je ressens la frayeur. Cheminant, le cœur au bord des lèvres, le cœur par-dessus bord dans un accès de fièvre. Se demandant, pourquoi, comment, nous allons explorant. Quelques pays traversés, d’autres tout bonnement snobés. De crique en ria, de fjord en fjord, de l’ouest à l’est, du sud au nord. Ce nord qui nous a bouleversé, frigorifié, le vrai sud, dédaigné. L’ouest ses couchants, ses dépressions, l’est et son levant exaltant. Nous allons, nulle part attendu, nous allons à pas perdu. Nous allons, notre maison nous accompagnant, toujours en avant, toujours de l’avant. De rencontres en séparations, éternelle récréation. Lentement, lentement, de jour et de nuit, notre jeunesse s’enfuit. Doucement mais sûrement moi aussi je me fuis. L’univers sans fond, sans plafond, sans dimension, la mer fait diversion. Dans cet univers, mon âme égarée, je tente de retrouver. Nulle distraction, nulle perturbation, nous sommes en communion. Point de confession, d’absolution, aucune distorsion, nous sommes dissolution. De ce grand tout, sommes partie intégrante, demain, après-demain nous serons étoiles filantes. La vie est un clin d’œil, la vie mène au cercueil. Avant d’être dedans, soyons le plus possible présents. L’ancre, de nouveau enfoncée, la terre recouvrée, les arbres, les fleurs à notre portée. De verdure nous manquions, de bleu maintenant aspirons. Quand repartons-nous, quand serons-nous rassasiés, manquons nous de sérénité.

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