La dernière saloperie polonaise.

Bravo Régime conservateur polonais !

Bravo Eglise catholique polonaise !

   Je viens d'entendre à la radio que le parti conservateur polonais au pouvoir,  associé avec l'église catholique de ce pays,  vient de voter une loi contre l'avortement, même en cas de viol ou de malformation.

   Souvent on parle de double peines pour des conneries, mais là, double peine, il y a !

   Imaginez, une fille se fait violer. En plus, si elle tombe enceinte,  elle doit élever l'enfant qui pourrait naître de cette agression.

   L'église catholique peut être une véritable saloperie pour l'humanité. Une honte. Je ne trouve pas de circonstances atténuantes.

     Même en cas d'abandon de l'enfant. Imaginez la vie de cet être : produit d'un viol et abandonné par sa mère. Bonjour les dégâts pour la victime du viol et pour l'enfant.

   Une véritable saloperie indigne d'un pays européen.

(le 5 octobre 2016 sur France Culture)

Mardi 4 octobre 2016  8h18

   Je quitte demain Bangkok pour Hong Kong. De là je prends un avion d'Air France pour Paris et de là,  un nouvel avion pour Nice. En tout, j'aurai  18 heures de voyage au compteur de la fatigue à évacuer. Les heures d'avion ne me pèsent pas. C'est surtout les fouilles avant chaque embarquement qui m'irritent le plus. Nous avons affaire à des contrôleurs qui voient leurs charges et leurs responsabilités  comme ils l'entendent en fonction de la "culture" de leur pays.  Un exemple à Hong Kong, je me suis fait retirer une petite paire de ciseaux de couture. Ces ciseaux ont passé depuis plusieurs années au moins une trentaine (ou plus) de contrôles sans problème et à Hong kong, bang,  on m'a retiré  mes ciseaux. Une autre fois, ils ont découvert mon porte-monnaie sur la poitrine. Un garde a regardé entre les billets pour chercher un explosif ou quelque chose du genre. Comme si je pouvais à 72 ans, être une menace  sur un avion avec cet ustencile. C'est fatiguant de voir tout cet argent dépensé pour ces contrôles, et cette attente à chaque embarquement pour rien. Il est tellement plus facile de placer une valise pleine d'explosifs en plein hall d'embarquement comme ils ont fait dernièrement  à Bruxelles.

   Bref, j'écris ces quelques lignes à Bangkok parce que je m'attends à rentrer au bercail lourd de fatigue et de lassitude. Comme je n'aime pas rater l'envoi de ma page le  samedi...je préfère la rédiger aujourd'hui.

   Qu'est-ce que je peux dire sur ce dernier séjour à Bangkok ?

   A Bangkok, fin septembre et début octobre il fait encore chaud. Et la pluie peut passablement gêner. Hier après midi, on a eu plusieurs heures de mauvaises pluies. Pas moyen de sortir même sous  un parapluie. Une pluie orageuse qui tourne dans tous les sens. Beaucoup de commerçants de rue ont plié leur étal et sont rentrés chez eux.

   Sinon, Bangkok reste une ville tournée vers les esprits des ancètres, les moines sont les grands médiateurs avec ce monde surnaturel. Les habitants leur offrent leur nourriture, tôt le matin, sur les marchés. et dans les ruelles où les habitants attendent leur passage devant leur porte.

   A voir les constructions, les maisons, les devantures, les chaussées, les trottoirs, les fils électriques, les ustenciles de cuisons, les étals, les tabourets en plastiques crasseux, bref tous les trucs et machins que je vois de ma position de piéton de Bangkok, les gens en ont rien à foutre d'un environnement droit, aseptisé, neuf, étincelant  (comme en Suisse).  Ils restent dans un environnement petit, parfois sale, plein de babioles, de trucs religieux ou pas religieux . Ils gardent plein de trucs qui ramassent la poussière, qui prend la lumière. Peu importe, les gens d'ici aiment rester dans ce qui était le passé.

