Jeudi 19 Février 2015 à  7h20

  C'est pas facile de libéraliser l'économie française. Nous avons de gros restes communistes, de l'extrême gauche aux députés socialistes frondeurs, beaucoup de gens et d'élus souhaitent   que l'Etat gère et régule  les relations  patrons / salariés,  jusqu'au moindre détail,  comme les pauses pipi....Quand on essaye de s'opposer avec  des exemples concrets,  ils haussent les épaules. Ils ne veulent pas reconnaître le bien fondé de nos arguments. Le travail du dimanche est le bon exemple. 

  Je suis loin d'être un anarchiste, mais je ne supporte plus cette volonté d'étatiser faits et gestes de chacun. Nous ne sommes plus au 19 ième siècles où les patrons profitaient du travail des salariés pour s'enrichir. Avec les outils d'information dont disposent les citoyens, les abus sont très vite dénoncés. Dans certaines entreprises high tech, des tapis rouges sont déroulés pour recruter les meilleurs salariés, comme Google.

  Rien que pour l'introduction d'autocars pour circuler en France d'une ville à l'autre, il a fallu la loi Macron. Alors que pendant toutes ces années, les difficultés de transport étaient évoquées, surtout pour les chômeurs sans moyens de transport individuels. Je savais que ce problème de transport n'était pas une fatalité. Il suffisait de logner quelque peu vers l'Angleterre pour voir que dans ce pays de nombreux autocars circulaient (et circulent toujours)  de ville en ville, et ils ne sont pas subventionnés.

  Le souhait des syndicalistes et des gens de gauche de vouloir gérer la vie des citoyens à leur place. Nous ne sommes plus les travailleurs illéttrés du XIX ième.  La société capitaliste contemporaine a atteint un âge adulte. Nous n'avons plus besoin d'une avant-garde pour nous dire ce qui est bon ou mauvais. Les Français sont aujourd'hui  suffisamment éduqués et informés pour savoir ce qu'il veulent, si on leur permet de choisir.  Le pays a besoin d'air. De l'air, de l'air, par pitié....! Il est temps de mettre plus de souplesse dans les relations professionnelles et sociales. On doit commencer à remettre en cause les niches fiscales et économiques de toutes sortes. Certains nantis se la coulent douce. Comme je l'ai déjà écrit, certaines études indépendantes ont dénombré des professions superprotégées et qui coûtent cher à la nation. Il faudrait peut-être faire plus et mieux. La loi macron va dans ce sens. Merci. La France est un grand pays, on devrait s'en sortir, debout (attention, pas sur un brancard...)

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 La loi Marcron est passée, mais aux forceps, avec le 49-3. Comme en médecine avec le forceps, l'article 49-3 permet de terminer le travail en mettant toutes les chances de son côté pour que tout se passe pour le mieux.

  Beaucoup de députés sont mécontents de l'usage du 49-3, je ne comprends pas trop leur mécontentement. La loi a été discutée dans les chambres pendant des semaines, suite au travail réalisés dans les commissions de nombreux articles ont été amendés. On ne peut pas dire que cette loi n'a pas été discutée. Cette loi est nécessaire pour casser l'inertie et les blocages qui caractérisent la vie politique française. Le patronat le dit, de nombreux analystes économiques et politiques, de gauche comme de droite le disent.Cette loi est une loi de bon sens qui va vers le bien général de la collectivité. Je soupçonne que ceux qui s'opposent ont des raisons personnelles pour le faire. Le gouvernement devait montrer sa détermination à terminer le boulot et faire passer la loi, même aux forceps...

  La motion de censure, demandée par l'UMP, fera l'objet d'un vote dans les 48 heures à la Chambre des députés. Elle sera rejetée parce que la majorité socialiste votera contre. Les 39 députés frondeurs socialistes ne vont pas voter contre le gouvernement : ils ne veulent pas une nouvelle élection législative et craindre perdre leur mandat de député; ce qui leur pend au nez.

  Voila. Depuis que j'écoute avec (plus ou moins) d'attention les émissions sur l'économie de la France, j'ai l'intime conviction que la France a besoin de plus de fexibilité, de souplesse, dans les rouages de l'économie. Avec le gouvernement Valls/Hollande, on progresse dans la bonne direction, Il faut voir la réalité. Par le passé nous avons fait des réformes impossibles à tenir : la retraite à 60 ans, les 35 heures, la fiscalisation des heures supplémentaires, la tranche d'impôts de 75% pour les grosses fortunes, ont bloqué les réformes et incité les entreprises à lever le pied attendre des jours meilleurs. Il faut avancer pour casser les tabous. Il y a tellement de choses encore à faire. J'ai aussi appris que l'apprentissage (qui fonctionne très bien Outre-rhin et en Suisse),n'accorde pas une grande place au patronat dans la mise en place du dispositif, encore un truc à voir de près et à réformer si nécessaire.

