La délicieuse kirill qui joue dans Zimna Wojna.

La délicieuse kirill qui joue dans Zimna Wojna.

Festival de Cannes le 11 mai 2018

   J'ai réussi à voir un film polonais en compétition : de Pawel Pawlikowski avec Zimna Wojna.

    Un film très bien fait. Les séquences coulent gentiment. Pas de contrariétés. Pas d'accroches bizarres.  Un film d'amour sur un fond de chants et de danses folkloriques polonais. Si par malheur vous n'aimez pas les danses folkloriques polonaises, allez quand même voir ce film, cela vous permettra peut-être de changer d'avis, en prime vous aurez droit à une histoire d'amour, un peu compliquée, comme toutes les belles histoires d'amour.

   C'est un film sur un fond de guerre froide, tourné en noir et blanc. Beaucoup d'applaudissements dans la salle. 

    J'ai vu PLAIRE, AIMER, ET COURIR de Christophe Honoré. J'ai pas grand chose à dire sur ce film qui est techniquement bien fait. C'est le thème du film qui cloche : l'homosexualité masculine, c'est pas mon truc, alors ne n'accroche pas. Dans ce film, j'ai l'impression que l'on veut montrer que l'homosexualité est quelque chose de propre. D'accord. Que les hommes homosexuels ont des sentiments et peuvent aussi aimer. Que l’homosexualité est quelque chose de normal. D'accord. L'auteur enfonce des portes, déjà ouvertes en France depuis quelques années déjà. Oui, il reste quelques malades pris dans des traditions populistes ou religieuses qui ont peur de l'homosexualité. Les homosexuels ne sont pas dangereux.

Jiang Hu Er Nv, Les éternels, Ashs is purest white.

    Film chinois.

   Titre difficile à lire en chinois (donc ignoré ici). Le titre français suffit : Les éternels. Le film sort en salle en décembre 2018. Qu'est-ce que je pourrais bien dire sur le film ? C'est l'histoire d'une femme forte qui fait face à ses histoires de vie. Elle ne craint pas les hommes et leur tient tête quand il le faut. Elle aime un homme aussi, son amour est solide, et, comme par hasard, l'homme n'est pas à la hauteur. Un beau film où l'héroïne est une femme dans le monde macho chinois de la pègre.

    Un autre film intéressant d'une jeune metteuse en scène syrienne de 34 ans : "Mon tissu préféré" par Gaya Jiji.  Un film dur sur fond de guerre en Syrie. Un film aussi sur la confusion de la culture occidentale et musulmane. Un film sur la sexualité et les fantasme d'une jeune fille syrienne. Un film pour nous faire comprendre ce que peut être la vie d'une famille syrienne avec un père absent dans un monde en guerre.

~~

Actualités.

Samedi 12 mai 2018. Encore un attentat terroriste ! 

     Le terroriste tchétchène a frappé avec des passants dans la rue avec un couteau. Il  a réussi à attaquer 5 personnes avant d'être abattu par la police: une personne décédée, une sérieusement blessée, et trois qui vont peut-être s'en tirer. Le traumatisme psychologique sera encore présent pour quelques temps ou pour toujours.

Ces illuminés religieux viennent tous d'un pays musulman, quand il n'ont pas, en plus de leur appartenance religieuse musulmane, la nationalité française. Après tous ces attentats, je ne sais toujours pas ce qu'ils cherchent en tuant des innocents. Une incompréhension totale. Ce matin encore (dimanche) sur France Culture,  j'ai entendu un spécialiste de l'islam parler des islams d'Iran, d'Irak, de Syrie, de France et d'ailleurs...J'ai rien compris. Pour expliquer, il citait des sources au 9 ième siècle. Comment peut-on expliquer les motivations d'un type qui tue des innocents avec son cri de guerre :  "Allah est grand" avec des références qui remontent au 9 ième siècle ? Les religions qui se réclament de l'islam devraient chercher à mettre de l'ordre dans leur pratique religieuse. Je veux bien qu'il existe des bons et des mauvais musulmans, mais ce n'est pas à moi à le dire. Pour moi, un bon musulman est un musulman qui ne tue aucun innocent et qui respecte les lois de la République. Tout le reste est  secondaire.

~~

Festival de Cannes dimanche 13 mai 2018

Hier soir, j'ai, une nouvelle fois, reçu une place pour un film de la sélection officielle, salle Lumière. La femme qui m'a remis l'invitation m'a demandé de rentrer avec elle, monter les marches avec elle. L'année dernière, déjà, un monsieur m'avait aussi demandé de monter les marches avec lui. Ça m'amuse. Apparemment, ces personnes ne veulent pas se retrouver seules à monter les marches. Pourtant des centaines de spectateurs montent les marches en toute discrétion (si on peut dire), accompagnées ou pas. ils ne prennent pas des poses pour se faire photographier, seules les vedettes ont droit à ce régime spécial. Enfin, ainsi, je rentre à la salle lumière et je vois des films de la sélection officielle.