   Il y a un côté sympa de voir ces gens qui ne cherchent pas à moderniser leur environnement. En France on imagine un environnement pareil chez les vieux qui ont la manie de tout garder.

   Par contre les Wats (les monastères bouddhistes sont tous nickel, ils brillent de tous feux, surtout au soleil, avec leurs décorations jaune et leurs toits peints d'une peinture brillante.  Tous ces constructions doivent coûter affreusement chers pour  un pays où les égoût sont à ciel ouvert où des bateaux de transport de passagers circulent sur ces égoûts qui dégagent une odeur nauséabonde. J'imagine la seine avant les grands travaux de Haussman à Paris. Les autorités n'investissent pas assez pour changer ça. La circulation automobile reste problèmatique aussi. Le piéton circule difficilement dans cet environnement. Les véhicules vous foncent dessus, c'est quand même un peu effrayant. Ils cherchent à vous intimider. Pour écarter les piétons, on a installé des barrières entre les voies de circulation. Il faut faire des centaines de mètres pour traverser la rue.  La pollution et le bruit des klaxons sont partout. Même une fois dans votre hôtel, vous n'êtes pas tranquille,  la climatisation fait un bruit de soufflerie désagréable. Cette nuit, je l'ai arrêtée pour dormir la fenêtre ouverte et profiter de la petite fraîcheur de la nuit suite aux orages de la veille.

   Pas facile l'Asie ! J'ai de l'estime pour ces gens qui parviennent quand même à travailler dans ces conditions.

   Et le sourire thaï n'est pas une fiction. Combien de fois j'ai croisé mon regard avec un ou une Thaï qui m'a rendu un joli sourire. C'est un cadeau du pays. Un cadeau de ce pays. Ce pays, aussi, avec la Chine, est un pays de délicatesses. Sur les étals des marchants les objets ou la nourriture sont rangés méticuleusement. On ose à peine y toucher. Mais ici, comme aussi en Chine, dès que l'on s'approche d'un étal, le vendeur se précipite vers vous, sans vous laisser le temps de choisir. Le seul fait de marquer le moindre intérêt pour les objets ou les produits qu'il vend et il est sur vous pour vous venter sa marchandise. Les Asiatiques n'ont pas l'air de comprendre qu'avant d'acheter il faut voir de plus près la marchandise surtout quand on vient d'un autre continent et qu'on ne comprend pas un mot à la langue du pays. 

   Voilà je quitte l'Asie avec l'impression d'avoir fait un beau voyage. A mon âge, je commence à compter les cartouches qu'il me reste après déjà une longue vie. Je ne sais pas combien il me reste encore à vivre mais je ne veux pas gaspiller trop mes cartouches. Mais encore qu'est-ce que cela peut vouloir dire "gaspiller ses cartouche" ? Je me souviens de mon enfance quand ma mère reprisait les chaussettes et retournait les cols de chemises. Il fallait faire durer, ne pas gaspiller. Je fais un peu pareil dans la rue avec les images que je vois.Je regarde parfois avec attention un détail de la vie quotidienne d'un Thaï,  comme si  cette petite chose avait beaucoup d'importance.

   Je repense aux photos que j'ai faites à Hong Kong et en Chine, les déco murales dans les couloirs en sous-sol. Je suis content de les avoir mises dans le blog. Ces décos m'ont séduit et grace au blog, d'autres personnes auront accès à ces décos. Ils apprécieront peut-être.  Je me sens utile parce que les films que l'on fait sur Hong Kong, ont une toute autre dimension. Avec les moyens techniques modernes on voit le grand, plus rerement le petit. Les caméras sont utilisées ailleurs que de des passages sous-terrains. Je regarde le petit,  à mon plus grand plaisir, et au vôtre, j'espère.

   A bientôt, après mon retour dans mes pénates.

Retour à l'accueil