Vendredi  18 mai 2018.

"Considérée comme illégale"...

   C'est dans ces termes que la journaliste de France Télévision  a qualifié hier l'occupation des zadistes à ND des Landes.

    Mon bon sens  (mon affect, diront certains)  n'a fait qu'un tour. Voilà des années que des propriétaires de ces terres ont été contraints de vendre leurs terres pour construire un  aéroport (qui ne se fait pas) et des  personnes s'installent sur ces mêmes terres,  en toute illégalité (sans aucun droit ni titre) et estiment avoir un droit sur ces terres. Qu'ils utilisent ce système pour éviter la construction de l'aéroport, soit, mais qu'ils gardent les terres une fois leur cause gagnée, est tout autre problème. Si l'aéroport ne se fait pas les anciens propriétaires devraient pouvoir récupérer leurs terres, s'ils le souhaitent.

   Le gouvernement envoie ses forces de l'ordre pour faire respecter la loi et voilà que les occupants illégaux jouent les victimes, avec l'aide de la presse qui s’apitoient sur leur sort.

Le Festival de Cannes se termine samedi.

      Pour moi, il est déjà terminé : j'ai vu 14 films en huit jours. Je suis fatigué. J'ai de quoi faire de beaux rêves. J'ai vu de bons films, deux m'ont particulièrement marqués : Une affaire de famille, film chinois et Dogman, un film italien.  Je remarque que ces deux films sont construits sur une bonne histoire avec des acteurs véridiques, qui collent bien à leur personnage (je ne sais pas si on peut dire cela). Une bonne histoire c'est une histoire des rebondissements qui surprennent et captent l'émotion. Quand on fatigue au cours de la projection, c'est parce qu'il ne se passe rien ou les séquences sont trop détaillées. J'ai vu un film, on montrait un mariage, scène indispensable pour la compréhension du film, mais le mariage a duré trop longtemps, inutile et surtout fatigant pour le spectateur qui a été inondé de détails  inutiles.

   Dans ces deux films : Une affaire de famille et Dogman, je n'ai pas senti la durée du film. Plus de deux heures, ça devrait se sentir. Mais non. Mon attention était fixée sur l'histoire, mon principal critère pour dire qu'un film est bon. Faire un bon film est une épreuve. La qualité de l'histoire est une chose, mais il il a le jeu des acteurs, le montage des images (c'est l'écriture du film), le metteur en scène est le chef d'orchestre qui met tout ça en mouvement. Un travail très difficile où des personnalités aussi différentes que Jean Luc Godard, Orson Wells, AgnèsVarda, Ingmar Bergman, produisent des films de qualité pour tous les publics.

 Au début du cinéma, il y a un siècle quand les spectateurs étaient hypnotisés par cet art nouveau. Aujourd'hui, habitués comme nous sommes, notre exigence  est plus forte. Faire un bon film devient une véritable épreuve de force qui demande un panel de qualités variées qui se complètent. Le metteur en scène est un véritable chef d'orchestre qui doit s'entourer d'une excellente équipe de techniciens et d'artistes. Chapeau les artistes.

Festival de Cannes. La remise des prix.

   La Palme d'or a été décerné à : Un affaire de famille du japonais Hirokazu et le prix d'interprétation à Marcello Fonte dans Dogman, prix de la mise en scène pour Zimna Wejna.

   Vous me voyez ravi des résultats. J'ai remarqué les films primés. Cela me fait plaisir. Alinos n'est pas encore à côté de la plaque. Comme je disais la semaine dernière. Un bon film se voit tout de suite, dix minutes de projection suffisent. Le cinéma est avant tout une affaire d'émotion. On peut aussi faire un cinéma de recherche, disons d'avant-garde, comme l'a fait Jean Luc Godard. Ce genre de cinéma intellectuel est un cinéma de recherche, on ne va pas voir un film de Godard pour passer se divertir. Avec Godard on quitte la salle encombré des questions. Il a tout de même été justement récompensé cette année pour l'ensemble de son oeuvre.

Marcello Fonte, une présence extraordinaire qui crève l'écran.Un type recruté par hasard avec aucune expérience dans le monde du cinéma. Fabuleurx.
Marcello Fonte, une présence extraordinaire qui crève l'écran.Un type recruté par hasard avec aucune expérience dans le monde du cinéma. Fabuleurx.

Marcello Fonte, une présence extraordinaire qui crève l'écran.Un type recruté par hasard avec aucune expérience dans le monde du cinéma. Fabuleurx.

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