Le dessin au service de la prévention. Affiches sur le mur d'une caserne de pompiers à Guanzhou.
Le dessin au service de la prévention. Affiches sur le mur d'une caserne de pompiers à Guanzhou.
Le dessin au service de la prévention. Affiches sur le mur d'une caserne de pompiers à Guanzhou.
Le dessin au service de la prévention. Affiches sur le mur d'une caserne de pompiers à Guanzhou.

Le dessin au service de la prévention. Affiches sur le mur d'une caserne de pompiers à Guanzhou.

Jean Luc Mélanchon sur le ring again.

   J'ai vu en partie sa récente prestation politique sur France 2. Il est toujours aussi talentueux et plein de verve. Il a des facilité d'élocution, ça aide quand on veut être entendu. Quand il parle, nous sommes au spectacle. A la longue, j'ai sens que je perds mon temps. Il débite trop longtemps ses ribambelles de reproches aux gouvernants présents et passés. Et dès que le évoque le Venezuela, il se fâche tout rouge...Son point fort, c'est la contestation, comme Daniel Cohn-Bendit dans les années 68. Cohn-Bendit, il était jeune, il ne pouvait pas être le même que celui que nous connaissons aujourd'hui.

Les sondages d'opinion disent que les Français en ont assez de ses coups de gueule permanents. Jeudi dernier, sur France 2, Mélanchon s'est montré franchement agressif face à des questions posées par des participants. Un homme politique professionnel - il dit en être un - devrait mieux se tenir et garder son calme. Envoyer les gens bouler parce que la question ne vous plaît pas dénote d'un amateurisme pas bienvenue dans une démocratie comme la France. 

   La vie politique se cherche en France actuellement. Il n'y a plus d'opposition sérieuse. Le Parti Communiste est au sol depuis longtemps, le Parti Socialiste et les Républicains ont explosé et cherchent leur noyau central. Quand à Marine Le Pen, avec son Front National, elle a perdu le peu de considération depuis son malheureux débat contre Emmanuel Macron de l'entre-deux tours des dernières élections présidentielles.

   Ce constat aide bien le gouvernement Edouard Philippe à surfer gaillardement sur la vague. Je ne vais pas me plaindre. Un gouvernement qui est empêché de gouverner à cause de contestations permanentes ne peut être qu'inefficace. Nos responsables politiques sont hors de France métropolitaine  en ce moment : Emmanuel Macron est au Ghana et Edouard Philippe en Nouvelle Calédonie. Le calme en métropole permettent ces déplacements. Le Président de la République essaie de redonner des couleurs à la France en Afrique en  cherchant à sortir du réseau  Françafrique cher au Général de Gaulle et à Jacques Chirac. J'attends ce qui va sortir du chapeau d'Emmanuel Macron...Son passage au Ghana ne me déplaît pas. Un pays anglophone, membre du Commonwealth, un pays stable politiquement, un pays qui tourne bien, producteur de cacao et maintenant de pétrole. Un très bon terrain pour placer nos start-up françaises...! Why not ! Toute l'Afrique est un bon terrain pour placer nos entreprises. La visite du Président français hors du pré-carré de Françafrique dénote une belle ambition tout de même. Allez la France !

   Quant à Edouard Philippe en Nouvelle-Calédonie, il aura fort à faire parce que les indépendantistes n'accepteront pas facilement de rester dans le giron de la France, même en cas de défaite aux élections. Le problème pour la Nouvelle-Calédonie, comme pour la Polynésie Française et Wallis et Futuna,  est l'éloignement. Ces pays échangent plus avec la Nouvelle Zélande et l'Australie qu'avec la France. A la longue, ils se demandent bien à quoi sert la France. Recevoir des subsides et une protection militaire, en cas de besoin, sûrement. Je ne sais pas si les Kanaks parlent le français, mais je peux vous dire que les polynésiens ont beaucoup de mal pour le parler (c'était en 2005, mon voyage à Papeete). J'ai l'impression qu'ils parlent mieux anglais que français.

Les Elections Territoriales en Corse.

   Les nationalistes sont arrivés en tête hier. Je ne détaille pas leurs revendications ici, elles sont dans tous les journaux. Apparemment, les Corses (ceux qui se sont exprimés dimanche dernier) veulent se débarrasser de l'autorité de l'Etat français. Je sais, ils veulent faire croire que c'est plus compliqué que cela. Je ne suis pas dupe, au final, c'est ce qui risque bien d'arriver : l'indépendance avec le soutien économique de la France. Les grosses entreprises industrielles ne sont pas très nombreuses sur l'Ile de Beauté, on peut se demander combien resteront si ils ont l'indépendance. Je ne sais pas comment les Corses vont vivre et gérer leurs infrastructures sans la France ? A moins qu'ils se mettent à élever les moutons à une grande échelle, mais la Corse n'est pas la Nouvelle Zélande. Je me demande comment le bilinguisme corse/français réclamé par les nationalistes pourra être pratiqué (avant l'indépendance). Je manque peut-être d'imagination. Mais, au final, ce qui me contrarie le plus dans ces mouvements d'indépendance qui sortent maintenant en Europe (Italie, Espagne, UK et France), c'est le pourquoi ils cherchent leur indépendance. Qu'est-ce que ces nationalismes peuvent bien leur apporter ? Parler une langue locale n'est pas interdit en France. Les Alsaciens parlent alsacien sans que cela pose problème à la République Française. A ma connaissance, je ne connais pas de mouvements nationalistes alsaciens. S'ils existent, ils ne font pas beaucoup parler d'eux.