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La loi Macron

  La loi d'Emmanuel Macron qui vise à libéraliser l'économie du bateau France pour éviter qu'il ne sombre bel et bien, a du plomb dans l'aile. Les députés  en faveur de la loi ne seront vraisemblablement pas majoritaires pour faire passer la loi et le gouvernement se dirige vers l'utilisation de l'article 49-3 de la constitution pour adopter la loi.

  La vie politique française est pour moi un grand mystère. Toutes les informations que j'entends sur l'état de l'économie française indiquent que des grosses réformes doivent être accomplies pour que le France retrouve un dynamisme économique indispensable pour développer la croissance,  et la croissance est indispensable si on veut durablement lutter contre le chômage.

  Utiliser l'article 49-9 n'est pas démocratique....mais quoi faire autrement ? De nombreux rapports de gens et d'organismes sérieux, comme la commission Attali, le rapport Louis Gallois et bien d'autres, disent la même chose, même le Prix Nobel français de l'économie, Jean Tirole a dit qu'il fallait arrêter avec les contrats de travail CDD et CDI.

  La France est asphyxiée avec ses réglementations de la vie économique. Exemple : les  députés et les syndicats font tout un foin avec le travail le dimanche....! Quelle affaire ! D'abord les touristes étrangers ne peuvent pas dépenser leurs argent le dimanche parce que les magasins sont fermés.  Macron a eu un mal fou pour faire accepter cet article. Ceux qui s'opposent, responsables syndicalistes, religieux, politiques, rentiers, etc...sont, j'en suis persuadé, des nantis, je dis bien des nantis, des gens qui sont bien logés, ont l'espace et  les moyens de se distraire en famille à la maison, ils vont à la messe (ou ils pensent qu'ils devraient y aller plus souvent), ils ne savent ce que c'est que de vivre avec peu de moyens, d'être seul ou de vivre dans la promiscuité (ce qui revient au même).  Un bon  dimanche, pour ces gens-là (pour moi aussi) ce serait  d'aller dans la rue, dans un centre commercial,  voir du monde, de se distraire, quoi !

  Quand j'habitais à Martigues dans les années 81/94, je voyais, toujours avec surprise,  le monde qu'il y avait à Plan-de-Campagne  (c'est un énorme centre commercial au nord de Marseille ouvert  les dimanches. A croire que ce centre commercial était la seule distraction pour des milliers de gens de Marseille. Il faut dire que tous les magasins de Marseille étaient fermés le dimanche. Voilà le résultat. Où était le mal ?

  Avec la loi Macron, on dit que les villes et quartiers touristiques seront ouverts le dimanche. Est-ce que Marseille, Avignon, Toulon, Martiques seront considérées comme des villes touristiques ?

Avec les restrictions du travail le dimanche, on cherche paraît-il protéger les salariés...Combien d'étudiants pourraient être heureux de travailler le dimanche et être payé double ?

  Quand j'étais jeune (oui encore mon vécu...tant pis, c'est comme ça. Je n'y peux rien parce que je suis passé par là. De 1974 à 1976, j'ai travaillé à France Télécom, comme opérateur téléphonique. Je travaillais le soir tard et surtout les dimanches. Le soir on recevait un bonus à cause des heures tardives et les dimanches on était payé double, plus un bonus en congé. C'était financièrement une excellente affaire. Je travaillais aussi tous les jours fériés y compris le jour de Noël. Je peux dire aussi que mes collègues de travail semblaient aussi ravis de travailler le dimanche.

  Alors, qu'on ne me raconte pas d'histoires avec la protection des salariés et ces lois qui empêchent le travail le dimanche.

  Il y a des jours, je me demande bien qui sont ces députés et sénateurs qui nous représentent et votent les lois qui nous gouvernent. Heureusement que la constitution de 1958 a prévu l'article 49-3, et le gouvernement Holland a le courage de l'utiliser. Nous  aurons ainsi notre loi Macron et aurons une chance de nous distraire le dimanche en achetant quelques bricoles pour notre plasir. Comme ce paragraphe est mon coup de gueule du jour, je ne le relis pas, je ne le corrige pas et le publie en dehors du samedi.  Mille excuses pour les grosses fautes.

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vendredi 20 Février 8h15

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Vendredi 20 Février 8h29

 

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