Etre enseignant  en France en 2018.

Violences scolaires et violences de rues.

   J'ai toujours connu des jeunes violents, des jeunes qui ne savaient pas canaliser leurs émotions et frappaient avant d'essayer de comprendre et de négocier. Aujourd'hui, il semble que la violence soit repartie à la hausse dans nos sociétés. Ma petite expérience en Thaïlande m'a appris que chez Bouddha, les enfants et ados sont tranquilles en salle de classe (souvent des classes de 60 élèves).   

   Mais revenons à nos problèmes de violence chez les jeunes dans notre civilisation très libertaire. Nous en sommes là. En Inde ce sont les vaches sacrées qui font n'importe quoi en toute liberté,  ici, les jeunes font un peu ce qu'ils veulent, les parents laissent faire de peur de traumatiser leur progéniture. A l'école, les enseignants ont perdu pied. Une étude récente nous apprend qu'en moyenne, les enseignants perdent une dizaine de minutes pour faire le silence dans leur classe sur 55 minutes de cours. La police ne s'en sort pas mieux. Ils évitent maintenant de s'approcher de certains immeubles de peur de recevoir des briques ou d'autres objets sur la figure.

 

   Vous êtes certainement comme moi, sous le choc. Que pouvons nous faire pour arrêter ça ?

   L'école de la Troisième République a appris aux enfants l'honnêteté, la politesse, l'effort au travail. les théoriciens de l'éducation d'aujourd'hui défendent d'autres valeurs (je ne sais d'ailleurs plus vraiment quels sont les les bases de l'éducation d'aujourd'hui, cela devient  trop compliqué pour moi). Je sais, quand même, que l'honnêteté, la propreté, la politesse, l'effort au travail sont des valeurs du passé. L'école a délégué cet enseignement aux parents. Les valeurs morales n'intéressent plus la République. Les parents ont pris (ou n'ont pas pris) le relais. D'où une certaine confusion dans l'espace public. La guidance est perdue. Certains jeunes défient ouvertement les autorités, enseignants, policiers, adultes, personnes âgées,...Ils n'ont de respect pour personne. Si, ils respectent certainement, un dur, un chef de bande qui impose leur autorité par la violence.

   Oui, je ne suis pas vraiment nuancé. La France a aussi une jeunesse bien comme il faut, une jeunesse respectueuse qui ne braque pas les enseignants. Cependant avec les smartphones et les réseaux sociaux, les déviances et les brutalités arrivent, vitesse grand V dans le monde. Les jeunes adorent leur smartphone et leur e-phone, indispensable maintenant pour communiquer.

   Voila. Un tableau pas très brillant de notre société. Une partie de notre jeunesse est en déshérence, pratiquement à l'abandon. Quand cette jeunesse fait des conneries, les magistrats évitent les peines trop lourdes. Les admonestations prononcées par le juge des enfants n'ont aucun effet sur eux, d'ailleurs ils ne savent pas vraiment ce que le mot veut dire....En l'absence de peines lourdes, le jeune délinquant pense qu'il a gagné. Tout le bla-bla qu'il a entendu est passé au-dessus de sa tête.  La voie est libre...pour continuer les conneries.

   Oui, je sais bien qu'il n'a rien gagné du tout. Lui, le croit. Le problème est là. Pas de sanction, la vie est belle !

   Ce n'est pas encore demain que les étudiants se précipiteront sur les tables d'examen pour passer le Capes.

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