SE ROKH (3 visages) de Jafar Panahi.

    Film iranien. L'histoire d'une jeune fille de la campagne qui rêve de devenir comédienne et envoie à une actrice célèbre la vidéo de son suicide. Suit un branle-bas de combat pour retrouver la fille, suicide fictif ou vrai suicide ? Avec ce film on entre dans l'Iran rural de traditions et de fables. Face aux traditions iraniennes, on voit dans ce film, l'impossibilité du moindre dialogue. Les traditions sont, dans ces contrées, le terreau du vivre ensemble, y déroger est mission impossible.  Un beau film, beaucoup de suspenses et d'émotions. Un film bien fait. Une belle histoire.

Festival de Cannes.

Fahrenheit 451 de Ramin Bahrani ave Michael B Jordan.

Un film de science-fiction. Je ne me souviens plus de la version de François Truffaut. Je ne peux pas comparer. Ce film de Ramin Bahrani est supportable malgré la musique qui ressemble à du bruit. Mais pour exprimer la violence, les flammes et la douleur, c'est certainement ce qu'il fallait.A voir pour les amateurs d'effets spéciaux.

J'ai vu GIRL de LUKAS DHONT.

    Film impressionnant, émouvant. Un jeune homme veut devenir danseuse étoile. Pas courant. On se demande s'il va réussir. Et les difficultés sont égrenées, ce qui épuise le spectateur parce qu'il colle avec l'héroïne de l'histoire. Un très beau film épuisant aussi.

     Ce matin, les autorités du festival ont laissé entrer les cinéphiles en Salle Lumière, j'ai ainsi pu voir facilement MANBIKI KAZOKU, UNE AFFAIRE DE FAMILLE /SHOPLIFTER  de HIROKAZU.

Une affaire de famille est un très beau film très émouvant. L'histoire d'une famille marginale des petits voleurs dans les magasins qui "récupèrent" des enfants, et une grand-mère, dans une situation d'abandon ou victimes de mauvais traitements. Film très intéressant, joli conte moral.

Festival de Cannes.

Encore un bon film japonais en compétition.

NETEMO SAMETEMO de RYUSUKE HAMAGUCHI.Un bon film avec une bonne histoire. Bien orchestré, une excellente technique qui permet au spectateur d'anticiper un peu sur les images suivantes. On n'est pas surpris de la suite, mais surprit quand même de voir comment cela se passe (je ne sais pas si je me fais comprendre). Du beau cinéma tout de même.

En Liberté.

de Pierre Salvadori.

Enfin un film amusant. Mon premier pour ce festival avec ma vieille copine : Adèle Haenel qui a été mon béguin dans les Combattants, à Cannes il y a deux ans. C'est un film, disons, tarte à la crème. Un peu dans la réalité et beaucoup dans le rêve. Une comédie pour se distraire. Avec des images violentes mais loufoques, ça passe bien.

Grande soirée Lumière.

Solo : A Star Wars Story de Ron Howard.

Je n'ai jamais vu de Star Wars. Je n'aime pas ce genre de films. C'est mon premier et certainement mon dernier. Ces mondes, ces planètes qui se font la guerre. avec des armes bizarres et ces vaisseaux qui traversent l'espace à la vitesse de la lumière, ce n'est pas pour moi. Je ne sais pas si ce film aura du succès, je suis out, complètement out.

Under the Silver Lake

de David Robert Mitchell.

Un film compliqué. On ne sait pas grand chose sur des disparitions de jeunes filles, escort girls du cinéma de Los Angeles. Un jeune homme cherche à comprendre et se trouve mêlé à ces enlèvements. Je n'ai pas compris grand chose, mais je me suis quand même distrait.  Mais est-ce suffisant  pour que le film trouve son public en France 

Festival de Cannes 2018 :

Dogman

de Matteo Garrone avec Marcello Fonte et Edoardo Pesce.

    J'ai quitté la salle de projection avec un poids sur la poitrine. Quelque chose de vraiment lourd. Une vraie histoire, toujours surprenante et qui fait peur. Un petit bonhomme toiletteur pour chiens et de temps en temps fripouille. On est plongé dans une univers de petites gens qui vivent dans un espace délabré du bord de la mer. Dans ce milieu, on distingue surtout, une grosse brute drogué (Edoardo Pesce)  qui fait régner la terreur dans le voisinage. Film superbe, Marcello Fonte (l'acteur principal) est superbe. Un gentil garçon, père de famille adorable, se trouve embarqué dans une salle affaire avec la grosse brute. J'attends, pour ce film, la Palme d'Or, pas moins, et un prix d'interprétation pour Marcello Fonte. Je vous donne mon billet.

Festival de Cannes.
Retour à l'accueil