Christine Keeler vient de décéder à 75 ans, des suites de sa maladie chronique, la BPCO. Elle a été à l'origine de l'affaire Profumo qui a fait  tomber le gouvernement conservateur britannique en 1964.

   En pleine guerre froide, une belle jeune femme, employée d'un night-club, a eu une liaison avec le ministre de la guerre du gouvernement de l'époque,  John Profumo. Elle entretenait une autre relation avec un agent d'espionnage soviétique, le capitaine Yevgeny Ivanov.  Cette histoire a fait grand bruit en Angleterre, on ne parlait que de ça, les journaux en faisaient tous les jours leurs gros titres. J'étais en Angleterre cette année-là, je m'en souviens encore. Un véritable feuilleton d'espionnage.

   L'histoire n'aurait pas payé les frais de publication, mais c'était surtout la parfaite beauté de Christine Keeler qui a assuré le succès médiatique. Plusieurs livres ont été écrits et un film, relatent cette histoire.

D'autres photos sur Google. Devant elle, il y avait de quoi perdre la tête.

D'autres photos sur Google. Devant elle, il y avait de quoi perdre la tête.

La mort de Johnny Hallyday et celle de Jean d'Ormesson.

   Les admirateurs de Johnny Hallyday sont nombreux. Le lendemain de sa mort, je ne devrais pas dire que je n'aimais pas sa musique. Je n'aime pas la musique Rock, ni n'importe quelle musique qui tambourine beaucoup. Je ne connaissais pas l'homme parce que je ne m'intéressais pas au personnage Rock n' roll qu'il représentait.

   Ceci dit, j'ai entendu ces dernières heures beaucoup de choses sur lui, sur l'homme qu'il était. Les personnes qui l'ont connu n'arrêtent pas de dire du bien de lui, de ses qualités humaines et de sa générosité. Je découvre donc un homme sensible, délicat, généreux et intelligent. J'ai mis longtemps pour m'en apercevoir, maintenant, c'est fait. Les Français aiment bien des artistes populaires. La vie e Johnny ressemble à un drame, beaucoup de souffrance qu'il a dû sublimer. les Français y ont été sensibles. A ses débuts, dans les années 60, il me semblait excessif. Je ne comprenais pas pourquoi il avait besoin de se rouler par terre et casser des chaises et des guitares à chaque passage sur scène. Les funs l'imitaient bêtement.

   Par la suite, il s'est calmé sans pour autant m'émouvoir un peu plus. A sa mort, je me rends compte que les Français, aimaient et aiment Johnny Hallyday. Cela me trouble. On a toujours tout à gagner à aimer  les gens (là je cite Jean d'Ormesson qui vient aussi de nous quitter à 92 ans, dont la mort a été éclipsée par celle de Johnny Hallyday, plus populaire, qui a aussi été important dans la vie culturelle de la France).

   Donc deux décès de personnalités qui ont marqué le paysage culturel français. Deux chef de cordée, selon les mots du président Macron. Deux personnalités, qui, chacune à sa manière nous a donné des leçons de vie.  C'est d'ailleurs pour cela que nous les avons aimés. Je n'ai lu qu'un seul livre de Jean d'Ormesson : "Un jour je partirai sans avoir tout dit". J'ai aimé le livre. C'est un livre qui dit des choses agréables à entendre, un livre sur le bonheur et la joie de vivre,  un livre "bien élevé" comme son auteur l'a été. Il ne parle jamais de choses qui fâchent. Comme c'est très bien écrit, on aime. Sa lecture ne m'a pas enthousiasmé plus que ça. Je préfère toutefois ce genre de littérature à un roman policier avec un mort tous les 10 pages.

   Voilà. Je viens d'apprendre le programme d'Etat de la cérémonie des funérailles de Johnny Hallyday, ce sera une descente des Champs Elysées jusqu'à l'Eglise de la Madeleine et un discours du Chef de l'Etat. Jean d'Ormesson n'a pas été oublié par le Président de la République qui présidera une cérémonie aux Invalides vendredi, il dit de lui : " Il était le meilleur de l'esprit français, un mélange unique d'intelligence, d'élégance et de malice, un prince des lettres sachant ne jamais se prendre au sérieux. L’œil, le sourire, les mots de Jean d'Ormesson nous manquent déjà."" Voilà un bel  hommage, joliment tourné, et bien mérité.

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